25.09.2006
Errances
Bon, les copains, pendant que certains se roulent dans le sable péruvien, en mangeant des popcorns et en invoquant des divinités incas, bin, la vie continue. On répète sans basse et sans ingé son non plus, lui-même ayant été momentanément happé par le brâme des caribous. La mondialisation, que voulez vous... Tout cela relève en réalité d'un gigantesque plan marketing cosmique visant à répandre la musique de Lonah sur l'ensemble des continents par des voies à la fois numériques (la magie de l'Internet) et physiques (rencontre des vrais gens, serrage de main , sourires aux dents blanches, alcools, mimes et claquettes).
Sur ce, nous présentons ci-dessous le texte d'Errances vieille rangaine facétieuse, jaunie par le temps. Arcane harmonique comptant la veillée d'une petite fille (Mascha, c'est son nom, et oui, comme l'autre, quel hasard formidable) ayant grandi trop vite.
Sur ce, on est lundi matin, il faut aller bosser. Bigre...
Hop, gardons le moral
Pierre
Errances
Dans cette chambre aux odeurs étrangères
Des jouets d’antan voilés de poussière
Promènent leurs ombres indécises à la lueur des étoiles
Assise sur son lit, Mascha contemple du regard
Ces pantins aphones figés par le temps
« Qu’attendez vous, pathétiques objets à ressorts
Pour tromper l’ennui qui me glace
Quittez votre boîte, reprenez votre place
Je suis votre hôte jusqu’à l’aurore
Avant que le sommeil ne m’absorbe, emportez-moi loin d’ici »
Sur son perchoir, un pierrot lunaire se disloque en silence
Au pied du lit, des bêtes fabuleuses soignent leurs plaies
Agonies de métal, de tissu, de papier
Héros fatigués, idylles oubliées
Ecoutent Mascha respirer
« Debout, pantins inanimés
Pour tromper l’ennui qui nous glace
Déchirez le voile, reprenez votre place
Je suis votre hôte jusqu’à l’aurore
Avant que le sommeil ne nous gagne, fuyons loin d’ici »
Là haut dans le noir, le pierrot a souri
La ronde s’avanceLes ombres dansent
S’emporte la cadence
Se perde le sens
Résonne l’absence
S’achève l’errance
09:05 Publié dans 07::Anything | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
j'en profite pour t'envoyer des roses: j'adore les bêtes fabuleuses qui soignent leurs plaies..
bonne journée frérot
Ecrit par : fa | 25.09.2006
J'en profitte pour envoyer des pattes au thon, on ba beaucoup rebosser le son de celle la, elle ñerite beaucoup beaucoup mieux
Ecrit par : Don Lapino | 28.09.2006
héhé
Ecrit par : fa | 28.09.2006
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