04.12.2006
MarcuZ, lignes brisées.
Myshtroumpf commence peu à peu à me plaire… Au début, j’y voyais surtout une jolie vitrine un peu glacée sur le net où les musiciens se font des duels de commentaires et d’add pour essayer d’exister un peu. Mais bon, mine de rien, on y fait parfois des rencontres plaisantes, voire, perturbantes. Du coup, j’en profite pour mettre un podium numérique sur une récente rencontre avec un graphiste qui sort complètement de l’ordinaire.
C’est un architecte de couleurs froides ou chaudes, un assembleur curieux de visions décalées, dérangeantes, des jeux de lumières froides qui semblent venir vous écorcher la rétine pour planter dans votre cerveau ce qu’ils cachaient en leur sein, une sorte d’évidence implacable. La première chose qui m’a réellement charmée dans son travail était qu’en dépit de la qualité faible des images, due à mon avis au simple fait qu’il fallait bien compresser ces images pour qu’elles passent sur MyShtroumpf, elles restaient éminemment touchantes, je dirais même sincères. J’y tiens à la sincérité, je voie cette qualité comme celle qui définit honnêtement et par définition un artiste, mais je vous concasserai les glandes un autre jour avec un texte long et chiant sur l’art, promis.

(L’objet du désir)
L’homme donc se dénomme MarcuZ. Pas de page pour l’instant même si cela viendra, à ma connaissance, il n’y a donc que cette page myShtroumpf à laquelle on n’accède que par hasard, sans le vouloir vraiment.
Cette première brochette de visions me fascine assez, des lignes géométriques imparfaites, la rencontre entre un univers basé sur une fausse perfection brillante, technologique, et un esprit qui ne prononce pas d’évidences.

Deuxième brochette et jeux de couleurs, traînées abstraites, l’impression que l’on a créé là son propre langage. Une autre bonne approche de l’art d’ailleurs, celle de la création d’un langage qui soit propre, afin d’offrir ses propres visions au plus proche de celles-ci. Mes excuses, hein, je suis d’humeur à faire des apartés chiants aujourd’hui, ça me démange de parler de l’art, je craquerai tôt ou tard.

A la faveur des traînées que laissa une horloge
Contre le temps, un hologramme gravé dans le vide
Et son ombre contre le bruit des secondes

L’insoutenable dualité de l’être
Clôturant ce post par le fond de la page de ce fou aux yeux de fractales, toutes les images sont donc de la main du sieur MarcuZ, dont le myShtroumpf se déroulera de lui-même grâce à la magie des liens.
Nous sommes lundi et les fous ont pris le pouvoir, le soleil se cache dans ses vieux reflets et laisse aux toits parisiens le soin d’éclairer nos rues d’éclats lâches. A la votre.
11:17 Publié dans 10::Friends | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
donc re-merci pour l'Apologie et cette poésie appliquée à mes simulacres.
Une chose me fait toujours plaisir : les interprétations divergentes, celles qui capturent et détournent mes travaux. Car, "l'horloge".... s'appelle "Santé de fer". C'est un travail réalisé à partir des plans de la prison de la Santé et dont le sous titre serait quelque chose comme "surveillons nos prisons". Donc si tu as une horloge dans l'oeil, c'est tant mieux, cela donne une existence seconde à mon travail !
J'espère seulement que ça gratte pas trop...
à+
marcuz
Ecrit par : marcuz | 05.12.2006
ca ne gratte pas trop, héhé... Quand à l'interprétation, l'idée est justement que l'essence de l'oeuvre se situe au delà de toute interprétation, où la théorie du chombier cosmique qui nous chattouille les trippes...
Ecrit par : eric [lonah] | 05.12.2006
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