28.05.2008

La branlée historique (partie 2/2)

Tadam Tadam Tadam Boum Boum Tadam Boum ouaaaiiiss boum hourra hourraaa hourraa



A ma gauche!!!

L'équipe que tous craignent et redoutent, dont l'évocation du nom fait se chier dessus les guerriers les plus endurcis et qui depuis ses débuts n'a laissé qu'un long sillage de sang et de tripes derrière elle, et que je vous demande d'applaudir avec ferveur, j'ai nommé, glou, glouglou, Glouuuubbbbb!!!!!

(ouais! ouais! bravo! ouais! glougloub, tamtamtam, glougloub, tamtamtam, olllaaaaaaaaa, ouais! ouais! yipi!, si toi aussi t'aimes gloub frappe dans tes mains, clapclapclap, ouais!!!!)

Gloub. A l'avant centre, Bisou aux milles pulsions verricides suivi du redouté Jean Valjean, connu pour son coup de la cosette dans ta face. Et en arrière centre gauche, Mary Poppins l'hémoglobeuse accompagnée du sombre Nyarlathotep!!!

(ClapClapClapClapClapClapClapClapClap)

A ma droite!!!

Les challengers au suicide assisté dont le nom a parcouru au moins la moitié du treizième arrondissement depuis leurs débuts, ceux que l'on a surnommé les "Arrête de bouger tu fais chier j'arrive pas à viser" ou encore les "C'est quelle touche déjà?", ils viennent de l'espace et repartent dès qu'ils ont un billet de retour, j'ai nommé les Space Warriors!!!

(Pop cooornn? Qui veut du pop cooorrnn? Pop Coooorrrnnn?)

Les Space Warriors. A l'extrême arrière, l'offensif José!. A l'avant du vestiaire selon une stratégie qui leur est propre, l'offensive Chantale!. Déjà un peu dans l'eau pour prendre de l'avance, Patrick!!! Et pour finir parce qu'il fallait un quatrième mais on a un mot de sa maman disant qu'il partira plus tôt pour un rendez vous chez le dentiste, celui dont le nom fait surement trembler un truc, Roger!!!

(Un gros pop-corn pour les gosses, oui, merci. Vous savez si ça commence bientôt?)

A ce stade, les adversaires prirent leur place sur le terrain. La tension était à son comble, devant un suspens insoutenable. Le silence se fit, chacun retint son souffle et les guerriers apparurent..... :



Les Space Warriors lancèrent le combat en prenant l'initiative par l'intermédiaire de Roger. Ce dernier lança un regard plein de compassion aux autres combattants, gonfla très fort ses petits muscles et, d'un geste pleinde fougue, sauta donc directement dans l'eau afin d'abréger ce qui pour lui était déjà une trop longue agonie. Les guerriers restants contemplèrent un long moment les petites bulles qui remontaient à la surface, faisant difficilement face à une stratégie impeccable et finirent par courageusement hausser les épaules avant de se remettre au boulot.

Ce fut ensuite le tour de José de passer à l'attaque. Mettant le paquet sur l'impact psychologique, il s'éleva dans les airs en s'accrochant au relief, se balança plusieurs fois à portée de knacky de l'ennemi pour soudainement lâcher la corde et se vautrer la gueule la première dans la terre, causant par là une grande perplexité chez l'adversaire qui déglutit un grand coup pour tenir le choc.

Et ensuite, vint Mary Poppins.

Mary Poppins, faut bien comprendre, n'est pas trop dans ces concepts de finesse développés à foison chez les Space Potatoes. La perplexité, ça perturbe sa digestion et ça la rend mauvaise. Aussi commença-t-on à percevoir une légère mélopée sur le champ de batailles.

Chem cheminée, chem cheminée, chem chem, cherrrrrriiiieee

Qui fut suivi d'un BLAM fort chatoyant et signant le début du carnage annoncé :



Un très léger pardon les copains conclut l'apocalypse, Mary s'excusant du fait que son attaque aérienne avait quelque peu perforé les intestins et la rate de Nyarlathotep.

Un murmure parcourut alors l'équipe des Space Flavors, déboussolés par l'ampleur de l'attaque. José tenta un instant de demander s'il "n'était pas possible de régler ça peinard au monopoly", tentative couronnée d'échec. Il choisit donc l'option dîte "stratégique" en allant se coller très fort à son copain Patrick, opérant par là un "replis stratégique" dont la philosophie est qu'on ne risque rien pendant qu'on fait des câlins aux copains :



Et c'est alors que rentra en scène le très mignon Bisou, celui à qui on a envie de faire de longs calins en fermant les yeux et en souriant mélancoliquement tant son physique pousse à l'abandon de soi. Vous me croyez pas mais regardez, regardez le bien, avec ses petits yeux qui clignotent comme la chèvre d'Esmeralda (arrière grand mère de mon chat pour ceux qui n'ont pas suivi) :



Le problème, c'est que certains ne ressentent pas tout ça devant Bisou. Oh, ils comprennent bien le concept, mais curieusement, quelque chose les empêche de s'abandonner à la tendresse et ils restent immobiles à suer de longues gouttes de sueur en déglutissant.
Prenez Chantale, par exemple :



Et bien Chantale ne se sentait pas trop à l'aise. Elle fit donc appel à toute la méchanceté qui se cachait au fond de son cœur et tenta violemment d'envoyer une grenade sur Bisou. Hélas, mille fois hélas, une profonde affliction visuelle la poussant à toujours préférer l'autre droite à la droite, sa Grenade s'évanouit dans les airs et, à l'issue d'une très belle parabole, explosa dangereusement à une vingtaine de kilomètres du lieu du duel.

Bisou, lui, ressentit cette attaque avec une profonde tristesse. N'était il donc pas possible d'échanger avec autrui de l'amour, de pédaler à côté d'un ami un vrai pendant de longs couchers de soleil out en parlant des résultats du Tiercé du jour? La violence n'était elle donc que l'unique réponse que connaissait ses prochains?

La réponse à cette dernière question étant : "OhOuiEncore", Bisou, la mort dans l'âme, céda aux sirènes de la violence aveugle et explosa littéralement la gueule de Chantale en lui faisant avaler toute la mélancolie de ce siècle à coups de miniGun.



Puis vint le tour de Jean Valjean, ce héros.



Jean choisit de laisser Chantale ramasser ses membres déchiquetés en paix et s'intéressa au merveilleux petit agglomérat de chaire à pâté que formaient José et Patrick dans leur repli stratégique. L'échange qui se produisit fut le suivant, retranscrit lettre pour lettre dans un profond souci d'honnêteté :

Jean : Et les taffioles, ça bronze?

José/Patrick : Heu. Non. Rien. Casse toi!

Jean : Tiens j'vais venir bronzer aussi, puisque c'est si gentiment proposé

José/Patrick (avec un air fourbe) : Oh non, ne nous met pas un coup de fusil à pompe, oh non, j'ai sûrement perdu s'il utilise le fusil, (échangeant un clin d'oeil) , non pas le fusil, oh mon Dieu



Jean : Ha ouais, le fusil, c'est pas con ça

José/Patrick (ricanant) : Oh non pas le fusil, oh non!

!!

José/Patrick (asphixiant) : mais, mais, mais, c'est quoi cette merde??? Mais revient bordel, non mais c'est quoi, mais putain, c'est d'la triche, ça, t'as trop pas le droit d'utiliserce truc, ou alors fallait l'dire qu'on y avait droit, putain comme c'est pas fair-play, moi ch'uis fair-play à donf et voila comment tu joues, c'est dégueu-

.
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(BLAM)
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A ce stade du combat, Chantale fit les comptes : elle était la seule survivantes avec 7 points de vie ce qui équivalait au niveau espérance de vie à l'idée de chier sur la guitare de Fabio tout en lui faisant un grand sourire. Son cerveau fonctionna à mille à l'heure jusqu'à trouver ce qui était peut être la seule et dernière chance de victoire des Space Pâtés. Elle tenta donc ce coup si caractéristique de son équipe qui consiste à passer les 60 secondes allouées à sautiller dans tous les sens en disant d'une voix très concentrée : "Woh merde, mais putain de pixel, mais bordel, mais c'est vraiment d'la triche, hein. Bon du coup, bouge pas, j'me met là et je... mais bordel! POURQUOI il ne saute PAS, cet enfoiré, quoi, le pixel, mais je m'en branle du pixel, bon, je vais t'atomiser au - mais il avance pas, ha merde, oui, faut que je - hein!!! C'est déjà fini??? mais c'est trop court, c'est n'imp, je, je... .... je... je me souviens d'une grande lumière blanche.... ils m'ont transporté... je...
maman?
tu es là maman?
maman?"


Sacré chantale... toujours prête à déconner pour faire baisser la pression



Tu nous manqueras



Et ainsi se finit le grand combat qui sauva les poissons de la menace hautboise et qui nourrit depuis, se passant de génération en génération, ce fameux proverbe populaire que nous connaissons tous, je cite, je revoie encore ma grand mère réciter ce dicton de mémoire en découpant le poulet : "Ha bah oui qu'le gérard il s'est pris une branlée d'worms à la Peete, ha ça"

Commentaires

Alors c'était ça !
Une sacrée partie de Worms !
Je dirais Armaggeddon, ou World Party.


C'était effectivement violent, le coup du vase ming dans un endroit aussi étriqué ! De la dynamite à fragmentation dans un endroit aussi étriqué, pas étonnant que les deux vers aient perdu plus de 200 de vie chacun :·D.

On a le droit de te défier sur internet, maintenant, du coup ?

Ecrit par : Hybrid Son Of Oxayotl | 28.05.2008

C'est le Armaggedon, en effet,et nous pouvons de fait verser une larme fugitive sur la courte survie du formidable papa de Mornings...

On peut essayer de défier les membres de lonah, certes, mais qui nous aime survive

Ecrit par : e. [lonah] | 31.05.2008

Je n'ai plus les CD de Worms Armaggeddon, mais dès que je me débrouille pour me les procurer, je te maile :·D.

Ecrit par : Hybrid Son Of Oxayotl | 02.06.2008

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