28.06.2008

Romain, ce héros

Romain, ce héros. Etalez (splash) la confiture loin dans les contrées verdoyantes des miracles au caramel et des chants à la noix (fermentée, si possible, sinon, concassée avec des anchois), oh mes frères, hurlez (ha) de joie en louant un frigidaire à 8€ de l'heure + l'intérêt semi dégressif à huits vitesses, riez (hi) en insultant les lunes et les entrepôts plein de sucre en poudre, car nous contons aujourd'hui la réussite flagrante de Romain (ce héros) lors de son concours de l'an dernier de boumboum de l'école polyclaquettine de Saint Batterie, école réputée pour sa cruauté et sa difficulté et dont le simple nom fait trembler toutes les poignets platinées des contrées verdoyantes sus-citées et sous-citées aussi, après tout, on sus-cite toujours et on ne sous-cite jamais, moi, ça m'rend malade.

En cette journée ensoleillée parisienne de 2007, se déroulait au sein des locaux officiels de l'école polyclaquettine de Saint Batterie les Examens de BadaBoum auxquels étaient soumis tous les élèves de l'école. Alignés en file indienne dans leur toge blanche, les pieds nus, les poignets tendres et appétissants, ils attendaient chacun leur tour de venir effectuer devant un jury glacial l'épreuve sur laquelle ils avaient sués et pleurés toute l'année durant. S'ensuivrait un jugement prononcé sur la performance qui irait de la condamnation immédiate à mort aux félicitations avec calins du jury en passant par l'affliction d'un disque intégral d'Indochine en boucle sur la récente victoire française contre les pays bas(*). Autrement dit, ça chiait correctement dans son caleçon en se compressant les glands au trouillopompe dans la p'tite file indienne des futurs suppliciés.


Arriva le tour de Romain. La cervelle du précédent élève reposait encore plantée sur la charley et des sanglots étouffés parvenaient de l'enclos dans lequel on enfermait les redoublants. Les silences se turent (tiens, c'est extrêmement con comme phrase, on garde), les bouchent se bouchèrent ( mouais ) et on va éviter de se lancer dans un trip d'écriture passablement pourri, hop.

Tadam.

Romain repoussa d'une main indolente la petite mèche blonde qui traversait son front d'un éclat romantique et posa son cul sans délicatesse sur le petit tabouret noir en cuir. Il leva lentement les bras dans un geste très classe un peu à la Enrico Mattias...

(wahou)

(ramenez les lardons)

(foussshhh)

(...)

Quelques minutes plus tard, deux des éminents membres du jury perforés par la honte s'étaient donné la mort par ingestion de leurs propres cheveux. Une centaine de femmes reparties dans le monde venaient de connaître un inexplicable orgasme qui les avaient surpris dans leurs routines les plus diverses et on venait subitement de découvrir un ancêtre commun au chimpanzé et au fan de Tokyo Hotel, chaîne manquante dans l'évolution, ainsi qu'une carotte en forme de Michel Sardou dans un champs d'auvergne. Pour parler pudiquement, Romain venait de jouer.

Et bien vous savez quoi?

Les notations usées dans l'école polyclaquettine de Saint Batterie sont les suivantes :

5° mention : vous êtes viré, didier.
4° mention : et un an d'plus pour Rufus
3° mention : smlrborrrrrff Ivanorf
2° mention : pas mal, charles
1° mention : ouahou mon louou

Et bien, apprenez que terrorisés par le génie poumpoumtier de [EveryBottleInTheWorld]-Romain, le jury se couvrit de honte en ne donnant à cet homme au pectoraux luisant sous le soleil de Macao qu'une seconde, pas première du tout, mention.

Le seul truc qui rattrape, c'est que le petit henry a fermé sa p'tite gueule.



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(*) : A ceux qui débordant de mauvaise foi et de crème fraiche voudrait tenter d'y établir une impossibilité temporelle, nous rappellerons que les récents travaux de recherche de [F*ckMeI'mACat]-Steph sur les déformations temporelles ont prouvé que la concentration en un même endroit de plusieurs caribous habillés de rose à poix jaunes suffit à causer une concentration insupportable de glucose, ensuivant par les célèbres principes de de ShrodinShplong un trou noir de taille modeste causant des équivalences temporelles incroyables. Parce que lonah, c'est aussi d'la culture, les enfants.

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