31.10.2008

Tom York ne vaut pas mieux que Ringo Star

La rancoeur de Pierre.

Mesdames, messieurs, mes écureuils, asseyez vous et affichez votre air le plus grave, vous préparant en votre for intérieur à verser des sanglots gros comme une augmentation salariale présidentielle dès lors qu'un premier tremblement viendra vous chatouiller les moustaches. Car ce post est destiné à dévoiler un pan secret et pudique de la vie de Pierre, Le Pierre (ZiOne), le fils caché de Paul Mac Cartney (appelé aussi "perd-son-peigne" dans les milieux autorisés), notre papa de Mornings et de Fractale qui vous prépare ces temps ci des poissons grillés du meilleur goût sur le troisième album (véridique).

Drame et expéctorations bruyantes, mais tant nécessaires pour enfin percer un pan de la psychologie de ce jeune loup et du poids gigantesque qui habite le ventricule gauche de son coeur.

La première fois, le jeune Pierre âgé seulement de 4 années jouait en toute insouciance, un matin doux et ensoleillé, dans la cours d'école de Cambridge . A cette époque, il gambadait heureux, le sourire béat et les bras ballants, la mèche rebelle et le corps massif se mouvant dans sa ravissante vareuse Cyrillus à petits poids roses. Il ne souciait à l'époque que bien peu des méchancetés de la vie (ho ho ho...). Tralala!! chantait il en effectuant un petit pas de danse de côté, tout en désignant de son petit bras menu (mais quand même un peu massif) les oiseaux qui émerveillaient son cœur de jeune dandy social-traître amateur de disco et de riz au lait. Et même plus que tralala, chantait il, car déjà à l'époque, le bougre caressait l'écriture musicale et, s'inspirant des plus grands ( il portait rigoureusement le même jogging que Freddy Mercury), il avait composé une petit comptine de la manière suivante :

"Wee shall diie in a yellow submarrinne
Yellow submarrinnne
Yellow submariiine".


Arriva alors le jeune Ringo Star qui, du haut de ses huits années déjà acnéiques, aborda notre petit Pierre l'âme rempli d'une malice plus putride que la nuit et lui tint à peu près ce langage : " Bonjour jeune Pierre, quelle belle journée que voilà, et que tu es mignon à gambader ainsi cette jolie chanson au lèvres! Il faudrait d'ailleurs que tu la protèges contre les voleurs, cette chanson, on ne sait jamais, il y a tellement de chenapans... Mais en attendant, puisque nous sommes si bien et que la vie coule comme un petit rongeur au fond d'un puit, et si nous amusions à nous mettre du gel dans les cheveux, pour rigoler un peu ensemble?"

Le jeune Pierre qui à l'époque n'était qu'un diamant d'innocence accepta la proposition d'emblée et commença à se recouvrir les cheveux de gel en poussant de grand éclats de rire, encouragé opportunément par son laid et très méchant camarade. Mais il en mis tant que ses cheveux se collèrent à ses yeux. Il appela à l'aide mais personne, personne (la répétition est là pour appuyer le personne, si vous n'aviez pas compris), personne ne vint le sauver. Et quand le lendemain, il alla déposer son morceau, quelle fut sa surprise d'apprendre qu'il était un voleur et que le grand Ringo était déjà l'auteur de ce chef d'oeuvre de la pop musique.

Le jeune Pierre ravala sa colère et choisit, à dater de ce jour, de se méfier à jamais des produits capillaires. Mais en vain, en vain, car cinq ans plus tard, alors qu'il jouait aux billes avec un camarade de primaire, il se mit à fredonner une autre mélodie qu'il avait composé par amour pour son chat, animal qui occupait son âme jusqu'à ce que son chien l'eut croqué d'un seul coup de chicots, ne laissant pour cadavre qu'une pate tranchée et un peu mastiquée baignant dans son sang. Et ainsi fredonnait il :

"Catt my policce,
Arrest my dog he ate my friend
He swaaaalowed his intestines and only left a piece of meaaaatt..."


A ce moment, Tommy, Yorke de son nom, lui dit (nous citons) :
" Il est pas mal ton morceau, là, p'tite tête. Je te l'échange contre trois billes en verre et deux gros calôts
- Who hé ça vaut même pas, hein!"
, car le jeune Pierre commençait à oublier d'être con.
"Que si que ça vaut, hé, tête de pioche"
(nous remarquons que le jeune Tom se permettait des écarts de langage peu plaisants) "Même que mon père, il m'a dit que les sex pistols avaient vendu leurs titres pour même pas deux calôts, alors t'es trop bète si tu dis pas oui."

Et là, le jeune Pierre acquiésa de peur de manquer visiblement du sens du commerce et de l'équité, peur qui naturellement se changea en spasme du petit colon quand le morceau échangé devint un hit interplanétaire du groupe "Radiohead".

Heureusement, depuis ce jour là, le jeune Pierre décidé qu'il ne se laisserait plus jamais faire et, sur le conseil de sa jeune soeur Raphaëlle [I'mNotDrunkGiveMeYourGlass], se mura vivant dans une cave en déléguant à not' chanteuse toute gestion de ses droits musicaux.

La morale de cette histoire, c'est qu'Tom York a beau essayer de se la jouer coolos en défendant les artistes contre les majors, il a quand même arnaqué des gosses pour leur chourrer leurs compos et s'faire ensuite sa célébrité là d'ssus, qu'il en est relégué au rang de Ringo Star que c'en est pas Indochine mais qu'on est plus bien loin, j'dis ça comme ça comme si j'disais rien, attention. Et on s'en souvient! Et on en reparlera, Tom! Tu m'entends??? On en r'causera un jour qu'tu seras insouciant dans une ruelle noire, à t'balader 'vec ta dégaine de bouffeur d'jus d'pomme biologique, et qu'tentendras des pas derrière toi, et un bruit d'métal qui gratte contre le mur!! Et c'jour là, on verra bien c'que t'auras à nous dire et si t'essaieras encore d'nous refourguer tes billes que t'en feras beaucoup moins l'malin, hein.

Non mais oh.

Qu'à cause de c'te voleur, maint'nant, chaque fois qu'notre Peete il fredonne un air, il fait signer sous la menace à tous les gens dans un périmètre de 150m une reconaissance de droits en leur appuyant un tournevis rouillé sous la gorge que ça en devient socialement oppressant.

30.10.2008

Tt le monde ne peut pas être le père de l'enfant de Rachida Dati

Selon une source ressemblant de loin à un gigantesque fondant au chocolat et de prêt au chanteur d'Indochine, il semblerait encore que nous n'en soyons pas si sûrs et que la vérification s'annonce complexe, que Romain, dit aussi "Quelle Bouteille?" ou encore "Plutôt crever en enfer que de jouer avec vos sticks de pédale", Romain, mon ami mon frère mon autre moi même, Romain, dans mes bras, Romain, donc, serait bien le père de l'enfant de Rachida Dati.

Selon cette même source vue à une distance médiane afin d'alléger le supplice de pareille révélation, Romain aurait commenté l'information d'un : "Vous ne pouvez pas le prouver et même si vous pouviez, c'est la regrettable conclusion d'une soirée crêpe gothique à l'OPA" avant d'ingérer une double dose de corticoïdes lubrifiés. Lonah tient à préciser que nous démentons formellement cette information née des bouches les plus voraces de rumeurs dégueulasses et que même si c'était vrai, ce serait à l'OPA de mieux surveiller qui rentre à ses soirées et que son service de sécurité ne laisse pas pénétrer la première coiffée intérieure venue.

Non mais

28.10.2008

ph. musical #Mornings.2

Parce que nous tenons nos promesse, haha, nous vous l'avions dit que vous en renifliez d'appréhension, oh humeur fébrile et délicate qui vous envahissait les naseaux comme deux bananes enflées et jaunâtres telles deux croissants d'une lune moisie pour poètes mal digérés.

(haha!)

(ContentementDeSoi::end() -> launch epiphanie::addNew(*Wouhou))

Donc, nu nouveau photochimsotron musical (qu'on pourrait d'ailleurs, puisqu'on en cause là, entre nous, appeler musicochimsotron ou photomusicalochimsotron pour faire plus simple), toujours sur le thème de Mornings mais pas le même. C'est qu'on est des subtils qui soulevons la paupière lentement pour bien signifier à quel point on maîtrisait le sujet avant même que vous osiates (doute. on fait comme si de rien n'était) poser un orteil déformé (osiates?) sur le parvis rayonnant de cette endive (osiouilliez?) numérique qu'est ce bloug.

(osiassiez?)

Donc santé, et des travaux à base turques pour ne pas changer :

première photographie prise sur la rive nord de Sultanyameth.


Seconde photographie que l'on a déjà posté ici bas sous forme d'image fixe. Oui. C'est pas joli joli de réutiliser ainsi les pâtés mais bon, pour parapher Quema : "Mille poils sur une moustache ne font pas mille moustaches"


Oui, bon, pareil aussi. Palais de Topkapi :

25.10.2008

Topkapi

Pom pom pom.

Parce que vous en avez assez de vous faire assommer de textes longs, de jolies images pour se détendre les yeux, trois photographies retravaillées du palais de Topkapi à Istanbul, un lieu assez superbe s'il ne comptait hélas les nombreux troupeaux de touristes nécessaires à tout lieu historique de ce type.

'fin bon, servez vous une marguarita, trempez y votre chat et videz moi votre verre d'une traite histoire de se dissoudre les yeux.

(Ha, et rincez vous les oreilles aussi avec Le Tigre, plus grand groupe du monde entre The Clashs et Portishead : )


Découvrez Le Tigre!


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Parce que nous chassions un fantôme, parce que nous nous doutions de ce qu'il se cachait quelque romantisme à fleurir sous ces vieilles pierres, nous avons fredonné les mélodies qui ouvrent le coeur sur ce qui se soupçonne à peine. Nous avons joué le nom de Dieu au dés et avons trinqué au goût de ce monde.
Les morts ont toujours un côté fanatique déplaisant.



Il existe un secret des plus moqueurs, et pourtant
des plus beaux.
Une plaisanterie infime qui se goûte les yeux clos.
Car
Chaque fois que nous avons caché le nom de Dieu sous la langue d'un bâtisseur
Il a su par ce chemin et cette ancienne vérité
Retrouver la forme de son coeur.


Et cette dernière photographie qui était déjà en photochimsotron avec Mornings mais bon, Quema y est tellement attachée qu'elle imposa à son esclave, serviteur, scribe, cuisinier et changeur de litière de la remettre à l'honneur.

Prochain post avec un photochimsotron aromatisé à un autre Mornings :)

24.10.2008

Du papier dans le ciboulot



Mes félins, mes félines, bonjour. Quema ayant exprimé le désire innocent de vous ronronner aux oreilles quelque nouvelle, vous êtes priés malgré l'infériorité manifeste et rampante de votre pitoyable espèce dépourvue de fourrure et de crocs de dresser vos oreilles humaines et d'écouter sagement les miaulements du Divin Chat.

Ma ma maaaaouuuu. Ma ma miiiouuuuu. Ronronron ronron ron patapon
Etres inférieurs montrez votre ventre, et roulez vous tel la souris dépecée qui s'agite encore en dressant vos oreilles sous ma beauté. Ceux d'entre vous qui mangent du papier, c'est bien, les autres, ouvrez la gueule et essayez. Ceux d'entre vous dans le grand panier, c'est encore mieux, les autres, cachez vous sous le canapé, car une tête vide d'écureuil ne contient que deux noisettes.
Chers humains, bonjour. Installez vous en rond les pattes bien repliées contre le corps et ouvrez un œil mutin sur ce que j'ai à vous dire, car cela est important. Mes miaulements concernent les humains qui aiment lire, et aussi ceux d'entre vous qui résident à Paris , car ils ont là une occasion unique d'oter un peu de l'air qui occupe leurs cervelles pour y insérer de belles et bonnes choses.

Merowww Cantine, Miou miou mi mi miou rrrmiou fccht Ringo Star
A La Cantine, où milles lucioles imaginaires fatiguent nos moustaches mais nos coussinets sont biens, car un mille feuille de papier de Philippe Aigrain, être laid et rose mais la tête plus lourde. Ringo Star était vraiment une tapette.
En effet, aura lieu à La Cantine, lieu multimédia et confortable rempli de poufs et de murs électriques, le lancement du nouveau livre de Philippe Aigrain, être de votre espèce qui certes n'a pas de coussinets mais semble avoir la cervelle un peu plus remplie. Ce livre, "Internet et Création", sera diffusé sous Licence Creative Commons par léditeur, In Libro Veritas

miou::new_instance(miou)
Car une luciole sur une autre luciole fait milles lucioles, des paniers flous dans d'autres paniers font un super panier du ronron qui tue. Certains ont de belles oreilles, d'autre non, chacun ses oreilles et elles seront bien gardées.
Car Internet et création ont partie liée, les échanges culturels alimentant la gigantesque expansion d'internet qui à son tour offre un espace à de nouvelles formes d'arts et d'expressions. Alors que certains n'y voient que destruction et anéantissement de la création, arc-boutés sur leur modèle de l'industrie culturelle de masse, Philippe Aigrain propose une autre vision, avec un ouvrage qui défend la liberté des échanges entre internautes et un financement de la création, et livre un véritable plaidoyer pour changer notre regard sur l'internet et développe des propositions concrètes pour organiser leur futur commun.

Rrrr rrrr miou rrrr rrrr miou rrr rrrrmia I'm a Miouuu lone some miou-booyy
Toujours sur le ventre pour du papier, car le papier ça rend fort et beau, et ça donne des coussinets doux et rebondis.
Et puisque nous parlons de ronronnements inscrits sur du papier (ce qui, sois dit en passant, nous fait copieusement marrer mais bon, hein), sachez aussi que sortira le 19 novembre le livre "Urgence de la métamorphose" de Laurence Balanski et Jacques Robin, préfacé par Edgar Morin (celui là même de qui le chaton devenu votre hochet de la république se réclamait).

Raou?
Raoul, rentre à la maison.
A cette occasion, une soirée débats avec Edgar Morin (Sociologue), René Passet (Economiste), Patrick Vivret (Philosophe),Mathieu Pasquini (Editeur), et Laurence Baranski aura lieu à la Mairie du III° arrondissement le mercredi 19 novembre à 19h30, organisée par le collectif Libre Accès

Fccchtt
Vous pouvez tous crever la gueule ouverte, car je suis plus belle que vous.
Ainsi j'ai parlé, et merci aux humains qui ont réussi à saisir la beauté miraculeuse des petits sons aigus qui sortent de ma gorge.

21.10.2008

Ph. musical #Mornings

Aujourd'hui, donc, festoyez et riez tous en mangeant des cornichons (et mettez vous y plus rapidement que cela, Quema vous prie. Oui. Quema. Vous comprenez vite, n'est-ce pas? l ne s'agit pas d'un ordre lancé par un quelconque larbin rose et ridicule qui perd encore sa vie à agiter du papier avec sérieux. Non. Quema, chat le plus merveilleux, au pelage incroyable et doux, vient de vous ordonner quelque chose. Ha! Vous faîtes moins le malin, n'est-ce pas? Quel est cet air affolé qui déforme vos traits et semble dérober vos gestes sous de vulgaires tremblements? MMmmm?)

(note : si vous n'avez pas été atteint des tremblements sus-cités, c'est que vous êtes naze et n'avez décidément rien compris. Mais c'est pas grave. Elle a aussi besoin d'esclaves ignorants pour vider les futurs litières de 2000 hectares en marbre qui seront érigés à sa gloire dès qu'elle aura cessé de méditer en ronronnant sur le canap' pour envahir Paris et remettre l'humanité à sa juste condition d'esclave. Alors faîtes donc le malin, on verra bien)

Donc photochimsotron Musical c'est la classe, sur Mornings. On devrait en faire plusieurs sur le même morceau, ça arrivera assez vite. Donc hop, photos d'Istanbul :







19.10.2008

Istanbul...

Bon, extrême déception. Impossible de remettre la patte sur ce foutu article du monde sur l'association montée par Tom York (ancien camarade de billes de Pette qui lui aurait par ailleurs échangé le thème de Karma Police contre quatres billes qui brillent et deux calots, signe que notre défenseur de la disco et papa de Mornings a fait du chemin depuis dans son sens des affaires), l'association montée par Tom, donc, rassemblant pas mal d'artistes afin de rétablir quelque peu le poids entre, à ma gauche, les gratouilleurs de guitare et autres sculpteurs de songes harmoniques et, à l'autre gauche, les majors et autres babylones en sucre qui vendent de la musique à donf parce qu'on est jeune et qu'on a tout compris au business, coco.

Dans la mesure où le même tom avait avec Radiohead sorti un clip en Creative Commons, il en deviendrait presque sympathique à Quema s'il n'affichait pas cette ressemblance flagrante avec Ringo Star qui nous laisse supposer un complot mondial sur plusieurs centaines d'années à base de musique et de cheveux décoiffés pour conquérir le monde.

'fin bon, impossible de mettre la papatte sur ce truc, donc on va plutôt coller ici des jolies images d'Istanbul la ville des chats. Et des images statiques, tiens, les photochimsotrons débarqueront plus tard.

Première photo d'une expo qui a eu lieu sur Isticlal Cadesi (au dessus de Pigalle dans le Beyoglu pour ceux qui savent articuler Techekur Ederim sans rougir). Le sieur reproduisait plusieurs totems du pays sur son torse dans la plus tranquille immobilité.


Seconde photographie de Galipdede Cad. Couleurs un peu bof bof pour le coup...


Et dernière photographie prise dans le coin de SultanyaMeth, aussi appelé en turc "La où en range les troupeaux de touristes pour ne pas les perdre." Mur marrant recouvert d'éclats.


Et il y aura du photochimsotron au menu pour les prochaines, comme promis.

17.10.2008

Fin du destockage

Parce que la vie, c'est un peu comme une boite de chocolats mais sans les chocolats qui étaient des chocolats virtuels avec un retour variable de 12.5% au dernier Argus assuré par d'autres chocolats eux même à variance discrète, trois petits photochimsotrons pour se faire du bien aux yeux.

Premier sur le graphisme qui avait été utilisé pour le flyer du festival des arts libres du 20 juin, Han matado A la luz. Avec de vraies tricheries sur les couleurs, hop.



Seconde photographie qui n'était jamais paru dans ces pages, photographie depuis les toits de Saint Lazare avec un chouette dégradé, et deux roudoudous + la perruque de Bernard Henri Levy à celui qui devinera quelle image se cache là dedans.



Et enfin, dernier travail...



Bon, le prochain musicochimsotron devrait être aromatisé à la Mornings si tout se passe bien. D'ici là, soyez sages, cachez vous sous une table et hurlez à intervalle régulier afin que personne ne se doute qu'en ces temps d'apocalypse des lutins à cravatte et de fin du monde civilisé (qui ne devrait d'ailleurs pas manquer à grand monde), vous osiez tirer quelque plaisir à la vie.

15.10.2008

Une analyse fort judicieuse et pertinente de la crise économique par Quema.

Nous avons le plaisir d'apporter aux yeux du monde l'avis éclairé et éclairant de Quema, chat de son état et aussi appelée "Je suis belle et désirable", sur la profonde crise économique que traverse notre pays. Comme à l'accoutumée, ses paroles sont données successivement en miaulements, en une traduction miou à mot pour l'intérêt linguistique et culturel que présente le chat pour nous, êtres inférieurs, et enfin en une traduction plus libérale mais plus compréhensible.



Fccccht Miou! mi miou merrow miou! miou miou fcccht Maou!
Créatures méprisables, présentez coussinets et oreilles fort laides, car je suis bonne et douce. Dans vos oreilles des vérités trop soyeuses pour ceux sans poils, mais tellement idiots que la pitié fait vibrer nos délicates moustaches.
Chers êtres inférieurs, installez vous et prêtez une oreille à mes propos car, dans ma très grande bonté, j'ai décidé de partager avec vous quelques fragments de la sagesse infinie des chats dans les tourments qui occupent ces temps ci vos corps chauves et abjects.

Miaou miou, rrrr rrrr fcccht miou merrow Mrow Miou...
Je présenterai surement mon derrière sur la fin de ces miaulements, car vous êtes primitifs comme la souris en peluche qui ne se défend pas. Mais nous ronronnons, vous ronronnez et des ronronnements sur ceux qui ne savent que glapir, ceux qui ne savent que nous caresser et ceux qui attendent le saumon éthéré éternellement. Lequel est moins laid, qui le sait, mais, deux grains de sable sous le vents et coussinets aveugles sous le sable.
Naturellement, je ne m'attend que très peu à ce que la sagesse que j'ai décidé dans ma grande bonté de vous offrir trouve son chemin au sein de votre conscience. Néanmoins, il est dit que les êtres supérieurs comme nous, les chats, se doivent d'assister à la très lente évolution que connaissent les espèces supérieures comme les chiens, les humains ou encore les plantes en pot. Encore qu'il me soit impossible de savoir quelle espèce parmi celles que j'ai cité soit plus digne d'intérêt que les autres, mais comme nous disons d'habitude, "Comment distinguer de deux grains de sable celui qui s'envolera le plus vite?"

Mrrrr merrowwww. Merrerrow? Miou!! Miou Merrise Grooonomiaouique maou fcht miou!
Donc ronronnements et miaulements sans espoir, mais vous êtes idiots en plus d'être laids et nos esclaves que vous êtes si trop malheureux ne caressent plus très bien. Votre "Crise économique" ridicule sur un panier d'osier mais le canapé est plus haut que le panier, donc on voie plus de choses. Un jour vous serez peut être poilus et élégants mais pas aujourd'hui, ni un aujourd'hui sur une lune d'aujourd'hui. Présentez vos oreilles disgracieuses.
Si donc je prend les miaulements en ce jour béni pour éclairer vos pâles cervelles, c'est que votre espèce est en proie à des tourments ridicules qui, quand ils ne nous font pas hurler de rire, provoquent chez nous une profonde consternation. Je veux miauler de ce que vous désignez par "crise économique", ou "krach boursier", et que nous appelons entre nous "la nouvelle connerie des rosâtres". Cette fameuse "crise économique" est le résultat évident de la profonde sous évolution de votre espèce et met en abîme l'immensité du chemin qu'il vous reste encore à parcourir pour un jour être digne de nous, vos maîtres absolus. Aussi, écoutez de vos deux oreilles et tentez autant que vous pouvez de comprendre mes ronrons délicats.

Merrise Grooonomiaouique miou fcccchhht! rrr rrr miou merrowww squick! squick! rrrrrrrrrr
"Crise économique" comme tous les êtres de boues, pas de poil, et nus. Dans les lunes perdues, aussi le même problème, car ceux qui chassent de tout petits soleils comme une proie pour manger le meilleur des saumons ou le plus fin des poulets grognent le ventre vide. Chez vous, des écureuils parmi les esclaves vous ont menti en vous endormant sur les lumières ridicules, puis ont caché les lumières sous un gigantesque coussin de pierre.
Ce que vous appelez "Crise Économique" est déjà le résultat d'un travers commun à toutes les espèces primitives, qui est la fascination pour ce qui brille et s'agite. Cette fascination navrante a été la cause, dans la préhistoire des chats, de nombreux décès de nos frères qui chassaient des lucioles dans le noir en croyant que la brillance aurait le goût du meilleur des saumons ou du plus fin des poulets. De cette même manière, certains d'entre vous des plus malins ont berné le reste de votre espèce en multipliant les choses brillantes sur de petits écrans noirs et en prétendant que celles ci avaient une quelconque valeur. Puis, ils ont batti de grands bâtiments autour de ces lucioles électriques afin de les cacher aux yeux du plus grand nombre.

Miou mi mi miou mi mi mia oblami oblamia obamiaou miaou miaou
Tout chaton par la peau du cou : Les minuscules soleils ne sont pas le meilleur saumon du monde. Sinon, minuscule soleil mort et terne dans les crocs sur huit lunes
Que ceci soit donc la première leçon, que tout chaton apprend au cours de ses quatre cent premières années : ce qui brille n'a pas le goût du meilleur saumon du monde, ni même de goût tout court. Pour en convaincre les plus arriérés de votre espèce, il ne tient qu'à vous de suivre cet enseignement que nous donnons aux plus stupides de nos chatons, qui consiste à garder huit lunes de suite une luciole morte entre les crocs.



Miou! Ronrons rrrrr mrrriou
Sans espoir que de pauvres esclaves saisissent un autre miaulement, mais dressez tout de même les moustaches pour le Grand Livre Poilu sans pages ni écriture plein de la sagesse des chats. Car sous le Grand Livre Poilu, milles savoirs divins.
La deuxième leçon est plus délicate, et m'oblige a vous faire grand honneur en vous récitant le grand Livre Poilu, notre bible à tous retraçant l'existence des chat dans la véritable histoire. Car nous avons nous aussi connu des périodes obscures et froides et durant celles ci, nous avons rencontré le même problème que celui qui vous accable aujourd'hui.

MIAOU
Sous vos oreilles êtres laids, le Grand Livre Poilu
Ecoutez, oh êtres misérables et au pelage si peu soyeux, cet extrait du Livre Poilu :

miou miou you you mi miou
Mille saumons ne sont pas mille saumons une deuxième fois. Un écureuil sur la tribu des grandes moustaches, être très laid mais malin, couinements infâmes
Parce que mille saumons sont trop de saumons pour qu'un à un, on ait mangé mille fois un saumon, un jour froid et cruel, une vile créature appartenant à l'espèce des écureuils vint voir le peuple des grandes moustaches et leur tint ce discours :

Skouik kouiiiik kouiiik Skouik koukoukou!
"Ecoutez moi, écoutez moi oh créatures divines! Car j'ai un marché à vous proposer, un échange qui nous profitera à tous. Venez, et jugez si mon coeur est pur, car voilà ce que je vous propose : "

Skouik kouik kouik? Skouikkk couinne couine Skouik!
"Je prend sous vos yeux ce saumon rose et frais. Ce beau poisson que vous voyez, tel qu'il est, ne servirait de noisette qu'une seule fois pour vos ventres. Mais écoutez moi, car en le mangeant tout de suite, vous faîtes une très grave erreur et vous privez d'une bien plus abondante nourriture!"

Marrrouuuu miou Balthazar!!! Miou ronron
Devant ces couinements, les grandes moustaches lèvent leur queue magnifique vers le ciel, car plein de saumons. Alors, dans un trou le saumon et autour, car un saumon sur deux tu l'auras mais pas tout de suite, Balthazar
A ces couinements, la tribu des grandes moustaches entoura l'écureuil et l'écouta avec plaisir, car quel chat se priverait d'une bien plus grande nourriture? Alors, la vile créature creusa un trou et enterra le saumon au fond du trou sous les feulements indignés des chats présents, et leur tint ce discours : "Ne vous énervez pas, oh sublimes êtres célestes. Car ce saumon que j'ai soustrait à vos crocs et maintenant bien plus qu'un saumon! Car, pensez avec moi : vous auriez pu le manger aujourd'hui, et alors, ce saumon aurait disparu. Mais là, vous pouvez penser à ce saumon qui existe toujours et attendre demain où il sera toujours là. Et ainsi, vous serez comme si vous aviez disposé de deux saumons!"

Fchht cht
Hors, saumon+saumon = tête de saumon
La tribu des grandes moustaches songea au discours de l'écureuil et réfléchit : si deux saumons étaient pour leurs crocs demain, alors, un troisième saumon serait là le jour d'après. Aussi fut il décidé d'attendre une semaine pour pouvoir faire un grand festin. En même temps se développa une folie collective parmi mes semblables, car la tribu, jugeant que sept saumons seraient plus que nécessaires, en proposa trois à une autre tribu en échange de poulets eux même mis en terre. Et quelques jours après, tous les chats étaient propriétaires de mille saumons cachés sous la terre.

Marrou merrowwww? Merow!!! Miou merrowww ronron merroww ron ron pemiou patamion
Après les lunes, dans le trou, moins qu'un saumon et moins doux qu'avant les lunes. Et pas même d'écureuil à croquer, car toutes les moustaches doivent s'en souvenir (même celles qui dorment dans le fond) : Un Saumon est Un Saumon, n'est qu'Un Saumon et ne sera jamais qu'Un Saumon. Qui feule va dans un trou.
Naturellement, quand les chats ouvrirent le trou une semaine plus tard, il n'y restait qu'un saumon qui était beaucoup moins bon qu'auparavant, et ce petit enculé d'écureuil s'était déjà barré avec une partie du saumon pour salaire. Ainsi fut punie la tribu des grandes moustaches et fut instruit cette vérité : Un Saumon est Un Saumon, n'est qu'Un Saumon et ne sera jamais qu'Un Saumon. Ceux qui prétendent le contraire ne sont que de vils menteurs (ou pire, des chiens)

Gnap!
Donc croquez les noisettes de ces abrutis en costard qui vous ventile le crâne la bouche pleine de saumons virtuels.
Ainsi donc, humains, quand certains d'entre vous viennent vous parler de choses qui s'augmentent toutes seules, de richesses qui apparaîtraient sans travail ni esclave humain pour l'apporter, faîtes lui subir ce que la sagesse des chats à nommé depuis quelques millénaires "la punition de l'écureuil" : croquez lui les noies un bon coup.

rrrrrrrrrrrrrrrrrr
Une bonne noisette sur du poisson améliore la sauce
Il n'y aura toujours qu'un saumon, mais vous aurez retiré un plaisir supplémentaire de sentir la virilité du méchant se fendre sous vos canines.

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The job
envoyé par trescourt

13.10.2008

Chevaliers de Venise chapitre 11.5 : Fermer les yeux une seconde fois

Le temps que Quema finisse une analyse sérieuse et complexe de la crise économique actuelle, nouveau et court chapitre des chevaliers de Venise, le chapitre 11 ayant été rajouté au roman disponible en ligne sur le site (et vous ne révez pas, c'est souligné, ça veut dire qu'on peut follement cliquer sur ce lien pour aller y jeter quelque regard.)

Santé.

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‘Le vide est un animal

Une bête patiente et délicate, dévorée d’une sauvagerie sans limite.

Nous lui offrons nos proies avec joie.’

Chant des Sœurs

David cligna des yeux plusieurs fois, se protégeant maladroitement des rayons de soleil qui pénétraient son salon et ricochaient sur le parquet. Il devait s’être endormi, il ne se souvenait pas avoir vu le jour naître et pénétrer chez lui. Une douleur sourde parcouru son dos alors qu’il tentait de se redresser, le renvoyant pour un avenir proche dans le fauteuil en cuir qu’il n’avait pas quitté de la nuit.

Son salon baignait dans un silence irréel, à peine troublé par une autre respiration que la sienne. Elle dormait encore. Il passa une main endolorie sur ses paupières lourdes avant d’oser enfin la regarder.

Elle était toujours plongée dans son sommeil, recroquevillée comme un animal fragile dans le canapé noir sur lequel il l’avait laissé s’endormir la veille. Le drap emmêlé recouvrait la moitié de son corps dont la peau nue attirait la lumière. Son bras flottait dans le vide comme si elle avait cherché à un moment à saisir quelque chose, sans succès.

Des images de la nuit brillèrent sous les paupières de David. Il avait veillé immobile, installé dans ce siège à quelque pas de la jeune femme, à la regarder dormir paisiblement, son corps caressé de temps à autres par des lueurs qui étaient nées au loin dans la rue et avaient traversé l’espace pour parvenir jusqu’à elle. Le jeune carabinier tenta d’assembler les différents éclats qui remontaient dans sa mémoire en un souvenir unique, sans succès.

Les murmures des démons qui l’avaient tourmenté cette nuit étaient toujours là. Il ne pouvait définitivement pas rester ainsi à la regarder comme un idiot patenté. Il l’emmènerait aujourd’hui même au commissariat et la confierait à des collègues qui s’occuperaient d’elle et le libèrerait de cette charge. Mais elle ne voulait pas qu’il prévienne la police, c’était même la seule chose qu’elle avait réussi à lui dire hier soir quand il l’avait découverte blessée sur son palier. Elle ne pouvait pas deviner qu’il était lui-même un carabinier…

Un mouvement. Ses pensées moururent subitement. Elle dormait encore, elle venait juste de se retourner, ramenant son bras nu au dessus de son visage. La plaie était encore visible. Ceux qui avaient fait ça… La colère souleva l’âme de David. Elle avait eu raison de venir devant chez lui. En un sens, elle l’avait choisi. Il trouverait les coupables et s’occuperait d’eux d’une manière définitive. C’était sa ville, il en était un des gardiens, et les rues abritaient les vermines qui s’étaient attaqué à elle. Il lui prouverait qu’elle avait tord de ne pas faire confiance à la police, il retrouverait les agresseurs et les amènerait à genoux expier leurs fautes devant leur victime…

Quelques bruits se firent entendre, un passant. Il se souvint que le jour était là, maintenant. Il avait du répéter ces pensées des milliers de fois durant la nuit, écoutant religieusement la respiration de la jeune femme sans oser commettre le moindre bruit.

Il se leva avec mille précautions, et risqua quelques pas qui firent craquer le plancher et semblèrent réveiller la jeune femme. Sa respiration se brisa, ses lèvres s’entrouvrirent alors qu’elle se soulevait avec peine.

Elle ouvrit finalement les yeux.

David se sentit dévoré par son regard. Son esprit blanchît immédiatement, le rendant incapable de parler ou de bouger.

Quand elle sembla enfin l’apercevoir, elle esquissa un sourire d’enfant, comme si la présence de son hôte suffisait pour la rassurer complètement. Elle se laissa regagner par le sommeil et se rendormit, l’écho du sourire toujours sur les lèvres.

Il fallut à David de longues secondes pour oser reprendre son mouvement. Il atteint la petite cuisine attenante à son salon et commença à fouiller ses placards à la recherche de café. Elle aurait faim à son réveil, aussi.

Alors qu’il préparait consciencieusement un petit déjeuner pour son invité, il se sentit gagner par un sentiment qu’il n’avait jamais rencontré auparavant. Chacun de ses gestes lui semblait prendre une importance incroyable. Il la protègerait. Elle était venue jusqu’à lui. Il serait digne de sa confiance, il n’allait pas l’emmener aujourd’hui même au commissariat, elle venait sans doute déjà de vivre des moments difficiles. Il lui laisserait du temps. Quelques jours où elle partagerait sa vie, le temps d’aller mieux.

David se versa une tasse de café. Il ne se souvenait pas avoir été aussi fatigué de sa vie. Il n’avait pas du dormir plus de deux ou trois heures pendant la nuit et pourtant, il se sentait étrangement bien.

Il se sentait vivant.

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