02.01.2009

L'atelier Lonah

L'atelier Lonah, donc...

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Dans la mesure où il s'agit d'un chouette projet sur lequel pas mal d'heures sont consommées l'une après l'autre ces temps ci, autant vous présenter un peu le projet en question dont des previews devraient apparaître les mois prochains sur ce bloug et qui s'annonce assez jouissif.

Disons que c'est né de deux constats différents qui sont les suivants :

- Le premier constat est un constat général sur la position actuelle de la musique et de son économie dans l'Internet. Vous aurez peut être en effet remarqué que nous sommes ces temps ci dans une apocalypse régulière du fait de l'apparition d'une nouvelle technologie permettant entre autres amusements la copie de contenus à coût nul et ainsi sa pleine diffusion. Internet qu'on l'appelle, la nouvelle techno. A la manière des moines qui découvraient en leur temps l'imprimerie, nombre d'acteurs de ce que nous appellerons pudiquement "le milieu de la musique" (si tant est qu'on y distingue quelques extémités) hurlent à la mort en bavant comme quoi c'est la fin du monde et du CD, cette précieuse galette métalique qui auparavant hébergeait indifféremment les vagissements d'Indochine ou les hurlements de Noir Désir. Arrivés devant une nouvelle réalité dans laquelle le concept de vendre un CD devient d'une absurdité regrettable, nous voyons ainsi d'honorables représentants de commerce mâcher leur dignité avec application en encourageant la mise en place de systèmes punitifs de surveillance du réseau de type HADOPI avec l'espoir de ce que les gentils policiers sauveront leur gagne pain et que les méchants pirates (note : houuu) cesseront leur vilaines activités.

Le seul ennui de ce type de raisonnement est qu'il est vraissemblablement voué à l'échec. Tenter par la loi et la punition d'éradiquer un mouvement social et culturel se basant sur une nouvelle technologie est certes d'un certain charme, mais quand on songe que l'église n'a su combattre efficacement l'idée de ce que la terre tourne autour du soleil, on peut avec compassion se douter des maigres chances de nos copines les Majors et autres commerçants en harmonie privées.

De là déjà notre engagement dans les Creative Commons (pour la licence art libre, notre coeur n'est hélas pas encore assez pur mais on y travaille,) notamment au sein de l'association Libre Accès. Pour ça que vous avez sur vos disques dur nos albums sans avoir déboursé un rond (à moins que vous n'ayez investi dans le livre alboum, auquel cas dans nos bras qu'on vous fasse des bisous)

Mais pour revenir à l'atelier Lonah, la réflexion marrante fut la suivante :

Nous avons donc connu un bon gros coup de pied au cul technique de par l'arrivée du numérique qui a rendu obsolètes les anciens circuits de vente et de distribution de la musique. De là l'apocalypse, certes. Mais pour peu qu'on se décolle trente secondes la rétine du microscope, on peut peut être réfléchir un peu plus : la copie immédiate et à coût 0 de l'information n'est qu'UNE des conséquences de cette révolution technique. Parmi d'autres déboule le fait que de nombreux nouveaux moyen de s'approprier la musique pour le public et de se faire honteusement plaisir avec sont maintenant possibles.

De nouveaux moyens d'écouter de la musique en utilisant les nouvelles technos, la vla l'idée à dix sous.

Pour peu que vous soyez doté d'une certaine mémoire, vous vous souviendrez de ce que nous avions parlé en début de ce texte de deux constats. Le second constat est beaucoup plus court mais a été grosso modo le déclic pour notre projet [warning, entering geek-mode] : la sortie de flash 10 avec la possibilité de traiter en réel côté client du son comme information, et non plus au dépend de cette pourriture d'API Sound à en émasculer son boulanger qui n'était pas même foutue de jouer plus de trois son en synchro [end of geek zone]

Bon, du coup, l'atelier Lonah, c'est quoi? Ca va être une petite collection d'artisaneries en flash permettant à tout un chacun de jouer comme il veut avec l'ensemble des samples composant l'ensemble des morceaux des trois albums de Lonah.

Avec, parmi ces outils, un mixeur permettant de recomposer à volonté ses propres morceaux en fouillant dans toutes les prises instrumentales et voix existantes, et de récupérer ensuite automatiquement son mp3 à soi sous licence Creative Commons. Vous pourrez partir d'un morceau existant pour remplacer des instruments, rallonger des parties ou enregistrer votre voix par dessus, ou même (à plus moyen terme) rajoutter vos propres instrumentales sur le serveur pour que les gens puissent faire joujou avec.

Oila. Bon, promis, prochain post, pas de verbiage, que des jolies images.






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