07.04.2009

La négation pour le chat - avancées du mixeur Lonah

(cahiers du dr Toc, approches cognitive et concussive des disparités linguistiques entre les hommes et les chats)

Il est à noter que le langage, à l'instar d'un plat d'asperges gratinées, divise. Ainsi, parmi les nombreuses incompréhensions qui existent entre l'homme et le chat, se place en bonne tête l'absence de mot "non" dans le langage des chats. Cette absence va loin car elle suppose que le concept du non n'a pas de réel équivalent chez les félins, dont le raisonnement est le suivant : Les créatures vivantes sont de deux types : les êtres supérieurs (catégorie contenant les chats pour seul membre) et les êtres inférieurs (catégorie contenant le reste). Les premiers n'ont rien à refuser car on ne peut rien leur imposer. Les seconds n'ont rien à refuser, parce qu'ils n'ont pas été conçus à partir de glaise par Grandes Moustaches avec cette option dans la conception.
Du coup, deux traductions existent utilisées par les traducteurs selon les situations : "non" peut signifier Miou miou mrrr miaou" (je suis une créature stupide, mon cerveau est au saumon, qu'avez vous dit) ou "Rrrrr fccht mimiou" (que tout le monde sache autour de moi que je sais faire du bruit) . Cela reflète pleinement l'état d'esprit des chat quand on leur refuse quelque chose : pour eux, ce n'est que de la stupidité crasse due au fait que vous êtes très limité, auquel cas leur infinie sagesse les force à un minimum de compassion et à aller chier sur votre couette pour reprendre calmement votre éducation. Ce en quoi aucune autorité compétente n'a été en mesure de prouver qu'ils avaient tort.

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Sinon, le mixeur Lonah commence à avoir les molaires qui poussent, on va bientôt en dire beaucoup plus mais Duke Nukem Forever nous voilà, de jolis screenshots du bébé dont on a déjà parlé...

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note : si cela se trouve, les choses sont un peu plus compliquées que prévues initialement : l'homme serait composé de différentes choses ayant l'outrecuidance de pouvoir être sans que l'un ne soit au dessus de l'autre (ce qui exclue donc la confiture et la tartine), certaines individuelles et d'autres affreusement collective tel un vilain singleton statique. Dès lors, les tentatives de forcer la raison dans une case taillée dans un seul mouvement relèverait d'un temps perdu digne de l'activité de brouter de l'herbe. Cela réduirait aussi directement le langage au rang de blague sinistre. Dans le doute, méfions nous et stupéfions nous.

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