17.02.2009

Luc besson est un type formidable

(et il nous fait bien marrer)

Diableries, alors que nous devions vous parler de sujets réellement importants, comme le concert de retour de Lonah le 25 avril à Paris en compagnie de Jerri et de Svenson, ou encore l'approche de la sortie du troisième album qui, selon nos calculs, devrait entraîner des bouleversements sociaux d'importance et la fin de l'humanité telle que nous la connaissons (bouleversements dont la crise économique actuelle n'est d'ailleurs qu''un avertissement, on est désolé, on a un peu merdé sur ce coup là), nous voila obligé de saluer un grand créateur français qui, du nougat plein les narines et le cerveau aéré et plutôt frais, nous pond une diatribe de première classe dans le journal Le Monde.

A l'image de Ringo Star qui découvrirait un banjo, notre nouveau copain Luc Besson découvre ainsi le piratage, la copie de contenus et profite de l'occasion pour se joindre à la grande chorégraphie de l'année intitulée "On va tous mourir et les pirates sont des gros connards", rejoignant dans cette performance de premier plan ses nombreux autres camarades créateurs morts au combat avant lui.

Semblant négliger l'idée même que prétendre que le piratage va conduire son industrie à la perte pourrait être une nouvelle source de motivation pour les vilains (hou hou) pirates, Luc Besson clame, crie, hurle, pointe la méchanceté et les méchants criminels de son gros pouce vengeur et, heureux homme, en appelle à la loi à venir (hadopi) comme unique rempart pour lui permettre de pouvoir continuer son petit job de créateur sans devoir en parallèle trouver un second boulot de serveur chez Macdo, et on le comprend.

Que la loi en question s'annonce parfaitement inefficace hormis à encourager les prochains réseaux cryptés ne semble pas émouvoir le bonhomme qui en a visiblement vu d'autres.

Que cette même loi s'annonce comme plutôt ennuyeuse d'un point de vue républicain, officialisant une surveillance des réseaux et la confiant dans de petites mimines privées a du aussi se perdre dans les neurones du créateur, probablement trop occupé à assembler des néons fluos pour créer un sixième élément.

Qu'enfin, une révolution technique majeure à l'image de l'imprimerie à l'époque se doive d'appeler à la recherche de systèmes radicalement nouveaux n'a pas du le frapper plus que cela. Quand Luc est face à un mur, lui, pas con, donne un grand coup de boule dedans. Et si le mur est toujours là après, Luc, persévérant, prend tout son élan afin de se projeter dedans une nouvelle fois.

Quand au contenu légal des pâtés étalés dans Le Monde, une réponse pertinente (et jouissive) peut être trouvé chez Maïtre Eolas, grand maître des mots et principes complexes qui régissent notre société. De même peut on trouver chez nos copains de Kassandre un échange plutôt comique sur le sujet.

Enfin bon. Quema (chat merveilleux) étant appelée à dominer ce monde, s'engage solennellement à ouvrir des dispensaires les prochaines années pour y héberger la population d'anciens producteurs mis à la rue par le vilain Internet. Dans ces centre créés pour l'occasion, seuls les minitels seront tolérés et un suivi attentif sera assuré afin de garder les patients convaincus jusqu'à leur mort de ce que tout cela n'était qu'un mauvais rêve.

Yiha, donc.

03.04.2008

Cammel laird && somewhere...

Deux nouveaux pâtés graphiques tous deux récupérés des fonds de tiroirs en cours de raclage. Hop hop...

Photographie prise à côté des ports de Gibraltar. La courbure de la photo vient d'un emploi immodéré de hugin, sinon, joujous habituels sur le détail des pavés et le ciel avec des gros coups de pinceau que c'en est honteux et qu'avec un peu de discernement, vous distinguerez les endroits ou le pinceau a dépassé dans un superbe effet de "Moi aussi je fais des halos dorés avec mes doigts"


Celle là, impossible de savoir d'où elle vient. Des gros abus de fractales rajoutées en texture sur le sol et les murs.

Il ne sert à rien de pleurer ici bas, les ombres dégusteront la moindre de vos lamentations avant même qu'elle n'ait franchi vos lèvres, elles boiront le tracé de vos larmes et l'écho de vos pas. Et vous connaissez cet endroit, vous le connaissez d'un instinct mauvais. Car il vous appartient autant qu'à n'importe qui d'autre, il porte votre empreinte cachée sous celles de vos prédécesseurs
Nous sommes chez vous depuis le commencement, au mépris des reflets qui vous ont égaré tout ce temps
Nous sommes là où vous ne pouvez plus tricher
A fleur d'une rage aveugle et impotente.