30.06.2008

Welcome in libre acces (gniiii gniii gniiii 1/2)

Tadam Toudoum Tadam Toudoum tadam.
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gniiiiiiiigneeeeeeeegniiiiiii.....
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Tadam Toudoum Tadam Toudoum Tam.
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Vous passez d'une main glacée les gigantesques portes battantes qui donnent sur la ruelle sombre au creu de laquelle vous avez attendu deux heures durant, le temps enfin de réussir à vaincre la peur qui grignotait votre estomac en faisant "schkronk schkronk" (1) tout le long de la route noire et froide qui vous avait conduit jusqu'à votre but. Et vous voila, dans un froissement lourd de bois au parmesan, à fouler d'un pied décisif quoique un peu mou de l'orteil le gigantesque hall d'entrée de la bâtisse, les deux pieds (celui qui foulait tantôt ayant regagné son copain) plantés au beau milieu du long tapis rouge qui invite le visiteur (c'est vous) à gravir les escaliers en contreplaqué (2) que vous voyez s'enfoncer au loin dans un noir sinistre et peu accueillant.
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Libre Accès.. Le nom revient faire la tapin au creux de votre mémoire. Vous y croyiez à peine, alors que aviez entendu, dans un vieux pub de la 17° avenue, une vieille peau à moitié aveugle et un sixième voyante ( le tiers restant relevant plus de la crevette séchée dans une vision strictement auditive ) prétendre qu'elle savait, oh oui... (gnark gnark gnark), elle savait, elle savait très bien, même, où se cachaient les locaux de Libre Accès, la célèbre organisation secrète (woups, quelqu'un à vu que c'était foireux? ) dont on n'osait parler qu'en chuchotant à la machine à café. Un mythe, presque, une légende urbaine, soupirerait-on, et pourtant vous voila, bien obligé de continuer votre exploration, vu qu'il n'y ne reste plus aucun espoir d'aller voir la france en finale avec une bonne bière à une heure pareille..
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(à ce stade, tant que j'y pense, non, promis, on parle bientôt de musique dans ce bloug avec de vraies choses à écouter. Non, juste, on oublierait parfois qu'lonah, c'est d'la musique avant d'être de la masturbation textuelle prononcée. Mais ça s'arrange dans la semaine. Reprenons.).
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Un air froid remonte le long de votre porte-jarretelle(3) et glisse dans votre dos en vous incitant à remuer les épaules comme si vous étiez un bébé-phoque en train de crever ridiculement sur la banquise. Vous contemplez un temps les lustres de nougat(4) au plafond, puis, d'un coup d'un seul (5) réalisez que vous n'êtes pas seuls. Il était là depuis longtemps mais n'a pas jugé bon de se retourner, occupé qu'il était à brancher une caméra à un circuit en série de géraniums mis en réseaux par un fer à repasser sur lequel il avait préalablement installé une chouette distrib' linux....
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Le vénérable Angel semble se soucier assez peu de votre présence, il vous jauge un court instant de son regard glacé avant de vous faire signe d'emprunter l'escalier et de se remettre à son ouvrage..
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Un à un, les marches couvertes de rouge défilent sous vos pas(6) et vous arrivez au premier étage, un peu hagard, à l'image d'un thon rouge qui se retrouverait à une première de "Bienvenue chez les chtis", pour se faire une idée. Hagard, donc. Vous jaugez lentement les deux portes closes en bois noir, rassemblez tout votre petit courage et frappez enfin à la porte d'une nageoire hésitante (c'est pour garder le côté hagard de tout à l'heure). Les coups résonnent le long du sol avant que des pas ne se fassent entendre de l'autre côté. Vous reculez brusquement comme un faon sortant de l'eau alors que la porte s'entrouvre et laisse apparaître un homme au regard noir, une perceuse à la main gauche et un fusil mitrailleur à la main droite. .
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Puis la porte s'écarte et s'offre à vous un long couloir sombre (6) tranchées de filets d'une lumière pâle (6.5). Vous l'empruntez d'un pas maladroit, maladroit comme le serait un Chti esseulé plongé tout nu dans l'avant première de "Bienvenue chez les thons rouges". Alors que vous avancez en faisant (7), vous êtes brusquement arrêté par un homme curieux qui, sans vous adresser un seul mot, prend consciencieusement vos mesures en sifflotant légèrement. Il vous adresse un sourire respectueux alors qu'il ajuste son ruban autour de votre mollet, soupèse le gras de votre rein gauche d'un air expert, puis disparaît dans le noir sans une parole..
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Vous arrivez enfin au bout du couloir. Alors que vous êtes sur le point d'ouvrir la seule porte qui s'offre à vous, une odeur de sang frais vous pénètre les narines. Elle provient de votre droite, où vous distinguez un autre homme, très occupé à essayer d'insérer des membres humains déchiquetés dans un ordinateur. Sa voix, entrecoupée, vous parvient finalement jusqu'aux oreilles : .
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Alors, donc, si je branche le rein sur du SCSI, je suis sûr que ça pètera pas, sauf que... ha oui, bien sûr... j'ai le rein, mais je n'ai pas les drivers... ou alors, si j'interface avec les deux ongles arrachés de l'autre gars de microsoft, du coup.... non... il me faudrait un rein plus jeune dont je pourrait flasher le bios, ouais, ce serait déjà mieux.....
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Un autre bruit, sur votre gauche cette fois. L'homme est élégant, une certaine classe s'imposant d'elle même autour de lui. Il vous dévisageait depuis déjà un certain temps, se décide à se lever du bazar d'électronique sur lequel il s'était affairé et commence à vous dévisager curieusement en souriant : .
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"Dîtes moi, mon cher, je m'excuse, mais comme vous ne le savez surement pas, je suis dans les projections libres et sauvages. Moui, un concept qui m'est cher, vous saisirez, je libère d'abord, hein, bien libéré, et ensuite, je projette. Tenez, une jeune femme d'environ la trentaine, hier, elle a fait une projection merveilleuse! A 80 km/h contre le parvis de notre dame, c'était une de mes plus belles projections. Halalaaaaa.... Vous auriez vu ça....". Il semble se perdre dans ses souvenirs avant de se rappeler de ce que vous étiez là. Son sourire s'agrandit alors qu'il pose une main sur votre épaule et commence à parler en ricanant : "D'ailleurs, vous même dîtes moi, me semblez un matériau... de premier choix... oui... il faudrait d'abord vous libérer bien sûr, n'est-ce pas, vous êtes à Libre Accès, là, on ne fait que dans le libre, vous comprendrez..... Mais ensuite, ma foi, je vous sens un très grand potentiel artistique. Vous avez déjà été sauvagement projeté quelque part? ".
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N'écoutant que votre intestin grêle, vous vous ruez d'un coup d'un seul (5 aussi) sur les deux portes noires que vous ouvrez d'une grande ruade et refermez derrière vous. La pièce dans laquelle vous avez atterrit est encore plus sombre que la précédente. Un léger bruit, comme un cisaillement, naît derrière vous....
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(et là, donc germaine, la fête du suspens et de la bave en équilibre. La suite bientôt, les enfants, serez vous un dernier bloody mary et allez vous coucher.).
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(1) : Si votre bedaine n'émet pas le supposé "schkronk schkronk" mais plutôt un truc du genre "gaaargruik" ou "blblblb", c'est très probablement que vous êtes atteint d'une maladie rare et pernicieuse avec un nom en "ie", comme la platysenthrie, la rhinostraptésie ou encore la phlagtésie rouge aiguë (plus grave). Vous êtes alors autorisés exceptionnellement à quitter la lecture de ce bloug est de courrir dans la rue en direction du photomaton le plus proche en hurlant des trucs du genre "je vais mourir" ou "Adieu, adieu vous tous mes frères humains que je ne connais point" ou encore "le chocolat crunch, c'est bon mais un peu mou, mettez le au frigidaire et ça ira mieux". Au choix..
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(2) : On est à cours de Nougat, ces temps ci. Désolés..
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(3) : Faîtes pas votre mariole, Brando..
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(4) : is explained by (2) in a verry attractive and subtile way. Or it could be that (4) is explained by (3) in (8) plus (6) I keep (9) and give you back (7). You choose the deal, my lo'wd..
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(5) : Wahou, merde, il se passe des trucs en plus. D'un coup d'un seul, ça plaisante pas :)..
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(6) : Hou hou. Hou hou. Hou hou Hibou Genouuuuu. Houuuuuu. Hibouuu Genouu. Hou Hou Hou. (à prononcer d'une voix gutturale et écorchée avec si possible une p'tite reverb dans les aigus).
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(6.5) : Hou hou, hein, restez concentré..
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(7) : petite annonce : recherche cri du thon rouge de toute urgence, écriture simple demandée. Ecrire à [Merrooww]-Steph qui ne transmettra pas, enfin si, bouge pas, je ressoude mon chat et je m'en occupe..
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