05.07.2008
Welcome in libre acces (gniiii gniii gniiii 2/3)
Rappelez vous, rappelez vous... Vous n'écoutiez que votre intestin grêle et vous étiez rué d'un cou d'un seul sur les deux portes noires, atterrissant dans une nouvelle salle plongée dans le noir et revenue à petits feux. Petite téléportation textuelle, donc, pour la suite de votre péripétie au sein de (tous en coeur : gniii gniiii gniiii) Libre Accès....
(FX : gros tambours qui font tam tam toudoutadatam tam en rythme avec de légers hurlements derrière entre le rhaaaaaaa, le Oh mon Dieu! légèrement suraigu ou le on est en finaaaale bien dans les graves. Il faut se mettre un peu dans l'ambiance, tout de même...)
La salle dans laquelle vous venez d'atterrir (1) est un salon spacieux au charme antique et aux murs couverts de larges tapisseries rouges. L'obscurité est tranchée (FX : sabre laser vouuumm, il faut trancher) d'une raie de lumière née d'un vidéo projecteur allumé qui s'en va envoyer ses pitis photons tous mignons directement sur le mur d'en face (FX : splash ou vlam selon préférence). Alors que vous reprenez un peu courage, remplissant vos petits poumons d'air en vous disant que tout va bien se passer, haha, nous en rirons demain, un craquement (FX : crrrrk) de parquet vient chatouiller votre colonne vertébrale. Vous n'êtes pas seuls. Assis dans un des fauteuils placé dans un coin opposé de la pièce, un homme à l'allure parfaitement malsaine braque ses yeux noirs sur votre petit corps grèle (2) sans prononcer le moindre mot...
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Alors que vous hésiter sur la conduite à tenir, entre suggérer à l'inconnu de faire connaissance en se chatouillant sous les bras(3) ou fuir le plus loin possible en sacrifiant la politesse d'usage, une plainte métallique s'élance depuis le vidéo projecteur, rapidement rejointe par un nuage de fumée noire. L'évènement semble plonger l'homme qui vous dardait de son regard dans une grande fébrilité. Le voilà qui se lève, visiblement inquiet, et s'en va prendre tendrement le projecteur dans ses bras. Vous le voyez essayer de lui chuchoter de petits mots d'amour en le berçant avec une extrême délicatesse, sans succès. Il le laisse alors tomber à terre dans un cri de rage et, tournant vers vous un regard le malade mental mondain, vous apostrophe d'une voix déraillé : "Il est pété... Il est pété... c'est fini... Vous ne vous rendez pas compte, vous, hein? Le vidéo-proj est pété, bordel, cassé, fini... Je peux pas y croire, il était là, on se regardait, on croyait que le bonheur durerait toujours et là... On est... on est foutus, voilà... plus aucune chance, il faut tout annuler...". Il ramasse lentement une hache qui trainait sur le sol et commence à frapper au hasard, démolissant les sièges, enfonçant les murs, défonçant le plancher, ponctuant ses frappes de hurlements proprement hystériques : On est tous foutus, je vous dis, foutus! La fin du monde, des haricots, de la vie, de l'amour et des champs de maïs de mon enfance, l'apocalyyyyypse.... Il n'y a plus qu'une chose à faire, tout bruler, tout! Nos regrets, notre enfance dans les prés, nos rires, nos joies. Tout brûler!
Il saisit un bidon à pleine main et commence à en déverser le contenu tout autour de lui en poussant de petits ricanements (FX : Yarg Yarg Yarg). Une forte odeur d'essence vous grimpe au narine.
"Faut pas lui en vouloir à Enguerrand, hein, il est toujours un peu chose quand il pète un projecteur".
L'homme qui vient de parler n'était pas là il y a quelques secondes, vous en êtes sûr. Le voilà, pourtant, assis sur votre gauche, à vous adresser un grand sourire en tirant avec une extrême nonchalance sur sa cigarette. Il semble trouver tout ce qui se passe ici très sympathique, l'essence, la fin du monde, tout ça, et paraît même s'attendre à ce que vous ressentiez la même chose.

Il vous étudie quelques instants avant d'interrompre son camarade qui tentait de faire fonctionner son briquet en tremblant : "Enguerrand?. Puis, vous désignant du doigt en souriant à pleine dents : "Hé hé, On fait un casting?". L'idée semble séduire puisque l'homme, après une micro seconde de réflexion, approuve d'un mouvement de tête et s'enfonce dans son siège tandis que le jeune homme qui l'avait interrompu vous prend par le bras et vous emmène devant un mur blanc souillé de tâches rouges-brunes du meilleur effet stylistique. Il vous étudie un peu avant que la voix d'Enguerrand ne l'interrompe dans ses réflexions : "Joseph, le mieux serait de lui faire donner la réplique à Anna pour commencer, on travaillera à partir de là. De toute façon, on va tous mourir d'un cancer ruinés et à la rue sous la pluie battante en pleurant et en se déchirant des petits bouts de peau, donc tu sais, la vie, hein, dans le fond...."
Le maintenant nommé Joseph approuve dans un grand éclat de joie avant d'ouvrir une large armoire et de commencer ses recherches : "Alors... Anna... Anna... non, ça c'est Claire... non plus, mais, qui a rangé Barnabé parmi les femmes? Mmmm..." Des bruits mous (FX : splosh) se font entendre sans que vous puissiez distinguer ce qui se passe dans l'armoire "Anna, Anna.... Ca y est!". Et l'homme sort triomphalement un crâne à moitié décomposé, la peau fondue et jaunie, ses dents ne tenant que par quelques filaments à la mâchoire, qu'il va poser à côté de vous en l'orientant dans votre direction. "Donc Anna va prendre le rôle de la morue pendant que vous tiendrez celui du mérou. Vous allez vous approcher d'elle en tordant votre corps et vous frotter à... quoi... il y a un problème? Vous tirez une tronche, tout de même... Ha! Je comprends, c'est Anna, c'est ça? "
Le voilà qui saisit le visage en décomposition par les cheveux et le tend juste devant vous : '"Je sais, je sais... Elle n'est pas toute jeune, hein, d'ordinaire, on les change plus vite mais ces temps ci, on fait moins de castings à Ralamax Prod, donc on est obligé de puiser dans nos plus vieux acteurs. Et puis, l'important..." Et le voilà qui secoue le visage avec fermeté, provoquant des claquements secs de la mâchoire du crâne alors qu'il détache soigneusement chaque syllabe comme s'il parlait à un crétin fini ou à un supporter de l'équipe de France , C'est qu'elle est Li-bre-de-droits!
Vous vous précipitez en direction d'une petite porte que vous enfoncez d'un grand coup d'paule. Vous parcourez les escaliers en colimaçons qui s'offrent à vous, grimpant sur plusieurs étages avant d'arriver devant une large porte de métal.
Un cri retentit depuis l'autre côté de la porte
"Pool!"
(suite et fin un jour, mon prince viendra. Un jouuuuuurrr, mon priinnncce, vindraaaa, et on irraaaa manger des chocaaapics sur la plaaagggeee)
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(1) : dans l'idéal, ceci demandant néanmoins un effort certain de votre part mais "remuez vous les fesses, Imogène", disait comme à son habitude le général Charles de Gaulle en s'astiquant le képi, donc, dans l'idéal, il faudrait atterrir sur l'avant dernier "tam" du FX précédant l'atterrissage, voir à l'extrême limite sur le "da" de "datam" et on est sympa.
(2) : grêle : tordu sur lui même en faisant des noeuds : Exemples : l'intestin grêle, le petit vieux grêle, ma grêle de canard (oh mon dieu), on grêle ou on flunche?, t'as une belle grêle tu sais
(3) : cf manuel des parfaites relations sociales entre humains, chapitre 4 : "Les chatouilles sous les bras pour faire connaissance avec autrui en toute simplicité"
17:26 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ralamaxe, de, la, mie, pain, je
14.05.2008
clip fly me : work in progress #4
Yip yiha et une banane dans l'oreille pour la frime, voici le 4° work in progress du clip fly me pour combler vos petits yeux de bonheur et vous inciter subtilement à vous balancer de gauche à droite en bavant légèrement de bonheur sous de légers frissons très agréables, ne nous remerciez pas. Pour ceux qui étaient enfermés dans une cage depuis les derniers mois, Fly me est le troisième morceau du second album Au fond du pâté [something in you is not round] est un work in progress est une sorte d'hypocrisie mondaine pour faire croire qu'on bosse dessus à fond.
Nos deux starlettes d'aujourd'hui étant donc le grand [IWantToBelieve]-Peete et le non moins grand mais à capuche, ça fausse les mesures, [JeRefaisLaFacadeEtOnEstBon]-Steph, sous la caméra de [OmarJustTouchedMyGuitar]-Fabio
Certains pourraient s'étonner de ce que nous arrivions à filmer les deux gus ci dessus qui ont autant de complaisance à faire des claquettes en public qu'un végétarien à s'enfiler un Indochine-tartare en une traite. Ceux là ne connaissent pas fabio avec une caméra.
Car il faut bien comprendre que fabio, cet homme tellement présentable et sérieux à qui l'on donnerait sa fille et ses clés de bagnole sans confession, Fabio, cet homme doué de deux secrétaires et huit cartes de visite différentes, (tous en cœurs ) Fabio, ce gentleman impeccable qui s'essuie toujours méticuleusement les mains après avoir trucidé celui qui s'était approché un peu trop près de son gros truc rouge à cordes, et bien Fabio (on va y arriver) cache au fond de son petit cœur d'artiste une grande perversité pour peu qu'on lui mette une caméra dans les mains
C'est une expérience intéressante. Prenez un Fabio et astiquez le soigneusement. Il brille en souriant et remonte de temps à autres ses lunettes de soleil pour la postérité. Bien. Maintenant, ajoutez y une caméra mini-dv, hop. En quelques instants, la métamorphose va se produire, et vous le verrez convaincre son entourage l'un après l'autre, un léger sourire d'enfant surplombé par un regard de malade mental de première classe, que " ce serait vraiment super bien que tu te mettes en équilibre sur le pique, là, voilàà, tu en bouges plus hein, et hop, là, je te fais un travelling depuis sous la jambe gauche pendant que Steph lui s'allonge par terre en remontant son t-shirt, parfait, souriez, attention, on tourne!".
Et le plus incroyable est que le bougre est doué dans ces moments d'une capacité de persuasion à faire danser un régiment de l'armée de terre en tutu rose parce que bon, : "Ca rend super bien quand je zoom, continuez les gars!"
Donc gloire à Fabio grâce à qui les images qui suivent ont pu exister, et place aux images qui bougent. Comme d'habitude, vous avez le choix :
-> Télécharger le fichier .avi bonne qualité pour le regarder de chez soi en bermuda (bouton droit, enregistrer sous)
-> Regarder la version blip.tv qui rame pas mal mais qui est jolie, vous n'avez qu'à vous payer une connexion digne de ce nom, après tout :
->Regarder la version youtube laide à en faire convulser de bonheur les onanistes du pixel qui bouge, vous devriez avoir honte, hop :
11:27 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fly, me, clip, paris, la, nuit, vous
01.03.2008
Clip Fly me : Work in progress #3
Comme promis, voici donc pour vous chatouiller les yeux le troisième work in progress du clip fly me. Au menu, une formidable et troublante plongée dans la nuit parisienne saucée par des jeux de courbes imbuvables et mêlés à des petits dessins qui se cachent dans les coins, au détriment de l'avis de "GiveMeBackMyBottle I'mNotDead"-Romain.
C'est le dernier avant un petit bout de temps, vu que nous arrivons au bout de nos réserves de film et qu'il faudra prévoir de nouvelles prises pour le prochain...
Comme d'hab, trois solutions :
(1) : Télécharger directement le fichier .avi au chaud sur votre disque dur, (Bouton droit, enregistrez sous)
(2) : Regarder la version blip.tv qui pédale de temps à autres dans la semoule mais même pas peur :
(3) : Regarder la version youtube qui ne rame pas mais qui s'avère être une curieuse succession de pixels peu agréables :
14:28 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, la, nuit, odeon, youpi, ya, epouser


