30.04.2008

Chevaliers de Venise chapitre 7 : promenades

Pom pom pom, pom pom, pom pom pouuuuumm, pom paaaam, pom pim pommmm...
(si ça c'est pas du bloug musical...)

Donc joie, nous avons le plaisir de vous apporter au lit le 7° chapitre des chevaliers de Venise, où il commence à se passer des choses insufflant un rythme incroyable à cette trépidante endive littéraire. Pour info et rappel, les 6 premiers chapitres sont disponibles sur le site (juste là) corrigés et retravaillés, wouhou


En voiture Simone

 

Ch. 7 :: Promenades

‘Nous, nous laissons aux chiens errants

 la joie d’invoquer à tors et à travers ce mot grotesque : liberté.

Parce que nous savons que sous ce mot se cache la plus immonde des soumissions,

La plus laide des erreurs que peut faire un homme.’

 

Rapport de la légion, rédigé par le dix-septième.

 

Le soleil était à l’agonie depuis un certain temps, laissant sa lumière brûler les toits de la ville comme un dernier combat avant la tombée de la nuit. Les passants avaient pour la plupart déserté les rues, à l’exception de quelques silhouettes qui s’empressaient de disparaître dans les maisons aux alentours et d’une poignée de chats recueillis comme à leur habitude pour célébrer la mort de cette journée.

Une ombre défila dans le reflet d’un canal. Une ombre pressée, un sac en toile sur l’épaule.

Les chats saluèrent l’intrus avec intérêt.

L’ombre s’écrasa dans le recoin d’une arche de pierre, vérifiant que personne ne la suivait.

Une respiration rapide l’agitait. Elle repartit en trombe en prenant une série de détours et passages peu connus.

Les chats rirent entre eux devant le cirque de l’intrus. A-t-on idée de perdre ainsi son temps avec autant d’énergie?

Au détour d’une allée, l’ombre s’arrêta net, hésitante. Elle y était presque. Elle parcouru les derniers mètres qui la séparait de son but, puis se cacha derrière un mur.   

« Tout est comme le plan. »

Les mots avaient été prononcés en silence. Puis un cri faible, et quelques gesticulations pour un cafard qui était monté sur sa jambe.

« Vas-t-en sale insecte ! ». Jamel ne réussit pas à écraser le cafard qui s’éloigna aussi vite que possible.

Les chats s’étaient désintéressés de l’ombre mais se réveillèrent à la vue de l’insecte. Pas un cafard ordinaire, celui là, il se dirigeait selon des chemins curieux. Ils commencèrent à le poursuivre jusqu’à ce qu’il leur échappe par un soupirail entrouvert. Un des chats passa la tête par l’interstice et lâcha un grognement, puis recula très vite.

De l’autre côté du soupirail les attendaient une véritable armée de cafards, soigneusement alignés et prêts au combat. Les chats eurent un bref débat à l’issue duquel il fut décidé qu’il était trop risqué de continuer cette chasse, et qu’il valait mieux retourner saluer la nuit.

Jamel s’offrit un nouvel aperçu. La petite place était vide. S’il passait par les habitations, il pourrait sans peine accéder au bâtiment qui l’intéressait.

« Ils en reviendront pas, les ordures. Jamel passe à la vitesse au dessus… Jamel est un braqueur de banque !»

Les derniers mots n’avaient pas été murmurés.

 

 

« Debout lieutenant ! »

Juan se tenait sur le pas de la porte de la chambre d’Arthur plongée dans le noir. La lumière parvenant depuis l’entrée semblait en effet incapable de pénétrer plus encore l’obscurité de la pièce. Le chevalier distingua néanmoins sans peine son camarade affalé sur son lit, sa fiole d’alcool ouverte au bout de son bras pendant, qui grogna indistinctement en guise de réponse.

« Tu comptes me faire attendre longtemps ? Nous partons à la chasse, et j’ai ordre de t’emmener avec moi.

- Et on va chasser quoi ? ». La voix était pâteuse, embrumée par l’alcool.

« Le lapin qui nous a dérangé le jour de ton réveil. Paul n’aime pas beaucoup l’idée qu’un vivant puisse ainsi frapper à la porte et nous fausser compagnie juste après. Il trouve ça impoli, Paul. Donc il veut qu’on aille un peu à sa recherche, histoire de prendre de ses nouvelles. ». La dernière phrase avait été ponctuée d’un sourire carnassier.

Arthur se retourna mollement dans son lit : « Je suis fatigué aujourd’hui, Juan, vas y sans moi, je viendrai demain.

- Mais non, mais non, tu vas réussir à te lever, tu vas voir. Il suffit de se secouer un petit peu pour retrouver la forme.

- Vas au diable, Juan. Je reste là. »

Juan haussa un sourcil et s’approcha doucement du lit de son compagnon qui s’était retourné face au mur, décidé à ne pas quitter son lit.

Un sourire : « Allons, allons, un grand garçon comme toi ne peut pas garder le lit sans un peu de compagnie, mmm ?»

Arthur jeta un regard mauvais à son compagnon avant d’être proprement soulevé par un spasme de terreur. L’espagnol tenait à la main une poignée de serpents enlacés, ruisselants, qui sifflèrent à l’unisson quand il les jeta d’un air las sur les draps. Arthur poussa un cri révulsé et bondit d’un coup hors de son lit. Encore tremblant de peur, il saisit l’espagnol au col et commença d’une voix mauvaise : « Tu croies que je vais te laisser me jeter ces bestioles à la tête et…

- Des bestioles ? Quelles bestioles ?»

Juan affichait un air étonné, presque triste, comme s’il trouvait les accusations de son camarade profondément injustes. Arthur regarda derrière lui. Son lit était vide. La voix de Juan lui pénétra la colonne vertébrale de son ton enjoué : « Voie pas de quoi tu parles, mon ami. En tout cas, tu es levé, dis moi, en voilà une bonne nouvelle !»

Arthur n’eu pas le cœur de répondre, trop occupé à fouiller la pièce des yeux afin d’être sûr qu’aucun serpent ne s’y cachait. Il ne répondit pas non plus à l’espagnol quand celui-ci lui planta une claque sur l’épaule en lui glissant d’une voix profondément amusée : « Je t’attends dehors le temps que tu te prépares, mmm ? A tout de suite. »  

 

 

« Maintenant, il faut être prêt !»

Jamel s’était arrêté contre une cheminée sur un des toits bordant la place. Une fois sûr de ce que personne ne pouvait le voir, il posa son sac et en sortit une blouse jaune délavée, une casquette jaune fluorescente ainsi qu’une paire de lunettes de soleil dont il se vêtit avec difficulté. La blouse lui serrait affreusement le ventre et les lunettes, trop grandes pour lui, glissaient de son nez au moindre mouvement, ce qui ne l’empêcha pas de se contempler avec satisfaction.

« Bien malin celui qui reconnaîtra Jamel comme ça ! Pas bête l’autruche !»

Il referma son sac avec soin et traversa le toit plié en deux. Arrivé contre le mur de la banque, il ferma les yeux et se concentra avec soin, maintenant les lunettes de soleil de la main gauche plaquées contre son nez.  

 

 

«El ejercito del Ebro Rum balabum balabum …» 

La mâchoire du dix-septième restait immobile alors qu’il chantonnait doucement, adossé contre le mur, les pieds sur son bureau, à mâcher les nuées qui s’échappait de son cigare. Sa voix s’arrêtait sur chaque mot, prenant pour chaque respiration l’excuse d’une pause. Il laissait le silence s’installer avec soin avant de le chasser à nouveau de son chant.

«Una noche el rio paso Ay Carmela, ay Carmela» 

Son chapeau et ses gants gisaient négligemment sur un coin opposé de son bureau. Sa main osseuse s’écarta lentement, faisant tomber la cendre du cigare d’un petit geste sec. L’immeuble même était silencieux, la plupart des hommes étaient rentrés chez eux il y avait une heure de cela. Le dix-septième sembla ne pas remarquer le cafard qui s’était introduit dans la salle avant que celui-ci ne grimpât en vitesse sur le bureau de bois et commençât à agiter ses antennes. Le squelette se dégagea de sa stupeur, attentif, avant de cracher son cigare à l’autre bout de la pièce et de se lever brutalement en remettant ses gants à la va-vite :

« Le p’ti fils de ... J’le savais qu’y nous préparait une saloperie ! »

Alors qu’il saisissait son chapeau au vol, sa voix retentit dans tout l’immeuble des carabiniers en faisant vibrer ses murs : « Tout ceux qui sont encore sur place prennent une arme et s’ regroupent dans l’entrée, on part sur la minute, les enfants ! Maint’nant !»

Quelques instants plus tard, une quinzaine de policiers et leur commissaire suivaient aussi vite que possible la direction de la banque de Sinone dans le Dorsoduro. 

 

 

Un intrus.

Mr Di Onanizmo, guichetier de son état depuis trois dizaines d’années et qui s’était, comme à l’habitude, attardé sur son lieu de travail, délaissa immédiatement ses dossiers pour considérer l’homme qui se tenait à quelques pas de lui. Il était convaincu de n’avoir jamais croisé pareil énergumène, mais ne put considérer celui ci comme un danger. Le curieux bonhomme à casquette jaune lui souriait à pleines dents, les mains plantées dans ses poches, avec un tel naturel qu’il sembla à Mr Di Onanizmo qu’il devait s’agir d’un nouvel employé, visiblement peu au fait de la décence vestimentaire qu’implique un emploi dans le secteur financier.

D’un pas incertain quoique fort digne, il s’approcha du curieux bonhomme, pret à le sermoner vivement sur sa tenue.

Un bruit derrière lui. Le noble guichetier se retourna en un instant et s’immobilisa. Une farce. Les collègues sûrement. Comment expliquer sinon la présence derrière lui de deux nouveaux intrus, identiques en tout point au premier, qui lui offraient un large sourire et dont il était convaincu qu’ils n’étaient pas là la minute précédente ?

Du calme. Du calme et de la sérénité. Mr Di Onanizmo prit son aspect le plus digne et tenta d’invectiver le petit groupe d’inconnus. Il n’eut pas l’occasion de finir sa phrase, un nouveau bruit le forçant à se retourner de nouveau.

Le premier intrus isolé avait été rejoint par sept de ses camarades qui, ensemble, formaient une pyramide humaine jaune canari et souriante qui penchait un peu sur la gauche.

Le vieux guichetier resta un temps en suspens, à considérer la troupe devant lui d’un sourire maladroit et forcé. Quand un nouveau bruit retentit derrière son dos, il médita de longues secondes afin de décider s’il désirait sincèrement se tourner à nouveau.

Alors que le compte des intrus occupés à faire des holas synchronisées dépassait la vingtaine, le cerveau de Mr Di Onanizmo choisit l’évanouïssement pur et simple comme seule porte de sortie d’un monde qui lui échappait, estimant qu’un être de sa dignité et de son sérieux ne pouvait exister dans de pareilles conditions. Il ne put donc observer la cinquantaine de nabots jaune poussin recouvrir son corps d’une couverture et ajuster une plante en pot comme oreiller afin que le vieil homme ne souffre trop de sa position, sans omettre néanmoins de lui faire les poches, conscience professionelle oblige.

 

 

« Et nous allons où comme ça ?»

Les deux chevaliers parcouraient depuis déjà un certain temps les rues de Venise, longeant les cannaux qui perdaient leur chaleur à mesure que s’échappait le jour. Il semblait à Arthur que son compagnon ne suivait pas de direction précise, flannant à l’aveuglette, les yeux perdus dans le vague. Juan rajusta d’une main paresseuse son bérêt avant de répondre de sa voix grave, toujours teintée d’ironie : « Où allons nous, où allons nous... Qu’est-ce que j’en sais, moi ? Nous allons à l’aventure, voilà. Tu n’aimes pas ça, les aventures ? »

Arthur garda le silence. Ses fins cheveux blonds se soulevaient à chaque pas, recouvrant dans leur chute la majeure partie de son visage. Ses lèvres se joignirent en une moue boudeuse, une grimace d’enfant, et il continua de marcher à la suite de l’espagnol tout en cherchant de la main gauche la fiole d’alcool dans sa veste.

Personne ne paraissait faire attention à leur présence. La plupars des gens ignoraient le plus simplement du monde les deux hommes. Certains semblaient les apercevoir pendant quelques secondes, avant de retourner à leurs premières activités en toute indifférence. Arthur tenta de bousculer un badaud qui tomba à la renverse sous le choc et atterit à même les pavés. Celui ci lâcha un juron et considéra le sol avec méfiance avant de se relever et de poursuivre son chemin.

« Ca ne sert à rien, camarade ». Les derniers rayons de soleil s’attardaient sur les angles du visage de Juan : « Pour les vivants, nous n’existons pas vraiment. Ils te voient, ils t’entendent, mais ils sont incapables de se souvenir de toi. Parler avec un humain, par exemple, est très difficile, il oublie ton existance au bout de quelques minutes et repart tranquilement faire sa vie »

Arthur fit passer cette idée d’une gorgée de vodka. Il proposa sa fiole à Juan qui l’accepta d’un sourire discret.

« Dis moi la vérité, Juan. Nous tournons en rond, c’est ça ? Tu t’es perdu ?

- Absolument pas. La vérité est que je n’ai aucune idée d’où nous allons, mais je pense que nous y serons à temps. »

Arthur secoua la tête avec lassitude : « Tu es un peu fatiguant à me prendre pour un crétin.

- C’est toi qui es trop pressé. Où allons nous Juan ? Pour quoi faire Juan ?  Nous sommes des chevaliers, mon garçon. Les choses se déroulent ... différemment pour nous que pour les autres. Nous ressentons vrament les choses. Et puis, nous, nous sommes les enfants du hasard. Il veille sur nous avec soin, sais tu? D’ailleurs ... » Juan considéra un temps la petite place sur laquelle ils venaient de déboucher : « D’ailleurs, nous y sommes. Tu ne crois pas ? ».

Arthur considéra l’endroit avec calme. C’était une petite place pavée, vide et calme, sur laquelle la nuit avait déjà pris ses droits. Rien à première vue et pourtant, Juan avait raison, il le sentait. C’était là. Juste là.

Il lui était impossible de dire si c’était la lumière qui se déplaçait plus lentement que d’ordinaire ou l’air qui semblait saturé et oppressant, mais il s’en convainquit doucement. Quelque chose allait se dérouler à cet endroit. Quoi, il l’ignorait, mais il était maintenant sûr de ce que cet endroit était bien celui où eux, chevaliers de Venise, se devaient d’être présents ce soir là.

Une odeur de cigarillo le sortit de sa torpeur. Juan le considérait avec le sourire discret de celui qui sait avoir convaincu. Il leva les yeux vers les toits en maintenant son béret de la main : « Nous avons encore un peu de temps. Nous serons plus confortables en hauteur, un peu à l’écart. »

 

 

Jamel considéra avec applomb la salle gigantesque et métallique dont il occupait à présent le centre. Tout compte fait, il n’avait rencontré que très peu de problème à l’intérieur du bâtiment. Cela le dérangeait un peu, d’ailleurs, le fait qu’il puisse se trouver là, au coeur de la banque, à l’issue d’une progression si rapide et à ce point dénuée d’ennuis. Un vent très faible emplissait les murs d’une plainte faible et sourde, chuchotant à l’oreille de Jamel qu’il était seul et en sécurité.

Il examina longuement les séries de coffres qui s’alignaient en un quadrillage parfait le long des murs et parcouraient tout le périmètre de la pièce. Il avait donc réussi. Mais il ne voulait pas commencer dès maintenant à s’emplir des richesses qui l’attendaient. Tout cela avait été trop rapide. Il n’était pas n’importe quel voleur, après tout, il se devait de savourer cet instant à sa juste valeur.

Il s’assit dans un coin et sortit de son sac de toile une bouteille de vin et des gâteaux. Il s’occuperait des coffres plus tard, il avait le temps.

Il avait tout le temps.

La première bouteille vidée, Jamel s’affala contre le mur derrière lui et reconsidèra sa situation. L’endroit lui plaisait énormément. Les coffres silencieux lui donnait envie d’éclater de rire, tellement imposants et pourtant si vulnérables. L’alcool s’était logé sous son crâne et lui brûlait les joues d’une joie latente et inexplicable. Allons. Il ne devait pas perdre de vue ce pourquoi il était venu ici, on n’allait tout de même pas s’attarder.

Il jugea avec sagesse qu’il avait pourtant le temps d’une deuxième bouteille, objet qu’il pu extraire en un rien de temps de son sac. Il la teint en hauteur afin d’en admirer les reflets, fasciné par les mouvements du liquide dansant à l’intérieur.

La bouteille explosa en l’air, laissant Jamel profondément perplexe. Ce ne fut que quand il distingua à l’autre bout de la salle quatre carabiniers dont deux le mettaient en joue qu’il se sentit investi d’une peur panique, sentiment qui réussit à le remettre sur jambes et à lui intimer le besoin de courir. Quand il vit, à la suite d’un deuxième coup d’oeil, que les policiers avaient tous en haut de leur crâne la même masse noire que ses poursuivants quelques jours auparavant, la peur panique se mua en une profonde terreur qui doubla ses capacités à la course.

 

 

« Trop tard...»

La novice, essouflée par sa course, se plaqua contre un mur au creu d’une tâche d’ombre pour pouvoir observer la scène. Un groupe d’une dizaine de carabiniers, tous dominés par la légion, occupait la petite place en surveillant particulièrement la façade de la banque. Ils étaient positionnés selon une mosaïque qui leur permettait de garder à l’oeil l’ensemble de la place sans le moindre angle mort.

Rebecca était occupée ailleurs et ses deux camarades avaient reçu des instructions très claires sur les tâches qui leurs étaient assignées. La novice était seule, et ne pouvait attaquer la légion de front...

Elle se faufila dans une petite rue adjacente, d’où elle pouvait garder un oeil sur la place de la banque, sortit un fil d’argent et une aiguille et commença à s’affairer sur les ombres qui recouvraient la ruelle. 

 

 

27.04.2008

on the edge of something forgotten && un angel..

Deux petits photochimsages pour passer les digestions pacôtières, deux travaux assez différents qui devraient au moins éplucher quelque peu les cornées des fous de passage et des désœuvrés magnifiques, allez, rangez vos chocolats entre vos orteils et vos songes et roulez vous en boule dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, on est partis.

Premier travail photochimsique à base de 3 photographies différentes assemblées sous hugin. Assez content de celle là. A noter que les couleurs sont une véritable escroquerie, dans la mesure où celles ci ont été roulées au flou gaussien avant d'être rajoutées à la louche en overlay, c'est très mal, ne faîtes pas ça chez vous :


Tout ceci est de votre faute, voyons. Vous vous êtes comportés comme des enfants égoïstes depuis le premier jour où nous vous avions mis quelque beauté entre les mains. Vous vous en êtes emparés et l'avez affublé d'idioties infâmes, vous vous êtes sans cesse disputés comme des gamins grotesques à qui aurait le droit de cracher sur ce qui était précieux et de le couvrir de sang. Et aujourd'hui que vous êtes rempli de cette nausée incompréhensible devant de vieilles pierres, que l'histoire se moque de vous comme on moque un infirme et que vous vous avouez perdus, incapables de savoir ce qui danse sous vos yeux

Rendez à la folie ce qui lui revient de droit et fermez les yeux, l'innocence n'est jamais loin.


Autre photo un poil moins réussie, obligé de refaire les couleurs en entier vu que la prise originale était d'assez mauvaise qualité. Comme vous le remarquerez, c'est une cloche. Une bien belle cloche. Des comme qu'on en fait plus de nos jours, des grosses et imposantes cloches.
Ouais
C'est assez naze comme commentaire, de dire "oh la belle cloche!", mais bon.
Pas ma faute si c'est une belle cloche
gnagnagna

Lonah, le blog qui parle bien des cloches

24.04.2008

GLAZ -- Version Finale + interview

Badoum bam bam badoum bam bam badoum boum bam badabam bam

Nous avons le plaisir de vous annoncer qu'après une longue convergence quelque peu foireuse mais au dénouement étincelant, le vidéo-clip Glaz est fini et donc maintenant à disposition de tous les enfants de 7 à 77 ans sur le site internet ainsi qu'ici bas pour tous ceux qui aiment les champignons et les idylles pixellisées et incohérentes



Pour ceux qui ont réta les huits débuts successifs, ce clip est une recherche métaphysique de la question de l'homme face à autrui et sa position dans une société hostile qui l'empèche de s'accomplir. Cette très belle romance animée met ainsi en lumière le profond désespoir de l'homme moderne et la fuite en avant de notre société. Sisi.

Vous pouvez donc :
Télécharger directement la vidéo en chouette format pour la regarder peinard, les doigts de pieds en éventail un soda à la main chez vous

Aller voir la version blip.tv jolie mais qui rame un peu

Regarder la version youtube en dessous qui ne rame pas mais qui est moche, et oui :

Afin de vous prouver que Lonah, c'est plus qu'une industrie de création de flyers, voici ci joint l'interview de Fabio Cousteau, acteur phare du film qui a interprété de tout son cœur un des champignons de ce film :

Monsieur Fabio Cousteau, bonjour. Comment avez vous approché le rôle du champignon dans ce premier court métrage?
Ma foi, ma foi, ça a été un défi d'acteur pour moi que d'essayer de comprendre la psychologie d'un champignon, de pénétrer l'existence de ces êtres complexes afin de pouvoir jouer ce rôle. J'ai passé ainsi plusieurs journées immobile dans l'herbe afin de pénétrer le rôle dans le sens de la profondeur. Je me suis aussi mélangé régulièrement à de la salade et un peu de vinaigrette afin de retrouver dans mon jeu et mon expression la sincérité nécessaire au rôle

Et pour les scènes dîtes d'action, vous vous êtes fait remplacé?
Absolument! Autant j'ai joué avec mon cœur pour l'interprétation sensible et psychologique, autant j'ai laissé soin à ma doublure, Romain Cousteau, d'assurer les cascades lors des chutes ou des scènes sensibles, ce qu'il a fait avec beaucoup de professionnalisme une fois que je l'avais ligoté et bâillonné, force m'est donné de l'admettre.

Pour vous, les champignons, c'est une vocation, ou un simple passage dans votre carrière?
Je ne sais pas encore. Je pense qu'il y a encore beaucoup à faire pour remettre sur grand écran les champignons tel qu'ils le méritent, mais je ne veux pas m'enfermer non plus dans un seul type de rôle. On sort transfiguré de ce type d'expérience, vous savez, je ne peux m'empêcher maintenant quand je passe à côté d'un étalage de faire furtivement quelques bisous aux champignons qui sont là, avant de tous les acheter pour ensuite les remettre en liberté dans la nature.

On dit qu'il y a eu quelques frictions entre les différents acteurs clés du film. On a parlé notamment d'une dispute avec Stéphane Cousteau...
Des racontars! S'il faut écouter toutes les rumeurs.... Stéphane est un très bon acteur en qui je croie réellement, il a juste osé touché ma guitare dans un moment d'égarement, et je l'ai donc dépecé dans un autre moment d'égarement comme je l'aurais fait avec n'importe qui, des petites disputes d'artiste comme il y en a tous les jours...

22.04.2008

pantin

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20.04.2008

Quelques visages sur les chevaliers

Pour ceux qui ont le courage de suivre les aventures des chevaliers dont les 6 premiers chapitres sont dispos à la lecture sur le site, voici quelques visages esquissés par Clochette sur les personnages en question, hop hop.

Juan...




Jamel...




Et le vénérable Paul...



Bonne fin de week end à tous, profitez en pour laisser votre cerveau s'écouler un peu le long de votre colonne vertébrale comme une vieille confiture, il l'a bien mérité. Vous ne vous rendez pas compte aussi, tout le stress que vous imposez régulièrement à cette fragile masse grisâtre ballotée d'un flanc à l'autre de votre boite crânienne et régulièrement mise à contribution afin que de sa singulière auto combustion émanent quelques fleurs odorantes et raisonnées destinées à assoir votre autorité sociale. Et puis, ça a un côté agréable que de le sentir couler doucement le long de votre nuque de l'intérieur jusqu'à ce que votre tête ne soit plus qu'une simple boite pleine de vent, on y prend goût.

18.04.2008

Sisters

Petit dessin fait et retouché sous photochimse en pensant de loin aux Soeurs des chevaliers de Venise. Cliquez sur l'image pour un grand format


Nous sommes...
Ce murmure incessant qui ne vous a jamais quitté depuis le premier jour de votre folie
Chaque fois que vous déposiez un pas de plus, chaque fois que vous prononciez une parole de trop
Nous étions là, cachées, à compter ce qui ne se compte pas.
Nous vous avons dessiné une danse formidable, une aventure superbe qui tombera sous votre sang. Nous avons tracé la moindre de vos hésitations, avons joué d'avance vos doutes et les avons accordé en une farandole délicieuse. Nous n'avons oublié ni vos rires, ni vos larmes, écris dans l'alphabet des fous de ce monde. Chaque cadence était une évidence cachée. Chaque fois que vous comptiez vos jours, l'orchestre gardait son souffle et guidait votre voix.
N'allez pas croire que vous ne vous appartenez pas. Cette vie gâchée suit une des arabesques qui dessinent le grand bal auquel nous avons convié les Dieux et leurs Joies. Vous étiez libre de ne pas exister et avez refusé cette petite mort, souffrez donc qu'à fleur de songe, à l'orée du miracle, nous ayons mutilé votre volonté de son superflu, son inutile.

Nous n'avons jamais été là
Nos mots auront été dessiné dans le sable
Tracés dans la fumée
Et pourtant

Il ne sera pas dit que nous n'aurons pas pleuré avec vous

16.04.2008

Tournée de musique libre en france, à Paris le 28 avril

Les aliens nous ayant répondu par mail pour nous présenter leurs excuses et nous proposer de modifier les faux souvenirs de notre formidable pianiste en le rendant artificiellement fan de cucaracha, nous pouvons donc passer à un sujet plus agréable en signalant une chouette initiative organisée par Dogmazic, à savoir la tournée des groupes NiCad et Mucho maestro en france, tous deux groupes sous licence art libre originaires du pays où on fait de la bicyclette dans les nuages.

L'art libre c'est bon mangez en, fourrez vous en dans les oreilles en riant et en courant dans les herbes folles de la jeunesse, allez, hop hop on a dit, tout le monde en bermuda à rayures en train de s'ébattre dans la nature en poussant de petits gloussements sympas et en cadence, ça enrichira votre position sociale et votre recherche de l'âme humaine amplifiée.

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Les lieux, les dates :

28 / 04 / 08 à PARIS à Partir de 19h30

vs.jpg + VS (Paris), Electro trip down post rock…

à La Scène Bastille 2 bis RUE DES TAILLANDIERS 75011 PARIS, PAF: 12 euros !

30/04/08 à Bordeaux à partir de 21H30 au Port de la Lune / Comptoir du Jazz 59 quai de Paludate 33000 Bordeaux… PAF : 8 euros !

03/05/08 à LYON à Partir de 20h30 au Sonic Face au 4, Quai Etroits 69005 Lyon… Contact : 04 78 38 27 40

07/05/08 à LILLE Salle La chimère - 95 Bd montebello 59000 Lille…

09/ 05/08 à Roubaix à L’HOTEL de la Musique 4, Rue Babylone 59100 Roubaix… Contact: 03 20 73 74 68



PS : une représentation grandeur nature du groupe Indochine (que la Corée du Sud, après réflexion, ne nous envie plus, les cons) dont vous trouverez la photographie ci dessous devrait être offerte lors du concert parisien, ne ratez pas cette touche hype dans votre vie les enfants

14.04.2008

Lettre ouverte aux aliens



Chers aliens.

Depuis maintenant un certain nombre d'années que votre existence est reconnue de tout individu, pour peu qu'il fasse preuve de conscience et soit soucieux de son auto-formation scientifique par les pages techniques de télé 7 jours, nous (lonah) sommes restés à une distance respectable de vos grosses têtes globuleuses et de vos occupations ludiques, convaincus que nous étions de ce qu'une limite saine et claire se devait d'être tracée entre nous.

Néanmoins, cette situation ne peut plus durer, vous en serez vous même conscients. A ce titre, nous poussons ici la délicatesse de vous signaler de ce que nous aurions pu rester en termes corrects s'il n'avait été de votre propre action que de perturber notre travail. Comprenez bien : nous ne nous amusons pas à saboter vos charmantes opérations de capture d'humains roses dont vous abusez corporellement sous de basses excuses de conquête de l'univers. Vous vous offenseriez à juste raison si chaque fois que vous pratiquiez le rapt d'un humain, nous venions faire les marioles et perturber la bonne marche de vos opérations.

Et bien nous, c'est pareil.

Je vous voie d'ici dandeliner de la tête comme vous savez si bien le faire, et disparaître dans un halo lumineux qui fait bzitbzit en prétendant ne pas voir de quoi nous voulons parler, et Bernard Henri Levy ferait d'ailleurs la même chose à votre place. Sauf que, citant [GiveMeBackThisVodkaCoco]-Raph, nous disons Halte là coco.

Halte là coco. Coco déjà parce que vous seriez bien en peine de repousser l'accusation seine d'homosexualité communiste qui vous colle à la peau depuis votre petit show de Roswelle, et Halte là qu'il faut comprendre comme une injonction à cesser de nous prendre pour des billes.

Le problème? Le problème, voyez vous, est le suivant : Comme chacun sait, vous avez à coeur quand vous devez intervenir dans l'existence d'un humain de l'abandonner ensuite avec de faux souvenirs plein la caboche. Jusque ici, rien de grave, c'est même d'ailleurs de votre part une marque de politesse et d'obligeance vis à vis des spécimen que vous prélevez visant à ne point perturber la vie sociale de vos victimes.

C'est juste que nous avons récemment repéré chez un des nos membres pas mal de ces faux souvenirs qui perturbent de fait notre travail harmonique. En effet, [FuckYouI'mRelax]-Peete, pour ne pas le nommer, grand pianiste devant l'éternel et derrière aussi, petit coquin, est sincèrement convaincu de ce qu'il aime le death metal et donc (drame), de ce qu'il est possible d'avoir dans un morceau en même temps une guitare qui bourrine, un piano qui bourrine, une batterie qui bourrine et une basse qui bourrine et que ça rende bien.

Et voilà la tragédie que vos petites actions, chers morpions interstellaires, nous imposent. Car quand on mélange toutes les choses sus citées dans un morceau, ça fait de la polenta bouillie de fréquence et c'est pas joli.

Nous voici donc, par votre faute, oh étrons d'outre espace, condamnés à lutter contre le papa de Mornings afin de l'empêcher de transformer la musique lonhesque en une compression affreuse et sonore. Et nous le voyons souffrir, qui plus est, nous voyons bien dans ses yeux qu'il ne comprend pas pourquoi nous le ligotons contre un ampli régulièrement. Et cela ne peut plus durer.

Nous vous envoyons donc cette lettre ouverte afin que lors de votre prochain kidnapping de notre adoré [HaveIAlreadyTalkedToYouAboutTheStructure?]-Peete, vous ayez l'obligeance de changer ça. Au cas où vous refuseriez, sachez que nous sommes prets à émettre en boucle du Indochine sur les ondes galactiques jusqu'à ce que l'entropie pseudo-gothique de ce groupe que la Corée du Sud nous envie vous broie les couilles.


Sincèrement et bisous sur votre galactique fesse gauche de Romain qui n'a pu s'en empêcher mais Dieu est miséricordieux.

12.04.2008

Flanders && Time is like a dog

Week end. Laissez votre cerveau reposer un peu dans sa boite crânienne, étendez vos doigts de pieds en un éventail harmonieux et délicat soulignant votre capacité à ne faire qu'un avec l'univers et versez vous un quelconque stupéfiant à la santé des fous.

Photographie faîte (je croie) à malaga, avec une longue exposition et pas mal de taff ensuite avec des fractales pour faire ressortir les textures et les courbes.



Le temps est un chien fidèle qui vous trottine dans les pattes toute votre vie
Toujours derrière vous à grogner et traîner sa carcasse dans l'empreinte de vos pas
Un meilleur ami de l'homme comme une malédiction joyeuse qui tire la langue
Et jappe à la lune

Time is like a dog.

Et autre photographie qui ce cou ci est un véritable travail artistique. L'auteur a essayé dans cette oeuvre de retranscrire l'infinie possibilité de la transcendance de l'instant et la folle course en avant que représente la vie et la baccalauréat. Posant audacieusement un pont métaphysique entre l'étant et le pop-corn, cette oeuvre interpelle le badaud exactement au niveau du colon afin de le pousser dans ses ultimes retranchements et de retrouver à la fois Dieu et la haine des endives


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Lonah, où le seul blogue qui prend vraiment soin de votre âme d'artiste

09.04.2008

Clip Fly me : Work in progress #2.256

Pom padoum padam, poum padoum pam pam

Pam pam?

Bernard Henri Levy!
Pam!

Vous l'aurez deviné, nous avons donc aujourd'hui les gargouillements de bonheur de vous présenter la version 2.078 beta 53 rebase 1 du work in progress 2 du clip fly me. Au menu, on a viré la première partie bizarre que [AlienChangedMyLife]-Peete qualifiait en son fort extérieur de "pas top top", ce qui signifie déjà qu'il a une âme d'artiste et ensuite qu'il trouvait ça à chier. On a ensuite mis plus de dessins qui bougent parce que les dessins qui bougent, c'est du rêve en boite ma p'tite dame, et on a fait joujou avec les cartes dans de vastes suites de calques qui se superposent les uns aux autres que c'en est révoltant

Juste une version youtube, donc, que voila :


A noter que le taff sur le clip reprend vu que nous avons pu faire avant hier des prises vidéo de Peete et [Merrow]-Steph dans Paris, ce qui est la deuxième phase importante de ce pâté sur trois. Nous porterons au plus vite sous vos yeux assoiffés ces prises où [DethMetalIsMyLife]-Peete nous fait de superbes imitations de terminator décontracté pendant que le chat lui se cache sous sa capuche.

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