02.07.2008
Devoir de réponse aux 52 supporters de la loi HADOPI
Mesdames et messieurs. Le présent billet est une déclaration commune née sous les hospices de LibreAcces écrite d'une main conjointe avec le sieur Rico Da Halvarez président de Dogmazic avec les hochements de tête appuyés des garçons de Ralamax Prod.
Promis, on se la joue sérieux juste là et nous repartons pour les rives stupéfiées dès le prochain post avec en vrac la suite de Welcome In LA, de la musique à écouter (incroyable) et moultes choses formidables. Mais bon, là, on est sérieux, donc faîtes vous bien la raie sur la côté, asseyez vous les jambes bien droite et le buste relevé et arborez je vous prie l'air le plus sérieux que vous puissiez composer, on est partis.
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En fin du mois de juin 2008, 52 artistes de la scène musicale française se sont donné la main dans un élan spontané afin de clamer d'une même voix leur soutien au projet de loi titré "Création et Internet", dont l'examen au Sénat est programmé dans les prochaines semaines. La loi en question se présente comme un aboutissement de la course de sac aveugle que mène le gouvernement face à la généralisation du piratage, instaurant la maintenant célèbre "riposte graduée" qui permettra dans l'idéal de couper les accès Internet des contrevenants.
Tout ceci resterait très émouvant si la loi en question ne constituait pas dans sa nature même une absurdité complète aux relents liberticides et vouée à l'échec. Instaurant de fait un flicage de l'activité sur Internet de l'intégralité des internautes français, la riposte graduée risque d'agir comme la meilleur propagande qui soit pour le développement des réseaux cryptés, rendant impossible toute surveillance des échanges numériques. Le bilan de cette loi s'annonce donc comme un nouvel échec qui n'aura donné finalement naissance qu'à un nouvel outil de surveillance généralisée de la population.
Il convient donc de se demander dans quelle mesure nos 52 porte paroles des majors ont réellement cherché à comprendre les enjeux de leur déclaration commune. Que l'économie de la musique soit actuellement dans un état très difficile et que de nombreux emplois soient menacés avec elle, personne ne peut réellement le nier. Et la question n'est pas là. La question est de savoir si face à ce bouleversement technique et social, il convient de chercher et d'éprouver de nouveaux modèles économiques répondant aux exigences de la situation actuelle ou s'il est plutôt préférable de se ruer tête baissée dans tous les murs de béton disponibles, en appuyant le vote de lois qui ont ceci de remarquable qu'elles sont à la fois inutiles et néfastes.
Alors que sur scène, nos 52 artistes prennent la culture en otage pour justifier une nouvelle aberration législative, dans les coulisses, de nombreux acteurs travaillent sur de nouveaux modèles sociaux et économiques permettant d'imaginer une juste rétribution des artistes en accord avec l'état actuel de la société. Parmi ces initiatives se place notamment le mouvement des musiciens, cinéastes, écrivains, graphistes qui ont fait le choix des licences de diffusion ouverte, Licences Art libre et Creative Commons, licences qui créent un cadre fiable et légal pour la circulation des oeuvres numériques sur le réseau. Choisissant le partage et le libre accès à la culture comme première pierre de l'édifice, ces acteurs ont prouvé qu'il était possible de créer de nouveaux modèles moraux de diffusion et de bâtir une économie sur ceux ci.
Nous appelons donc chacun des 52 signataires du soutien au projet de loi "Création et Internet" à venir découvrir avec nous ces nouvelles solutions, peut être un peu novatrices, peut être un peu déroutantes en regard des vieilles habitudes, mais qui ont déjà beaucoup plus de chance de porter en elles les solutions de demain que peut en avoir l'actuel bal des hypocrites dédié à la lutte contre le piratage.
Mais comme il est amusant de répondre à l'appel des 52, par pur jeu et en toute connaissance de cause, nous divulgons au public un appel plus conforme à notre point de vue.
Voici l'Appel des Créateurs Ouverts au Partage, parodie et contre-manifeste du premier, destiné à être signé sans modération par quiconque en mesure les enjeux politiques, car il est truffé de vraies raisons d'en vouloir à ce texte de loi, ce qui en soi suffit à lui donner foi :
Nous sommes inquiets, très inquiets, nous aussi. La France a créé les droits d’auteur, certes : enfin non : et il conviendrait d’être précis et ne pas dire n’importe quoi si l’on prétend défendre et illustrer le droit d’auteur (Statute of Ann & Petite histoire des batailles du droit d’auteur). La France adore la culture, certes. Mais l’État français s’apprête une fois de plus à défendre une poignée d’artistes et leur appareil de propagande, qui enrage de n’avoir pas su s’adapter à la nouvelle économie de la connaissance, du partage.
Au lieu d’adapter leur modèle économique, ces Industries du siècle dernier veulent nous offrir des minitels pour accéder à leurs contenus ! Au lieu de constater que la créativité n’a jamais été aussi vigoureuse, ces Industries de loisirs pensent encore que le monde entier se pâme devant leurs rengaines à la mode, sentimentales et formatées, ou leurs fonds de catalogue ! Ces entreprises ne représentent pas la diversité culturelle, elles lui ont presque toujours fermé leurs portes, dans tous les domaines, ou l’ont pillée sans vergogne pour en tirer du profit. Cela dure depuis bien longtemps… Cela s’accentue même.
Notre activité artistique a de tout temps toujours été fragile, mise en péril. La plupart de ceux qui ont apporté à la musique, à la culture en général, géants sur les épaules desquelles nous nous tenons, sont morts dans la misère, et parfois l’humiliation et les moqueries de leurs congénères. Et le phénomène touche toujours autant les jeunes créateurs de ce pays, qui vivent dans leur immense majorité bien en dessous du seuil de pauvreté, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.
Ce n’est pas en légiférant pour perfuser une cinquantaine de millionnaires (enfin, surtout ceux qui en exploitent les revenus, les auteurs restent toujours le dernier maillon de cette chaine) que le problème du piratage se règlera ! La cause du déclin de l’industrie culturelle n’est certainement pas le développement actuel des échanges d’œuvres, mais l’appétit féroce de leurs receleurs, qui aujourd’hui tirent les ficelles jusque au cœur notre parlement, proposent dans nos lois des mesures contraires aux droits de l’homme et du citoyen, et cherchent à imposer par force les modèles économiques de leur morbide de fin de règne, aveuglés par la vision des gains qui leur filent entre les doigts. Cette crise à pour cause essentielle leur inadaptation aux nouveaux défis qui découlent du développement fulgurant de l’économie numérique.
L’incompétence se paie !
Il faut vivre avec son temps !Il faut admettre que le public, grâce à Internet, dispose désormais durablement d’une offre culturelle sans barrières. Il faut admettre aussi que toute tentative de contrôle des échanges virtuels n’aura pour effet que d’intensifier les méthodes de contournement, et donc de multiplier les contrefaçons.
Il faut au contraire faciliter l’accès aux œuvres, restituer la confiance, et nous y encourageons sciemment le public, car nous sommes persuadés que la liberté de créer dépend de plus en plus de la préservation de la liberté d’échange sur internet.
C’est pourquoi nous encourageons le public à télécharger nos œuvres, à les partager, à les découvrir, que ce soit gratuitement, ou en les achetant lorsque celles-ci l’ont touché. Oui, nous avons confiance en nos concitoyens, qui savent être reconnaissant de la générosité qu’on leur témoigne. Non, nous ne défendons pas la gratuité, mais le bien commun, socle de toute culture civilisée.
Le projet de loi, proposé par la ministre de la Culture, issu de la mission menée à l’automne dernier par Denis Olivennes, nous donne de très bonnes raisons de penser qu’internet risque de se transformer en tombeau de la liberté d’expression, c’est pourquoi nous nous engageons à le combattre avec toute notre énergie, dans le respect des droits d’auteur, par l’utilisation des licences libres et ouvertes. Et l’exception culturelle qu’elles portent en elles. Cette exception réside dans leur forme de légalité, qui refuse les verrous et la criminalisation des usages culturels, et restitue à la culture son vrai rôle, qui ne se définit pas avec des frontières, des punitions ou des interdits.
Arrêtons de marcher sur la tête !
Nous ne laisserons pas 52 artistes qui ont eu la chance d'échapper à la misère endémique de leurs confrères, et leurs épiciers lobbyistes et avares dicter leur loi au pays des droits de l’homme ! Nous sommes des musiciens, mais aussi et avant tout des citoyens !
Signataires :
Sac à boulons, miluz, Trois P’tits Points, People Ignore who i Am, Kew, Philippe Catoire, shaoshyant, Fantastic House, dogbreath, Killroy Was Here, isotrak, kernem, rocksongs, O.P.A, L’Heureux Cycleur, Loubia Dobb System, davidstr, sam, why the a, matmix, Explicite, Siegfried Gautier, Hitmuri, Gloup For Free, dead joshua, Patrick Maverick R, Crème Brûlée, Eddy van G., Ms Piggie Popp, dana hilliot and his friends, aisyk, uberlulu, Miss Helium, P2R Prod, tdBt, Tsunami Wazahari, Christophe E., TDW, Michel Sardon, Mankind Concept, @dn56, Marco Zakka , Lonah … (to be continued)
17:33 Publié dans Monde de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, hadipo, hapido, hapodi, bon, j'arrete, c'est nul
30.06.2008
Welcome in libre acces (gniiii gniii gniiii 1/2)
Tadam Toudoum Tadam Toudoum tadam.
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gniiiiiiiigneeeeeeeegniiiiiii.....
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Tadam Toudoum Tadam Toudoum Tam.
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Vous passez d'une main glacée les gigantesques portes battantes qui donnent sur la ruelle sombre au creu de laquelle vous avez attendu deux heures durant, le temps enfin de réussir à vaincre la peur qui grignotait votre estomac en faisant "schkronk schkronk" (1) tout le long de la route noire et froide qui vous avait conduit jusqu'à votre but. Et vous voila, dans un froissement lourd de bois au parmesan, à fouler d'un pied décisif quoique un peu mou de l'orteil le gigantesque hall d'entrée de la bâtisse, les deux pieds (celui qui foulait tantôt ayant regagné son copain) plantés au beau milieu du long tapis rouge qui invite le visiteur (c'est vous) à gravir les escaliers en contreplaqué (2) que vous voyez s'enfoncer au loin dans un noir sinistre et peu accueillant.
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Libre Accès.. Le nom revient faire la tapin au creux de votre mémoire. Vous y croyiez à peine, alors que aviez entendu, dans un vieux pub de la 17° avenue, une vieille peau à moitié aveugle et un sixième voyante ( le tiers restant relevant plus de la crevette séchée dans une vision strictement auditive ) prétendre qu'elle savait, oh oui... (gnark gnark gnark), elle savait, elle savait très bien, même, où se cachaient les locaux de Libre Accès, la célèbre organisation secrète (woups, quelqu'un à vu que c'était foireux? ) dont on n'osait parler qu'en chuchotant à la machine à café. Un mythe, presque, une légende urbaine, soupirerait-on, et pourtant vous voila, bien obligé de continuer votre exploration, vu qu'il n'y ne reste plus aucun espoir d'aller voir la france en finale avec une bonne bière à une heure pareille..
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(à ce stade, tant que j'y pense, non, promis, on parle bientôt de musique dans ce bloug avec de vraies choses à écouter. Non, juste, on oublierait parfois qu'lonah, c'est d'la musique avant d'être de la masturbation textuelle prononcée. Mais ça s'arrange dans la semaine. Reprenons.).
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Un air froid remonte le long de votre porte-jarretelle(3) et glisse dans votre dos en vous incitant à remuer les épaules comme si vous étiez un bébé-phoque en train de crever ridiculement sur la banquise. Vous contemplez un temps les lustres de nougat(4) au plafond, puis, d'un coup d'un seul (5) réalisez que vous n'êtes pas seuls. Il était là depuis longtemps mais n'a pas jugé bon de se retourner, occupé qu'il était à brancher une caméra à un circuit en série de géraniums mis en réseaux par un fer à repasser sur lequel il avait préalablement installé une chouette distrib' linux....
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Le vénérable Angel semble se soucier assez peu de votre présence, il vous jauge un court instant de son regard glacé avant de vous faire signe d'emprunter l'escalier et de se remettre à son ouvrage..
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Un à un, les marches couvertes de rouge défilent sous vos pas(6) et vous arrivez au premier étage, un peu hagard, à l'image d'un thon rouge qui se retrouverait à une première de "Bienvenue chez les chtis", pour se faire une idée. Hagard, donc. Vous jaugez lentement les deux portes closes en bois noir, rassemblez tout votre petit courage et frappez enfin à la porte d'une nageoire hésitante (c'est pour garder le côté hagard de tout à l'heure). Les coups résonnent le long du sol avant que des pas ne se fassent entendre de l'autre côté. Vous reculez brusquement comme un faon sortant de l'eau alors que la porte s'entrouvre et laisse apparaître un homme au regard noir, une perceuse à la main gauche et un fusil mitrailleur à la main droite. .
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Puis la porte s'écarte et s'offre à vous un long couloir sombre (6) tranchées de filets d'une lumière pâle (6.5). Vous l'empruntez d'un pas maladroit, maladroit comme le serait un Chti esseulé plongé tout nu dans l'avant première de "Bienvenue chez les thons rouges". Alors que vous avancez en faisant (7), vous êtes brusquement arrêté par un homme curieux qui, sans vous adresser un seul mot, prend consciencieusement vos mesures en sifflotant légèrement. Il vous adresse un sourire respectueux alors qu'il ajuste son ruban autour de votre mollet, soupèse le gras de votre rein gauche d'un air expert, puis disparaît dans le noir sans une parole..
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Vous arrivez enfin au bout du couloir. Alors que vous êtes sur le point d'ouvrir la seule porte qui s'offre à vous, une odeur de sang frais vous pénètre les narines. Elle provient de votre droite, où vous distinguez un autre homme, très occupé à essayer d'insérer des membres humains déchiquetés dans un ordinateur. Sa voix, entrecoupée, vous parvient finalement jusqu'aux oreilles : .
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Alors, donc, si je branche le rein sur du SCSI, je suis sûr que ça pètera pas, sauf que... ha oui, bien sûr... j'ai le rein, mais je n'ai pas les drivers... ou alors, si j'interface avec les deux ongles arrachés de l'autre gars de microsoft, du coup.... non... il me faudrait un rein plus jeune dont je pourrait flasher le bios, ouais, ce serait déjà mieux.....
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Un autre bruit, sur votre gauche cette fois. L'homme est élégant, une certaine classe s'imposant d'elle même autour de lui. Il vous dévisageait depuis déjà un certain temps, se décide à se lever du bazar d'électronique sur lequel il s'était affairé et commence à vous dévisager curieusement en souriant : .
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"Dîtes moi, mon cher, je m'excuse, mais comme vous ne le savez surement pas, je suis dans les projections libres et sauvages. Moui, un concept qui m'est cher, vous saisirez, je libère d'abord, hein, bien libéré, et ensuite, je projette. Tenez, une jeune femme d'environ la trentaine, hier, elle a fait une projection merveilleuse! A 80 km/h contre le parvis de notre dame, c'était une de mes plus belles projections. Halalaaaaa.... Vous auriez vu ça....". Il semble se perdre dans ses souvenirs avant de se rappeler de ce que vous étiez là. Son sourire s'agrandit alors qu'il pose une main sur votre épaule et commence à parler en ricanant : "D'ailleurs, vous même dîtes moi, me semblez un matériau... de premier choix... oui... il faudrait d'abord vous libérer bien sûr, n'est-ce pas, vous êtes à Libre Accès, là, on ne fait que dans le libre, vous comprendrez..... Mais ensuite, ma foi, je vous sens un très grand potentiel artistique. Vous avez déjà été sauvagement projeté quelque part? ".
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N'écoutant que votre intestin grêle, vous vous ruez d'un coup d'un seul (5 aussi) sur les deux portes noires que vous ouvrez d'une grande ruade et refermez derrière vous. La pièce dans laquelle vous avez atterrit est encore plus sombre que la précédente. Un léger bruit, comme un cisaillement, naît derrière vous....
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(et là, donc germaine, la fête du suspens et de la bave en équilibre. La suite bientôt, les enfants, serez vous un dernier bloody mary et allez vous coucher.).
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(1) : Si votre bedaine n'émet pas le supposé "schkronk schkronk" mais plutôt un truc du genre "gaaargruik" ou "blblblb", c'est très probablement que vous êtes atteint d'une maladie rare et pernicieuse avec un nom en "ie", comme la platysenthrie, la rhinostraptésie ou encore la phlagtésie rouge aiguë (plus grave). Vous êtes alors autorisés exceptionnellement à quitter la lecture de ce bloug est de courrir dans la rue en direction du photomaton le plus proche en hurlant des trucs du genre "je vais mourir" ou "Adieu, adieu vous tous mes frères humains que je ne connais point" ou encore "le chocolat crunch, c'est bon mais un peu mou, mettez le au frigidaire et ça ira mieux". Au choix..
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(2) : On est à cours de Nougat, ces temps ci. Désolés..
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(3) : Faîtes pas votre mariole, Brando..
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(4) : is explained by (2) in a verry attractive and subtile way. Or it could be that (4) is explained by (3) in (8) plus (6) I keep (9) and give you back (7). You choose the deal, my lo'wd..
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(5) : Wahou, merde, il se passe des trucs en plus. D'un coup d'un seul, ça plaisante pas :)..
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(6) : Hou hou. Hou hou. Hou hou Hibou Genouuuuu. Houuuuuu. Hibouuu Genouu. Hou Hou Hou. (à prononcer d'une voix gutturale et écorchée avec si possible une p'tite reverb dans les aigus).
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(6.5) : Hou hou, hein, restez concentré..
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(7) : petite annonce : recherche cri du thon rouge de toute urgence, écriture simple demandée. Ecrire à [Merrooww]-Steph qui ne transmettra pas, enfin si, bouge pas, je ressoude mon chat et je m'en occupe..
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22:31 Publié dans Tralala | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : perceuse, petit machin noir, vis, tournevis, enfoncevis, defoncevis, toutes les vis du monde
28.06.2008
Romain, ce héros
Romain, ce héros. Etalez (splash) la confiture loin dans les contrées verdoyantes des miracles au caramel et des chants à la noix (fermentée, si possible, sinon, concassée avec des anchois), oh mes frères, hurlez (ha) de joie en louant un frigidaire à 8€ de l'heure + l'intérêt semi dégressif à huits vitesses, riez (hi) en insultant les lunes et les entrepôts plein de sucre en poudre, car nous contons aujourd'hui la réussite flagrante de Romain (ce héros) lors de son concours de l'an dernier de boumboum de l'école polyclaquettine de Saint Batterie, école réputée pour sa cruauté et sa difficulté et dont le simple nom fait trembler toutes les poignets platinées des contrées verdoyantes sus-citées et sous-citées aussi, après tout, on sus-cite toujours et on ne sous-cite jamais, moi, ça m'rend malade.
En cette journée ensoleillée parisienne de 2007, se déroulait au sein des locaux officiels de l'école polyclaquettine de Saint Batterie les Examens de BadaBoum auxquels étaient soumis tous les élèves de l'école. Alignés en file indienne dans leur toge blanche, les pieds nus, les poignets tendres et appétissants, ils attendaient chacun leur tour de venir effectuer devant un jury glacial l'épreuve sur laquelle ils avaient sués et pleurés toute l'année durant. S'ensuivrait un jugement prononcé sur la performance qui irait de la condamnation immédiate à mort aux félicitations avec calins du jury en passant par l'affliction d'un disque intégral d'Indochine en boucle sur la récente victoire française contre les pays bas(*). Autrement dit, ça chiait correctement dans son caleçon en se compressant les glands au trouillopompe dans la p'tite file indienne des futurs suppliciés.

Arriva le tour de Romain. La cervelle du précédent élève reposait encore plantée sur la charley et des sanglots étouffés parvenaient de l'enclos dans lequel on enfermait les redoublants. Les silences se turent (tiens, c'est extrêmement con comme phrase, on garde), les bouchent se bouchèrent ( mouais ) et on va éviter de se lancer dans un trip d'écriture passablement pourri, hop.
Tadam.
Romain repoussa d'une main indolente la petite mèche blonde qui traversait son front d'un éclat romantique et posa son cul sans délicatesse sur le petit tabouret noir en cuir. Il leva lentement les bras dans un geste très classe un peu à la Enrico Mattias...
(wahou)
(ramenez les lardons)
(foussshhh)
(...)
Quelques minutes plus tard, deux des éminents membres du jury perforés par la honte s'étaient donné la mort par ingestion de leurs propres cheveux. Une centaine de femmes reparties dans le monde venaient de connaître un inexplicable orgasme qui les avaient surpris dans leurs routines les plus diverses et on venait subitement de découvrir un ancêtre commun au chimpanzé et au fan de Tokyo Hotel, chaîne manquante dans l'évolution, ainsi qu'une carotte en forme de Michel Sardou dans un champs d'auvergne. Pour parler pudiquement, Romain venait de jouer.
Et bien vous savez quoi?
Les notations usées dans l'école polyclaquettine de Saint Batterie sont les suivantes :
5° mention : vous êtes viré, didier.
4° mention : et un an d'plus pour Rufus
3° mention : smlrborrrrrff Ivanorf
2° mention : pas mal, charles
1° mention : ouahou mon louou
Et bien, apprenez que terrorisés par le génie poumpoumtier de [EveryBottleInTheWorld]-Romain, le jury se couvrit de honte en ne donnant à cet homme au pectoraux luisant sous le soleil de Macao qu'une seconde, pas première du tout, mention.
Le seul truc qui rattrape, c'est que le petit henry a fermé sa p'tite gueule.

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(*) : A ceux qui débordant de mauvaise foi et de crème fraiche voudrait tenter d'y établir une impossibilité temporelle, nous rappellerons que les récents travaux de recherche de [F*ckMeI'mACat]-Steph sur les déformations temporelles ont prouvé que la concentration en un même endroit de plusieurs caribous habillés de rose à poix jaunes suffit à causer une concentration insupportable de glucose, ensuivant par les célèbres principes de de ShrodinShplong un trou noir de taille modeste causant des équivalences temporelles incroyables. Parce que lonah, c'est aussi d'la culture, les enfants.
11:50 Publié dans LeMondeEstMarrant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2008
Comment gérer l'amour et les sandwichs au surimi
Padoum padoum pom pom padoum pom pom badam poum.
Non, juste, la musique c'est no't truc, à Lonah, not' p'tit artisanat branché dans l'quel on a casé toute not' putain d'sensibilité, qu'est-cequ'vous croyez, aussi? Nous, à Lonah, on transpire des harmonies par les pores en faisant toudoudoum toudadida yeaaah sans même y penser tellement qu'on a ça dans la peau, les organes internes et même ce petit boût d'pâté cosmique qu'on appelle âme et qui est scotché derrière le rein droit, bah oui.
Du coup, comme vous vous en doutez, hein, on va pas vous vendre des cracks ou vous découpez les sardines grillées dans l'sens de l'horizon, on est entre nous, donc, comme vous vous en doutez, l'truc qui va avec tout ça, c'est c'qu'on appelle la célébrité. Bah, oui, parcequ'on est célèbre, à Lonah, faut pas croire, obligés de s'déguiser en vendeur de poisson ou en philosophe capillaire pour être inaperçu. Et bon, forcément, on gère ça chacun à sa manière.
Et nous en arrivons par ce biais introductif incroyable à vous présenter ces deux vidéos documentaires, de passionants documents d'archive qui montrent deux des membres du groupe chacun gérant à sa manière cette problématique sociale ayant trait aux hommes, femmes et chèvres de sang noble (les chèvres, juste, pour les autres, hommes, femmes, tout ça, on est moins dificiles) qui nous courrent au derrière (qui est fort auguste pour préciser ce point en passant, merci de demander.)
Hop :
Et pour finir, dernière fournée toute chaude de la maintenant célèbre soirée freaks à Glaz'Art promis, après, on passe à autre chose :)
13:27 Publié dans Flashy la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2008
La fête de la musique - Glaz freaks 2
Parceque tous ceux qui étaient hier, dans cette union virtuelle magique qu'est ce bloug, ne sont peut être plus là aujourd'hui, bah oui, faîtes pas l'innocent non plus, tout le monde n'aura peut être pas survécu à ce festival des aphtes sonores et des éruptions cutanées mélodiques qu'est la fête de la musique, comptez vous et vos voisins, on est plus sûrs de rien.
J'en voie au fond de la salle se molester le faciès à grands coups de poireaux de perplexité. Aurions nous osé par quelque voix suggestive tenté de dire du mal de cet apocalypse de poche qu'est le 21 juin dans nos pauvres terres patriotes? Oserions nous par là sous entendre qu'il y a là matière à l'agonie rageuse et digestivement féconde?
Pas du tout, Nestor. Rangez moi ce poireau et accrochez vous, c'est du subtil.
Nous (vous remarquerez à ce stade que l'auteur de ces lignes prend lâchement ces camarades en hotage pour une plaidoire quelque peu foireuse. A titre de justification, sachant que [IWantToBelieve]-Peete est coincé sous un gâteau de mariage quand [GnaaaLeDriveerr]-Fabio astique du parquet (véridique), que [GirlsAndMartini]-Romain est très pris à réviser son examen de lundi de sporano confirmé là où [GiveMeBackMyBottleAndRun]-Raphaëlle doit achever son fabuleux mémoire sur, je cite, "La combustion spontané des petits et grands sous l'optique pré-colombienne", et enfin que [Merroww]-Steph est très occupé à rattraper ses 3251,5 heures de sommeil en retard, donc, tous ceci étant et de toute façon, ils ont le pass du blog, ils peuvent se défendre, hein, après tout, donc, tout ceci étant, on voie bien que le "nous" s'impose dans un souci réel de communication parce qu'on est en finale, ouais, on est en finale)
donc Nous. On reprend, on vous avait dit que ce serait du subtil. Faur vous réveiller, aussi.
Nous n'avons rien contre la musique, à Lonah. Faut dire, ce serait pas la moitié d'une connerie, vu que c'est notre pain quotidien, notre coeur de cible et notre motus operandi pour parler compliqué sans dire grand chose. Encore qu'on s'est demandé si on se mettrait pas au jardinage de carottes, ce serait classe, ça, un grand champ de carotte qu'on planterait tous ensemble avec nos chapeaux de paille en malaxant la terre de nos gros doigts boudinés.
Enfin, bon, la musique c'est mieux. Reprenons.
Donc, nous n'avons rien contre la musique. C'est très bien, la musique, ça adoucit les meufs comme dit Romain en frottant sa tête contre son public, merci pour lui. Les moeurs, aussi. Enfin bon, ça adoucit plein de trucs ce qui en soit ne peut être qu'une chose bonne et belle, donc on est pour, à Lonah.
Par contre, ce pour quoi on serait moins pour, quitte, histoire d'en causer un peu autour du fromage, c'est de cette incroyable et obscène volonté manifeste d'éradiquer toute forme de salubrité mentale en déchaînant TOUS les musiciens du pays LE MEME SOIR. Quand on sait que dans chaque collègue de boulôt Henri, il y a un Laurent Garnier battit sur 7000W qui someille, quand on sait que derrière tout copain Edmont du jogging, il y a un Indochine muni de ses amplis de gratte 200W qui se cache, et quand on comprend que toute ces formes de perversité mentale aigues vont trouver leur conjonction AU MEME MOMENT (les majuscules, c'est pour insister, je dis ça, pour ceux qui se demandaient si j'appuyais convulsivement sur la touche shift par intermitences, non, merci).
Voilà. Quitte, on en ferait une dizaine dans l'année, de fête de la musique, en diluant, ce sera déjà beaucoup mieux.
Sinon, pour conclure donc cette introduction, hop, quelques photos des Freaks de Glaz'Art parce qu'il faut se reposer un peu, maintenant.
12:00 Publié dans Monde de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




