31.05.2008

Freaks et Worms

Parce que l'on ne mange jamais deux spaghettis dans le même sens (Ce qui relève d'une simple forme de bon sens, regardez un spaghetti et osez prétendre que vous êtes sûr du sens dans lequel il se présente à vous, osez donc, allez, oses si t'es un homme), donc, nous annonçons aux parisiens d'entre vous qu'il se passe une chouette soirée ce soir à Glaz'Art virevoltant sur le concept du pas beau que c'en est honteux.


Si les canons de l'art ne vous inspirent pas, que votre point de vue esthétique laisse souvent vos voisins songeurs, ce Freaks Karnaval est fait pour vous. Glaz’art vous entraîne cette fois-ci dans un univers aux tendances kitch, déglinguées, folles, rebelles, et complètement azimutées. Vous ne savez pas quoi faire du dernier pull en laine offert par Tata à Noël ? Portez le samedi 31 mai, et le plus moche se verra déclaré vainqueur de notre concours, qui se déroulera tout au long de la soirée, entre le live atypique (voix hip hop et rythmes électro rock) des quatre membres de NAIVE NEW BEATERS et les djs sets des « freaks résidents» PANDA, GALEX, BOUZE, FRENCH KISS et CRISTEL DUTORCHON... ainsi que le live de DOLLY LOU et un Vidéo Mix par Charlie Mars… Apparence de mauvais goût ne pas s’abstenir !!

Sinon, nous nous permettons de ramener deux nouveaux photochimsages inocents et basés sur de récents évènements que vous devinerez peut être, hop :

Premier photochimsage sur la perte de l'être cher, les regrets devant la disparition de l'autre et la quête de sa propre mortalité dans le diffuse glow. Ca s'appelle goodbye Chantale et c'est très émouvant :


Le deuxième photochimsage est destiné à invoquer le destin de l'homme perdu d'avance et sa course contre l'absolu. Ca s'appelle Huge and very artistic agony of Peete, hop :


Et pour conclure cet épisode douloureux, un dernier témoignage vidéo mettant en scène [AlienWontFindMeInJapan]-Peete et [DeshabillezVous]-Fabio :

28.05.2008

La branlée historique (partie 2/2)

Tadam Tadam Tadam Boum Boum Tadam Boum ouaaaiiiss boum hourra hourraaa hourraa



A ma gauche!!!

L'équipe que tous craignent et redoutent, dont l'évocation du nom fait se chier dessus les guerriers les plus endurcis et qui depuis ses débuts n'a laissé qu'un long sillage de sang et de tripes derrière elle, et que je vous demande d'applaudir avec ferveur, j'ai nommé, glou, glouglou, Glouuuubbbbb!!!!!

(ouais! ouais! bravo! ouais! glougloub, tamtamtam, glougloub, tamtamtam, olllaaaaaaaaa, ouais! ouais! yipi!, si toi aussi t'aimes gloub frappe dans tes mains, clapclapclap, ouais!!!!)

Gloub. A l'avant centre, Bisou aux milles pulsions verricides suivi du redouté Jean Valjean, connu pour son coup de la cosette dans ta face. Et en arrière centre gauche, Mary Poppins l'hémoglobeuse accompagnée du sombre Nyarlathotep!!!

(ClapClapClapClapClapClapClapClapClap)

A ma droite!!!

Les challengers au suicide assisté dont le nom a parcouru au moins la moitié du treizième arrondissement depuis leurs débuts, ceux que l'on a surnommé les "Arrête de bouger tu fais chier j'arrive pas à viser" ou encore les "C'est quelle touche déjà?", ils viennent de l'espace et repartent dès qu'ils ont un billet de retour, j'ai nommé les Space Warriors!!!

(Pop cooornn? Qui veut du pop cooorrnn? Pop Coooorrrnnn?)

Les Space Warriors. A l'extrême arrière, l'offensif José!. A l'avant du vestiaire selon une stratégie qui leur est propre, l'offensive Chantale!. Déjà un peu dans l'eau pour prendre de l'avance, Patrick!!! Et pour finir parce qu'il fallait un quatrième mais on a un mot de sa maman disant qu'il partira plus tôt pour un rendez vous chez le dentiste, celui dont le nom fait surement trembler un truc, Roger!!!

(Un gros pop-corn pour les gosses, oui, merci. Vous savez si ça commence bientôt?)

A ce stade, les adversaires prirent leur place sur le terrain. La tension était à son comble, devant un suspens insoutenable. Le silence se fit, chacun retint son souffle et les guerriers apparurent..... :



Les Space Warriors lancèrent le combat en prenant l'initiative par l'intermédiaire de Roger. Ce dernier lança un regard plein de compassion aux autres combattants, gonfla très fort ses petits muscles et, d'un geste pleinde fougue, sauta donc directement dans l'eau afin d'abréger ce qui pour lui était déjà une trop longue agonie. Les guerriers restants contemplèrent un long moment les petites bulles qui remontaient à la surface, faisant difficilement face à une stratégie impeccable et finirent par courageusement hausser les épaules avant de se remettre au boulot.

Ce fut ensuite le tour de José de passer à l'attaque. Mettant le paquet sur l'impact psychologique, il s'éleva dans les airs en s'accrochant au relief, se balança plusieurs fois à portée de knacky de l'ennemi pour soudainement lâcher la corde et se vautrer la gueule la première dans la terre, causant par là une grande perplexité chez l'adversaire qui déglutit un grand coup pour tenir le choc.

Et ensuite, vint Mary Poppins.

Mary Poppins, faut bien comprendre, n'est pas trop dans ces concepts de finesse développés à foison chez les Space Potatoes. La perplexité, ça perturbe sa digestion et ça la rend mauvaise. Aussi commença-t-on à percevoir une légère mélopée sur le champ de batailles.

Chem cheminée, chem cheminée, chem chem, cherrrrrriiiieee

Qui fut suivi d'un BLAM fort chatoyant et signant le début du carnage annoncé :



Un très léger pardon les copains conclut l'apocalypse, Mary s'excusant du fait que son attaque aérienne avait quelque peu perforé les intestins et la rate de Nyarlathotep.

Un murmure parcourut alors l'équipe des Space Flavors, déboussolés par l'ampleur de l'attaque. José tenta un instant de demander s'il "n'était pas possible de régler ça peinard au monopoly", tentative couronnée d'échec. Il choisit donc l'option dîte "stratégique" en allant se coller très fort à son copain Patrick, opérant par là un "replis stratégique" dont la philosophie est qu'on ne risque rien pendant qu'on fait des câlins aux copains :



Et c'est alors que rentra en scène le très mignon Bisou, celui à qui on a envie de faire de longs calins en fermant les yeux et en souriant mélancoliquement tant son physique pousse à l'abandon de soi. Vous me croyez pas mais regardez, regardez le bien, avec ses petits yeux qui clignotent comme la chèvre d'Esmeralda (arrière grand mère de mon chat pour ceux qui n'ont pas suivi) :



Le problème, c'est que certains ne ressentent pas tout ça devant Bisou. Oh, ils comprennent bien le concept, mais curieusement, quelque chose les empêche de s'abandonner à la tendresse et ils restent immobiles à suer de longues gouttes de sueur en déglutissant.
Prenez Chantale, par exemple :



Et bien Chantale ne se sentait pas trop à l'aise. Elle fit donc appel à toute la méchanceté qui se cachait au fond de son cœur et tenta violemment d'envoyer une grenade sur Bisou. Hélas, mille fois hélas, une profonde affliction visuelle la poussant à toujours préférer l'autre droite à la droite, sa Grenade s'évanouit dans les airs et, à l'issue d'une très belle parabole, explosa dangereusement à une vingtaine de kilomètres du lieu du duel.

Bisou, lui, ressentit cette attaque avec une profonde tristesse. N'était il donc pas possible d'échanger avec autrui de l'amour, de pédaler à côté d'un ami un vrai pendant de longs couchers de soleil out en parlant des résultats du Tiercé du jour? La violence n'était elle donc que l'unique réponse que connaissait ses prochains?

La réponse à cette dernière question étant : "OhOuiEncore", Bisou, la mort dans l'âme, céda aux sirènes de la violence aveugle et explosa littéralement la gueule de Chantale en lui faisant avaler toute la mélancolie de ce siècle à coups de miniGun.



Puis vint le tour de Jean Valjean, ce héros.



Jean choisit de laisser Chantale ramasser ses membres déchiquetés en paix et s'intéressa au merveilleux petit agglomérat de chaire à pâté que formaient José et Patrick dans leur repli stratégique. L'échange qui se produisit fut le suivant, retranscrit lettre pour lettre dans un profond souci d'honnêteté :

Jean : Et les taffioles, ça bronze?

José/Patrick : Heu. Non. Rien. Casse toi!

Jean : Tiens j'vais venir bronzer aussi, puisque c'est si gentiment proposé

José/Patrick (avec un air fourbe) : Oh non, ne nous met pas un coup de fusil à pompe, oh non, j'ai sûrement perdu s'il utilise le fusil, (échangeant un clin d'oeil) , non pas le fusil, oh mon Dieu



Jean : Ha ouais, le fusil, c'est pas con ça

José/Patrick (ricanant) : Oh non pas le fusil, oh non!

!!

José/Patrick (asphixiant) : mais, mais, mais, c'est quoi cette merde??? Mais revient bordel, non mais c'est quoi, mais putain, c'est d'la triche, ça, t'as trop pas le droit d'utiliserce truc, ou alors fallait l'dire qu'on y avait droit, putain comme c'est pas fair-play, moi ch'uis fair-play à donf et voila comment tu joues, c'est dégueu-

.
.
(BLAM)
.
.


A ce stade du combat, Chantale fit les comptes : elle était la seule survivantes avec 7 points de vie ce qui équivalait au niveau espérance de vie à l'idée de chier sur la guitare de Fabio tout en lui faisant un grand sourire. Son cerveau fonctionna à mille à l'heure jusqu'à trouver ce qui était peut être la seule et dernière chance de victoire des Space Pâtés. Elle tenta donc ce coup si caractéristique de son équipe qui consiste à passer les 60 secondes allouées à sautiller dans tous les sens en disant d'une voix très concentrée : "Woh merde, mais putain de pixel, mais bordel, mais c'est vraiment d'la triche, hein. Bon du coup, bouge pas, j'me met là et je... mais bordel! POURQUOI il ne saute PAS, cet enfoiré, quoi, le pixel, mais je m'en branle du pixel, bon, je vais t'atomiser au - mais il avance pas, ha merde, oui, faut que je - hein!!! C'est déjà fini??? mais c'est trop court, c'est n'imp, je, je... .... je... je me souviens d'une grande lumière blanche.... ils m'ont transporté... je...
maman?
tu es là maman?
maman?"


Sacré chantale... toujours prête à déconner pour faire baisser la pression



Tu nous manqueras



Et ainsi se finit le grand combat qui sauva les poissons de la menace hautboise et qui nourrit depuis, se passant de génération en génération, ce fameux proverbe populaire que nous connaissons tous, je cite, je revoie encore ma grand mère réciter ce dicton de mémoire en découpant le poulet : "Ha bah oui qu'le gérard il s'est pris une branlée d'worms à la Peete, ha ça"

26.05.2008

La branlée historique (partie 1/2)

Oyez oyez (Oya aussi, si vous voulez. On a rien contre. Pas le gueuler sous tous les toits, non plus, mais juste là, entre nous, Oya, ça passe, circulez).

Oy

Nous avons le devoir, la profonde mission de vous narrer sur ce bloug un combat incroyable et fratricide au cours duquel se joua l'avenir et la survie d'un des morceaux du prochain album de lonah, "les poissons". Je dis là genre je me la pète en mangeant des frites, mais prenez garde, l'histoire qui suit est un fait d'Histoire, il fut le fait des Dieux qui en discutent encore entre eux de temps en temps entre deux parties de pince-mi pince-moi, ça déconne pas.

(Sinon, la mégalo ça va, merci bien, et madame?)

Naturellement, au cas où vous n'auriez pas eu la simplicité de le remarquer, ces lignes sont marquées de la profonde marque de la Vérité et ne racontent que la triste et jouissive Vérité, milles harengs dans la tronche de quiconque mettra ces mots en doute.

Donc "les poissons". C'est pas le vrai titre, hein, revenez, ne partez pas, c'est ce qu'on pourrait appeler en écrasant des bananes de ses pieds nus un pseudonyme, un petit nom histoire qu'on sache de quoi en cause entre nous. Et donc, les poissons. Ce petit bijou aux allures de piano-bar déjanté et nourri à l'exta. et aux vrais bruits de verre pété a été en grand danger. Vous n'imaginez pas, mais on revient de loin.

Figurez vous qu'un beau jour que Dieu avait fait sans rien demander à personne, Peete se mis en tête une chouette nouvelle idée d'instru pour les "poissons". Il l'a dis comme ça d'nu air content : "tiens, j'ai une idée". Une simple phrase comme ça qui pour l'instant était plutôt de l'ordre de la bonne nouvelle.

Sauf qu'après, il a expliqué son idée en faisant de grands moulinets avec les bras et vous savez ce que c'est, son idée? Des hautbois. Comme ça se prononce. hauts-bois. C'est déprimant, pas vrai? Juste pour bien regoûter ça : haut - bois.

Nous autres n'avons rien contre les hautbois. Romain a demandé avec beaucoup d'empathie et de compréhension dans quel sens il comptait s'en servir, pendant que Fabio consultait frénétiquement à la recherche d'arguments le célèbre Mon mari chez les mouettes où milles raisons d'allumer un beau feu avec des hautbois. Autant être honnêtes, on paniquait légèrement. Et puis d'un coup, comme ça, par surprise, entre deux remarques anodines sur la concentration en sel de l'air (il est comme ça, Peete, il vous paralyse du regard et se lance d'une voix très sèche pointée d'ironie dans des remarques sur la teneur en sel de l'air. Avec chaque mot très dé-ta-ché, pendant que son regard vous vrille le cerveau).

Et donc (pouf) le voilà qui dit, le malhereux, je cite :

" De toute façon les Space Warriors te niquent la tronche quand tu veux"

Hop.

Il y a des gens qui comme ça signent sur un coup de tête un tournant dans leur vie et qui, par la même occasion, nous offre magiquement une porte de sortie à l'apocalypse. Aussi une réponse s'est elle fait l'écho de cette déclaration, lâchée comme ça avec plein de désinvolture :

"Quand tu parles des Space Warriors, tu parles bien du groupuscule de glands sautillant connus aussi sous le pseudonyme des [J'me mord la queue en sautant sur ma grenade], c'est bien ça? "

La désinvolture, c'est tout un art de vivre, vous remarquerez.

Du coup, alors que votre serviteur tentait à grande peine d'enlever de son conduit digestif un clavier yamaha 6 octaves qu'un autre de vos serviteurs avait inséré là dans un sens conforme à la morale, [You'reFired]-Fabio rebondit sur l'occasion (boing) et suggéra que l'on joue cette sombre histoire de hautbois par, je cite, "un p'tit round entre ta bande de tapette de l'espace et celle de l'autre naze."

De cette sortie, nous remarquons deux choses : déjà que Fabio a un sens de l'amitié développé au contact des crampons virils et des bains de boue, et ensuite qu'il venait avec astuce de tous nous sauver la mise.

Et c'est là que nous arrivons donc au combat historique, à cette rencontre sanglante et merveilleuse qu'il était prévue de vous conter depuis le début. Asseyez vous confortablement dans le petit canapé rouge, étendez tout ce qui dépasse et servez vous un porto, [I'mNotDrunk]-Raphaelle montant une garde régulière devant la réserve de vodkas.

Tadam

Tadam Tadam

Tadam Tadam Tadam Boum Boum Tadam Boum ouaaaiiiss boum hourra hourraaa hourraa

(La suite au prochain post, suspens suspens)

24.05.2008

Silencio || Libre Acces

Parce que c'est très dur de faire des bizt bzit avec un synthé, ça a l'air simple, comme ça, vous vous dîtes que vous allez brancher la sortie du sèche cheveux Vsti sur l'effet Frigidaire 2.3 en agitant le frigidaire avec votre controlleur midi, vous riez, vous croyez la partie gagnée d'avance et vous vous rendez compte que la sortie du bouzin ne fait pas bzit mais sproch, résultat qui s'avère sensiblement décevant.
Vous êtes trop sensible, Imogène

Parce que donc c'est dur de faire des bzit bzit, nous vous suggérons d'aller perdre un certain nombre d'heures sur le merveilleux site de Silencio qui est tout beau tout chaud. Vous trouverez au sein de ce travail de Clochette des musiques et des textes qui devraient vous chatouiller le cerveau d'une manière fort agréable pour peu que vous soyez sensibles de l'organe (ne vous égarez pas). Si à l'inverse, votre bulbe tient plus du béton que de la tarte à la meringue, vous pourrez ouvrir grand la bouche en émettant un son constant en volume et en fréquence pendant une durée limité mais insistante et ce sera très bien comme ça. Donc nous disions, hop, tous en rang deux par deux :


Et sinon, pour les parisiens, une soirée qui arrive d'ici un mois qui sent bon l'art libre et les herbes fraîches, qui aura lieu dans l'enceinte de la mairie du 2° arrondissement parce qu'on a des relations. Au menu, Ralamax, musique libre et belinux qui mangent des toasts, santé. (et quema est contente du flyer. Ha oui. A ce sujet : Quema descend directement de la chèvre d'Esmeralda, c'est encore un peu confus dans sa tête mais elle le vit bien, merci pour elle)

21.05.2008

death is not such a big deal

Parce que la vie, c'est comme un fondant au chocolat rempli de cacahouètes et de petits bouts de cartons qui s'insèrent entre les dents et s'enfoncent profondément dans la gencive supérieure, causant par la suite des abcès redoutables dont la succulente moelle ne nous rendra pas Cherbourg, trois zolis photochimsages qui brillent, hop

Photographie prise dans le cimetière de Lima, montage un poil raté mais marrant dans le trip d'aller se baigner en décèdant.

------------------------------------
Yeah, yeah, we know you're missing your family a lot and all that stuff, we already know you want a second chance because you couldn't achieve anything you've tryed to, we know all that crap and you know what? Just shut the fuck up. Look at the shining sea, take yoursef a showel and come play with us, you'll see.... death is not such a big deal
------------------------------------

Deuxième photochimsage qui sent aussi l'Amérique du sud à plein nez. Parce que lonah, c'est aussi des gros moteurs.


Et dernier aromatisé au bisounours, où si on se tenait tous par la main en pleurant et en regardant l'horizon, on ne changerait peut être pas le monde mais on pourrait se refiler pas mal de maladies louches :

------------------------------------
Je ne connais des fous que le cri
Depuis l'éternité que j'ai de la lumière plein les dents
Mais cela ne compte pas, j'étais
Déjà mort hier soir, pour autant que je sache.
------------------------------------

19.05.2008

Han matado a la luz


Premier photochimsage avec abus du diffuse glow sur le ciel, ajout de bruits peu gaussiens et retouches aux pinceaux à l'arrache pour colorer les vitres, hop

Han matado a la luz...

Deuxième photochimsage un poil plus raté, pas dit que l'essai de texture soit du meilleur effet mais bon...

N'essayez pas de hurler, jeune homme, vous ne ferez que vous brûler la gorge. N'essayez pas de pleurer, non plus, vous vous useriez les yeux à y chercher des larmes. En fait, il n'est pas même la peine de me répondre, les mots mourraient sous votre langue.
Ne comprenez vous pas? Vous avez marché en vous perdant tant de fois que vous voilà dans un de ces lieux capricieux, un de ces endroits où la folie a repris ses droits et vous refuse toute danse
Vous voilà là où tous se taisent à jamais

17.05.2008

do not fuck with mother earth

Zlaboum boum boum, ecrevisses ecrevins, échassiers et échassieurs, bonjour


Premier photochimsage volé au Pérou il y a un bout de temps de cela, cent francs et un mars à celui qui détectera en quoi cette image est foncièrement impossible. Encore que [LeaveMyWormsAlone]-Peete ait tenté il n'y a pas plus d'une heure de me convaincre de ce que cette image était parfaitement possible pour peu qu'on assimile les arbres à des herbes folles et la roche à la vision en contre plongée d'une quinquagénaire fleurissante en train de bronzer, 'fin bon, assimilez assimilez, il en restera toujours quelque chose disait pas plus tard qu'hier [I'mSunshine]-Fabio en insérant le crâne de sa huitième secrétaire dans un bain d'acide chlorhydrique.


Listen, pal. You may fuck with your parents as you're still a little shit, you can fuck with bigger people than you when you're yourslf a biggershit, you can fuck with anybody you want as far as I'm concerned, but still, keep this in mind as a good piece of advice : do NOT fuck with mother Earth
Do never try to make mother Earth remove her sunglasses



Deuxième escroquerie graphique sur la piste d'aéroport de Gibraltar qui s'est transformé en grande gallerie commerciale depuis que Corto est parti prendre sa retraite en Suisse :

Il pourra toujours chercher pénitence, vouloir faire taire les voix qui sans cesse comptent les gouttes de sang perdues dans de vieilles nuits. S'il ne trouve rien d'autre que ce même sourire perdu et un peu faux, s'il ne reste que lui même et personne d'autre, sa seule silhouette blême dessinée contre un miroir félé, si tous ses pas n'ont fait que suivre sans cesse la même malédiction, il ne restera alors qu'un souhait fugitif, un dernier murmure.
Il ne restera qu'à disparaître
Disparaître une dernière fois.

14.05.2008

clip fly me : work in progress #4

Yip yiha et une banane dans l'oreille pour la frime, voici le 4° work in progress du clip fly me pour combler vos petits yeux de bonheur et vous inciter subtilement à vous balancer de gauche à droite en bavant légèrement de bonheur sous de légers frissons très agréables, ne nous remerciez pas. Pour ceux qui étaient enfermés dans une cage depuis les derniers mois, Fly me est le troisième morceau du second album Au fond du pâté [something in you is not round] est un work in progress est une sorte d'hypocrisie mondaine pour faire croire qu'on bosse dessus à fond.

Nos deux starlettes d'aujourd'hui étant donc le grand [IWantToBelieve]-Peete et le non moins grand mais à capuche, ça fausse les mesures, [JeRefaisLaFacadeEtOnEstBon]-Steph, sous la caméra de [OmarJustTouchedMyGuitar]-Fabio

Certains pourraient s'étonner de ce que nous arrivions à filmer les deux gus ci dessus qui ont autant de complaisance à faire des claquettes en public qu'un végétarien à s'enfiler un Indochine-tartare en une traite. Ceux là ne connaissent pas fabio avec une caméra.

Car il faut bien comprendre que fabio, cet homme tellement présentable et sérieux à qui l'on donnerait sa fille et ses clés de bagnole sans confession, Fabio, cet homme doué de deux secrétaires et huit cartes de visite différentes, (tous en cœurs ) Fabio, ce gentleman impeccable qui s'essuie toujours méticuleusement les mains après avoir trucidé celui qui s'était approché un peu trop près de son gros truc rouge à cordes, et bien Fabio (on va y arriver) cache au fond de son petit cœur d'artiste une grande perversité pour peu qu'on lui mette une caméra dans les mains

C'est une expérience intéressante. Prenez un Fabio et astiquez le soigneusement. Il brille en souriant et remonte de temps à autres ses lunettes de soleil pour la postérité. Bien. Maintenant, ajoutez y une caméra mini-dv, hop. En quelques instants, la métamorphose va se produire, et vous le verrez convaincre son entourage l'un après l'autre, un léger sourire d'enfant surplombé par un regard de malade mental de première classe, que " ce serait vraiment super bien que tu te mettes en équilibre sur le pique, là, voilàà, tu en bouges plus hein, et hop, là, je te fais un travelling depuis sous la jambe gauche pendant que Steph lui s'allonge par terre en remontant son t-shirt, parfait, souriez, attention, on tourne!".

Et le plus incroyable est que le bougre est doué dans ces moments d'une capacité de persuasion à faire danser un régiment de l'armée de terre en tutu rose parce que bon, : "Ca rend super bien quand je zoom, continuez les gars!"

Donc gloire à Fabio grâce à qui les images qui suivent ont pu exister, et place aux images qui bougent. Comme d'habitude, vous avez le choix :
-> Télécharger le fichier .avi bonne qualité pour le regarder de chez soi en bermuda (bouton droit, enregistrer sous)
-> Regarder la version blip.tv qui rame pas mal mais qui est jolie, vous n'avez qu'à vous payer une connexion digne de ce nom, après tout :


->Regarder la version youtube laide à en faire convulser de bonheur les onanistes du pixel qui bouge, vous devriez avoir honte, hop :

12.05.2008

Un dernier choix && Santa fe

Deux autres tartinages colorés de la réalité à vot' bon coeur messieurs dames, deux images qui sont munies d'un même fil conducteur que l'on pourrait fort bien décrire par la phrase suivante : Tiens, il fait beau, et si je jouais avec des photos d'immeubles pourris pour appeler ça de l'art?

Premier photochimsage issu d'un accouplement de photographies sous Hugin :

La vieille femme s'arrêta devant son nouveau visiteur, décrivant d'un oeil torve les lignes du visage de celui qui lui faisait face, encore indécis, encore perdu :
"Z'êtes là, vous? Et vous comptez rester là toute votre mort, peut être bien? Remuez vous, mon petit, v' n'êtes pas rendus si vous devez cesser de respirer chaque fois que votre vie défile entre vos doigts. Et m'jetez pas vos regards de chien mouillé, z'êtes ni l'premier, ni l'dernier à venir pleurer dans mes jupes comme quoi il vient d'passer l'arme à gauche. Je suis la gardienne, moi, c'est tout, j'prend garde à ce que les macchabées dans vot' genre veillent bien à s'essuyer les pieds avant d'repartir pour de nouvelles bêtises, voilà. Ca arrive même aux idiots de crever, faut pas croire... Alors maintenant, au boulôt. Comme d'habitude, il n'y a qu'à choisir..." Un sourire dévoila une bouche édentée : "Et comme d'habitude, mon garçon, c'est le dernier choix qu'vous ayez à faire."

Autre photochimsage d'immeuble, avec une très forte exagération de l'effet "diffuse glow" sur les clairs. Pour ceux qui ne connaissent pas photochimse, le diffuse glow est une sorte d'effet magique, d'ordinaire à employer avec précaution, qui correspond grosso modo au concept d'étaler les courbes avec ses gros doigts boudinés encore pleins de confiture. Et c'est très mal. Plus mal que de pousser son jeune cousin la tête la première dans l'escalier d'un grand coup de taloche tout en hurlant bien fort : "Fais attention, hervé, tu vas encore abîmer tes vêtements cyrrilus. Ah mais quel souillon, ce voyou". Ce qui veut dire que si d'aventure, vous êtes envahis d'une grande tentation d'utiliser l'effet "diffuse glow", courrez vite vous défouler sur le petit hervé, ça comptera moins pour le jugement final.


D'ici quelques jours, le work in progress 4 du clip fly me devrait être là avec en vedettes [JeSoudeQuelqueCablesEtJeSuisPret]-Steph et [PlusDecontractQueMoiTuMeurs]-Pierre. Hop. Et une petite vignette volée à XKCD pour finir :

10.05.2008

Something precious && Ya sabes

(note : l'introduction de ce blog est un léger chant à trois voix à lire en direct. Aussi, afin de profiter pleinement du début de ce post, procédez de la manière suivante : appelez votre compagn(e)(on) qui lira la voix 2, pendant que vous lisez la 1, et que chacun écrase fermement le pied de l'autre lors de la rencontre d'(*) à des fins rythmiques, tandis que la voix 3 est conseillée pour un chat baryton.)

Tout le monde est prêt?

Un, deux, trois quatre...

1 : Les-An-an-ges- -de-e-no-o-s- -cam-pa-a-gnes-(*)-ont-de-e-man-an-(*)-de-e-e- -aaaa- -la- -lu-une-ee(*)(*)(*)
2 : O-bla-di-i-i-yi-hi-hi-(*)-O-Bla-da-a-a-a(*)-Life-goes(*)-o-o-o-o-ne-eu-eu-eu(*)(*)-ohyeah(*)
3 : Merrooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooow

Si ça rend mal, c'est que vous n'êtes pas calés, les enfants. Interdiction de dépasser cette ligne tant que vous ne savez pas parfaitement chanter les lignes ci dessus avec breaks et nuances. Il peut aider pour des raisons d'imprégnations mystiques que (1) se mette à genoux en frottant sur chaque note aigue le torse de (2) qui lui même ne sera vêtu que d'un caleçon à fleurs et sautillera à chaque pulsation. Pour le (3), mettez le là où il reste de la place


Pom pom pom.

Sinon, à part ça, deux photochimsages de passage, hop hop :

Photographie piquée dans un fond de tiroir en provenance de l'hôpital de Grenada. Pas mal de retouches sur la fontaine afin de bien mettre en valeur les angelots et gros coups de pinceau sur l'eau pour rajouter des couleurs

Je serais vous, je laisserai courir cet inconscient jusqu'à ce qu'il s'écroule. Il n'ira pas bien loin, il se fracassera l'âme contre des murs cousus d'ombre, il tentera en vain de forcer un passage en ce lieu qui ne connaît que le silence. Il refuse de s'en souvenir, mais il a déjà été ici bas et en connaît les lèvres sur le bout du coeur. Laisser le fuir, donc, laisser le s'épuiser sur d'adorables chimères, vous et moi savons qu'à la dernière goutte de sang, alors qu'il cherchera un dernier souffle pour emplir sa poitrine, il se souviendra alors, il se souviendra de ce goût amer qui baigne ses rêves et cessera d'agir comme un enfant
Il sait déjà ce qui se cache ici, il en connaît déjà le goût
Ya sabe lo que se esconde


Autre photographie volée contre un mur quelconque qui aura la gentillesse de rester dans l'anonymat. Jeux marrants à récupérer les clairs de la photo et appliquer dessus des flous honteux et d'autres effets de barbouillage :

Taisez vous
Laissez cet instant mourir de lui même,
Et portez son deuil d'un simple sourire.
Il n'y a rien à faire, rien à dire, nous savons tous
que quelque chose de précieux va disparaître à jamais

Toutes les notes