30.06.2008

Welcome in libre acces (gniiii gniii gniiii 1/2)

Tadam Toudoum Tadam Toudoum tadam.
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gniiiiiiiigneeeeeeeegniiiiiii.....
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Tadam Toudoum Tadam Toudoum Tam.
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Vous passez d'une main glacée les gigantesques portes battantes qui donnent sur la ruelle sombre au creu de laquelle vous avez attendu deux heures durant, le temps enfin de réussir à vaincre la peur qui grignotait votre estomac en faisant "schkronk schkronk" (1) tout le long de la route noire et froide qui vous avait conduit jusqu'à votre but. Et vous voila, dans un froissement lourd de bois au parmesan, à fouler d'un pied décisif quoique un peu mou de l'orteil le gigantesque hall d'entrée de la bâtisse, les deux pieds (celui qui foulait tantôt ayant regagné son copain) plantés au beau milieu du long tapis rouge qui invite le visiteur (c'est vous) à gravir les escaliers en contreplaqué (2) que vous voyez s'enfoncer au loin dans un noir sinistre et peu accueillant.
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Libre Accès.. Le nom revient faire la tapin au creux de votre mémoire. Vous y croyiez à peine, alors que aviez entendu, dans un vieux pub de la 17° avenue, une vieille peau à moitié aveugle et un sixième voyante ( le tiers restant relevant plus de la crevette séchée dans une vision strictement auditive ) prétendre qu'elle savait, oh oui... (gnark gnark gnark), elle savait, elle savait très bien, même, où se cachaient les locaux de Libre Accès, la célèbre organisation secrète (woups, quelqu'un à vu que c'était foireux? ) dont on n'osait parler qu'en chuchotant à la machine à café. Un mythe, presque, une légende urbaine, soupirerait-on, et pourtant vous voila, bien obligé de continuer votre exploration, vu qu'il n'y ne reste plus aucun espoir d'aller voir la france en finale avec une bonne bière à une heure pareille..
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(à ce stade, tant que j'y pense, non, promis, on parle bientôt de musique dans ce bloug avec de vraies choses à écouter. Non, juste, on oublierait parfois qu'lonah, c'est d'la musique avant d'être de la masturbation textuelle prononcée. Mais ça s'arrange dans la semaine. Reprenons.).
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Un air froid remonte le long de votre porte-jarretelle(3) et glisse dans votre dos en vous incitant à remuer les épaules comme si vous étiez un bébé-phoque en train de crever ridiculement sur la banquise. Vous contemplez un temps les lustres de nougat(4) au plafond, puis, d'un coup d'un seul (5) réalisez que vous n'êtes pas seuls. Il était là depuis longtemps mais n'a pas jugé bon de se retourner, occupé qu'il était à brancher une caméra à un circuit en série de géraniums mis en réseaux par un fer à repasser sur lequel il avait préalablement installé une chouette distrib' linux....
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Le vénérable Angel semble se soucier assez peu de votre présence, il vous jauge un court instant de son regard glacé avant de vous faire signe d'emprunter l'escalier et de se remettre à son ouvrage..
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Un à un, les marches couvertes de rouge défilent sous vos pas(6) et vous arrivez au premier étage, un peu hagard, à l'image d'un thon rouge qui se retrouverait à une première de "Bienvenue chez les chtis", pour se faire une idée. Hagard, donc. Vous jaugez lentement les deux portes closes en bois noir, rassemblez tout votre petit courage et frappez enfin à la porte d'une nageoire hésitante (c'est pour garder le côté hagard de tout à l'heure). Les coups résonnent le long du sol avant que des pas ne se fassent entendre de l'autre côté. Vous reculez brusquement comme un faon sortant de l'eau alors que la porte s'entrouvre et laisse apparaître un homme au regard noir, une perceuse à la main gauche et un fusil mitrailleur à la main droite. .
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Puis la porte s'écarte et s'offre à vous un long couloir sombre (6) tranchées de filets d'une lumière pâle (6.5). Vous l'empruntez d'un pas maladroit, maladroit comme le serait un Chti esseulé plongé tout nu dans l'avant première de "Bienvenue chez les thons rouges". Alors que vous avancez en faisant (7), vous êtes brusquement arrêté par un homme curieux qui, sans vous adresser un seul mot, prend consciencieusement vos mesures en sifflotant légèrement. Il vous adresse un sourire respectueux alors qu'il ajuste son ruban autour de votre mollet, soupèse le gras de votre rein gauche d'un air expert, puis disparaît dans le noir sans une parole..
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Vous arrivez enfin au bout du couloir. Alors que vous êtes sur le point d'ouvrir la seule porte qui s'offre à vous, une odeur de sang frais vous pénètre les narines. Elle provient de votre droite, où vous distinguez un autre homme, très occupé à essayer d'insérer des membres humains déchiquetés dans un ordinateur. Sa voix, entrecoupée, vous parvient finalement jusqu'aux oreilles : .
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Alors, donc, si je branche le rein sur du SCSI, je suis sûr que ça pètera pas, sauf que... ha oui, bien sûr... j'ai le rein, mais je n'ai pas les drivers... ou alors, si j'interface avec les deux ongles arrachés de l'autre gars de microsoft, du coup.... non... il me faudrait un rein plus jeune dont je pourrait flasher le bios, ouais, ce serait déjà mieux.....
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Un autre bruit, sur votre gauche cette fois. L'homme est élégant, une certaine classe s'imposant d'elle même autour de lui. Il vous dévisageait depuis déjà un certain temps, se décide à se lever du bazar d'électronique sur lequel il s'était affairé et commence à vous dévisager curieusement en souriant : .
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"Dîtes moi, mon cher, je m'excuse, mais comme vous ne le savez surement pas, je suis dans les projections libres et sauvages. Moui, un concept qui m'est cher, vous saisirez, je libère d'abord, hein, bien libéré, et ensuite, je projette. Tenez, une jeune femme d'environ la trentaine, hier, elle a fait une projection merveilleuse! A 80 km/h contre le parvis de notre dame, c'était une de mes plus belles projections. Halalaaaaa.... Vous auriez vu ça....". Il semble se perdre dans ses souvenirs avant de se rappeler de ce que vous étiez là. Son sourire s'agrandit alors qu'il pose une main sur votre épaule et commence à parler en ricanant : "D'ailleurs, vous même dîtes moi, me semblez un matériau... de premier choix... oui... il faudrait d'abord vous libérer bien sûr, n'est-ce pas, vous êtes à Libre Accès, là, on ne fait que dans le libre, vous comprendrez..... Mais ensuite, ma foi, je vous sens un très grand potentiel artistique. Vous avez déjà été sauvagement projeté quelque part? ".
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N'écoutant que votre intestin grêle, vous vous ruez d'un coup d'un seul (5 aussi) sur les deux portes noires que vous ouvrez d'une grande ruade et refermez derrière vous. La pièce dans laquelle vous avez atterrit est encore plus sombre que la précédente. Un léger bruit, comme un cisaillement, naît derrière vous....
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(et là, donc germaine, la fête du suspens et de la bave en équilibre. La suite bientôt, les enfants, serez vous un dernier bloody mary et allez vous coucher.).
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(1) : Si votre bedaine n'émet pas le supposé "schkronk schkronk" mais plutôt un truc du genre "gaaargruik" ou "blblblb", c'est très probablement que vous êtes atteint d'une maladie rare et pernicieuse avec un nom en "ie", comme la platysenthrie, la rhinostraptésie ou encore la phlagtésie rouge aiguë (plus grave). Vous êtes alors autorisés exceptionnellement à quitter la lecture de ce bloug est de courrir dans la rue en direction du photomaton le plus proche en hurlant des trucs du genre "je vais mourir" ou "Adieu, adieu vous tous mes frères humains que je ne connais point" ou encore "le chocolat crunch, c'est bon mais un peu mou, mettez le au frigidaire et ça ira mieux". Au choix..
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(2) : On est à cours de Nougat, ces temps ci. Désolés..
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(3) : Faîtes pas votre mariole, Brando..
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(4) : is explained by (2) in a verry attractive and subtile way. Or it could be that (4) is explained by (3) in (8) plus (6) I keep (9) and give you back (7). You choose the deal, my lo'wd..
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(5) : Wahou, merde, il se passe des trucs en plus. D'un coup d'un seul, ça plaisante pas :)..
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(6) : Hou hou. Hou hou. Hou hou Hibou Genouuuuu. Houuuuuu. Hibouuu Genouu. Hou Hou Hou. (à prononcer d'une voix gutturale et écorchée avec si possible une p'tite reverb dans les aigus).
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(6.5) : Hou hou, hein, restez concentré..
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(7) : petite annonce : recherche cri du thon rouge de toute urgence, écriture simple demandée. Ecrire à [Merrooww]-Steph qui ne transmettra pas, enfin si, bouge pas, je ressoude mon chat et je m'en occupe..
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28.06.2008

Romain, ce héros

Romain, ce héros. Etalez (splash) la confiture loin dans les contrées verdoyantes des miracles au caramel et des chants à la noix (fermentée, si possible, sinon, concassée avec des anchois), oh mes frères, hurlez (ha) de joie en louant un frigidaire à 8€ de l'heure + l'intérêt semi dégressif à huits vitesses, riez (hi) en insultant les lunes et les entrepôts plein de sucre en poudre, car nous contons aujourd'hui la réussite flagrante de Romain (ce héros) lors de son concours de l'an dernier de boumboum de l'école polyclaquettine de Saint Batterie, école réputée pour sa cruauté et sa difficulté et dont le simple nom fait trembler toutes les poignets platinées des contrées verdoyantes sus-citées et sous-citées aussi, après tout, on sus-cite toujours et on ne sous-cite jamais, moi, ça m'rend malade.

En cette journée ensoleillée parisienne de 2007, se déroulait au sein des locaux officiels de l'école polyclaquettine de Saint Batterie les Examens de BadaBoum auxquels étaient soumis tous les élèves de l'école. Alignés en file indienne dans leur toge blanche, les pieds nus, les poignets tendres et appétissants, ils attendaient chacun leur tour de venir effectuer devant un jury glacial l'épreuve sur laquelle ils avaient sués et pleurés toute l'année durant. S'ensuivrait un jugement prononcé sur la performance qui irait de la condamnation immédiate à mort aux félicitations avec calins du jury en passant par l'affliction d'un disque intégral d'Indochine en boucle sur la récente victoire française contre les pays bas(*). Autrement dit, ça chiait correctement dans son caleçon en se compressant les glands au trouillopompe dans la p'tite file indienne des futurs suppliciés.


Arriva le tour de Romain. La cervelle du précédent élève reposait encore plantée sur la charley et des sanglots étouffés parvenaient de l'enclos dans lequel on enfermait les redoublants. Les silences se turent (tiens, c'est extrêmement con comme phrase, on garde), les bouchent se bouchèrent ( mouais ) et on va éviter de se lancer dans un trip d'écriture passablement pourri, hop.

Tadam.

Romain repoussa d'une main indolente la petite mèche blonde qui traversait son front d'un éclat romantique et posa son cul sans délicatesse sur le petit tabouret noir en cuir. Il leva lentement les bras dans un geste très classe un peu à la Enrico Mattias...

(wahou)

(ramenez les lardons)

(foussshhh)

(...)

Quelques minutes plus tard, deux des éminents membres du jury perforés par la honte s'étaient donné la mort par ingestion de leurs propres cheveux. Une centaine de femmes reparties dans le monde venaient de connaître un inexplicable orgasme qui les avaient surpris dans leurs routines les plus diverses et on venait subitement de découvrir un ancêtre commun au chimpanzé et au fan de Tokyo Hotel, chaîne manquante dans l'évolution, ainsi qu'une carotte en forme de Michel Sardou dans un champs d'auvergne. Pour parler pudiquement, Romain venait de jouer.

Et bien vous savez quoi?

Les notations usées dans l'école polyclaquettine de Saint Batterie sont les suivantes :

5° mention : vous êtes viré, didier.
4° mention : et un an d'plus pour Rufus
3° mention : smlrborrrrrff Ivanorf
2° mention : pas mal, charles
1° mention : ouahou mon louou

Et bien, apprenez que terrorisés par le génie poumpoumtier de [EveryBottleInTheWorld]-Romain, le jury se couvrit de honte en ne donnant à cet homme au pectoraux luisant sous le soleil de Macao qu'une seconde, pas première du tout, mention.

Le seul truc qui rattrape, c'est que le petit henry a fermé sa p'tite gueule.



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(*) : A ceux qui débordant de mauvaise foi et de crème fraiche voudrait tenter d'y établir une impossibilité temporelle, nous rappellerons que les récents travaux de recherche de [F*ckMeI'mACat]-Steph sur les déformations temporelles ont prouvé que la concentration en un même endroit de plusieurs caribous habillés de rose à poix jaunes suffit à causer une concentration insupportable de glucose, ensuivant par les célèbres principes de de ShrodinShplong un trou noir de taille modeste causant des équivalences temporelles incroyables. Parce que lonah, c'est aussi d'la culture, les enfants.

25.06.2008

Comment gérer l'amour et les sandwichs au surimi

Padoum padoum pom pom padoum pom pom badam poum.


Non, juste, la musique c'est no't truc, à Lonah, not' p'tit artisanat branché dans l'quel on a casé toute not' putain d'sensibilité, qu'est-cequ'vous croyez, aussi? Nous, à Lonah, on transpire des harmonies par les pores en faisant toudoudoum toudadida yeaaah sans même y penser tellement qu'on a ça dans la peau, les organes internes et même ce petit boût d'pâté cosmique qu'on appelle âme et qui est scotché derrière le rein droit, bah oui.

Du coup, comme vous vous en doutez, hein, on va pas vous vendre des cracks ou vous découpez les sardines grillées dans l'sens de l'horizon, on est entre nous, donc, comme vous vous en doutez, l'truc qui va avec tout ça, c'est c'qu'on appelle la célébrité. Bah, oui, parcequ'on est célèbre, à Lonah, faut pas croire, obligés de s'déguiser en vendeur de poisson ou en philosophe capillaire pour être inaperçu. Et bon, forcément, on gère ça chacun à sa manière.

Et nous en arrivons par ce biais introductif incroyable à vous présenter ces deux vidéos documentaires, de passionants documents d'archive qui montrent deux des membres du groupe chacun gérant à sa manière cette problématique sociale ayant trait aux hommes, femmes et chèvres de sang noble (les chèvres, juste, pour les autres, hommes, femmes, tout ça, on est moins dificiles) qui nous courrent au derrière (qui est fort auguste pour préciser ce point en passant, merci de demander.)

Hop :





Et pour finir, dernière fournée toute chaude de la maintenant célèbre soirée freaks à Glaz'Art promis, après, on passe à autre chose :)

22.06.2008

La fête de la musique - Glaz freaks 2

Parceque tous ceux qui étaient hier, dans cette union virtuelle magique qu'est ce bloug, ne sont peut être plus là aujourd'hui, bah oui, faîtes pas l'innocent non plus, tout le monde n'aura peut être pas survécu à ce festival des aphtes sonores et des éruptions cutanées mélodiques qu'est la fête de la musique, comptez vous et vos voisins, on est plus sûrs de rien.

J'en voie au fond de la salle se molester le faciès à grands coups de poireaux de perplexité. Aurions nous osé par quelque voix suggestive tenté de dire du mal de cet apocalypse de poche qu'est le 21 juin dans nos pauvres terres patriotes? Oserions nous par là sous entendre qu'il y a là matière à l'agonie rageuse et digestivement féconde?

Pas du tout, Nestor. Rangez moi ce poireau et accrochez vous, c'est du subtil.

Nous (vous remarquerez à ce stade que l'auteur de ces lignes prend lâchement ces camarades en hotage pour une plaidoire quelque peu foireuse. A titre de justification, sachant que [IWantToBelieve]-Peete est coincé sous un gâteau de mariage quand [GnaaaLeDriveerr]-Fabio astique du parquet (véridique), que [GirlsAndMartini]-Romain est très pris à réviser son examen de lundi de sporano confirmé là où [GiveMeBackMyBottleAndRun]-Raphaëlle doit achever son fabuleux mémoire sur, je cite, "La combustion spontané des petits et grands sous l'optique pré-colombienne", et enfin que [Merroww]-Steph est très occupé à rattraper ses 3251,5 heures de sommeil en retard, donc, tous ceci étant et de toute façon, ils ont le pass du blog, ils peuvent se défendre, hein, après tout, donc, tout ceci étant, on voie bien que le "nous" s'impose dans un souci réel de communication parce qu'on est en finale, ouais, on est en finale)

donc Nous. On reprend, on vous avait dit que ce serait du subtil. Faur vous réveiller, aussi.

Nous n'avons rien contre la musique, à Lonah. Faut dire, ce serait pas la moitié d'une connerie, vu que c'est notre pain quotidien, notre coeur de cible et notre motus operandi pour parler compliqué sans dire grand chose. Encore qu'on s'est demandé si on se mettrait pas au jardinage de carottes, ce serait classe, ça, un grand champ de carotte qu'on planterait tous ensemble avec nos chapeaux de paille en malaxant la terre de nos gros doigts boudinés.

Enfin, bon, la musique c'est mieux. Reprenons.

Donc, nous n'avons rien contre la musique. C'est très bien, la musique, ça adoucit les meufs comme dit Romain en frottant sa tête contre son public, merci pour lui. Les moeurs, aussi. Enfin bon, ça adoucit plein de trucs ce qui en soit ne peut être qu'une chose bonne et belle, donc on est pour, à Lonah.

Par contre, ce pour quoi on serait moins pour, quitte, histoire d'en causer un peu autour du fromage, c'est de cette incroyable et obscène volonté manifeste d'éradiquer toute forme de salubrité mentale en déchaînant TOUS les musiciens du pays LE MEME SOIR. Quand on sait que dans chaque collègue de boulôt Henri, il y a un Laurent Garnier battit sur 7000W qui someille, quand on sait que derrière tout copain Edmont du jogging, il y a un Indochine muni de ses amplis de gratte 200W qui se cache, et quand on comprend que toute ces formes de perversité mentale aigues vont trouver leur conjonction AU MEME MOMENT (les majuscules, c'est pour insister, je dis ça, pour ceux qui se demandaient si j'appuyais convulsivement sur la touche shift par intermitences, non, merci).

Voilà. Quitte, on en ferait une dizaine dans l'année, de fête de la musique, en diluant, ce sera déjà beaucoup mieux.

Sinon, pour conclure donc cette introduction, hop, quelques photos des Freaks de Glaz'Art parce qu'il faut se reposer un peu, maintenant.

19.06.2008

Lonah sur StillMuzik + Libre accès

Parce qu'on est en finale, ouais, on est en finale, roulons par terre et fermentons nous la tronche avec avidité en vérifiant à nouveau de l'efficacité incroyable des couleurs primaires et des cris bien peu secondaires, joie, joie, on est en finale, Trop la teuf dirait même [ArrangéAuRhum]-Romain en se mettant délicatement en boule et en plaquant une bouteille de sotch tout contre son corps afin d'être sûr que l'on ne collectivise pas n'importe quoi, non mais oh, on a pas tondu le gazon ensemble, hein, donc, parce qu'on est en finale, n'oubliez déjà pas de ce que Libre Accès, c'est aujourd'hui.

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(ceux qui auront ânonné à la suite de cette merveilleuse introduction un "Libre accès c'est koa?" peuvent se mettre tous seuls dans la poubelle au fond de la cours, on arrive, merci.) .
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Donc hop..
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Sinon, nous poursuivons nos fins expansionnistes (comprendre : on expand comme des 'oufs pour parapher toujours romain, ce frère, ce héros, je revoie encore son doux visage caressé par la brise matinale aux heures fraîches du matin parisien, ha, mon dieu), donc nous poursuivons en trônant fièrement sur la toute fraîche plate forme de StillMuzik (cliquez sur les lettres colorées ou mourrez dans d'atroces souffrances.) C'est plein de bonnes musiques et de pélicans, vous pouvez entre autres activités merveilleuses nous donner de l'argent sur cette plate forme. Non, vous comprenez, on vous aime beaucoup, jacques, on vous aime, mais bon, plutôt que nous refourguer des végétaux colorés harnachés dans du plastique, du pognon, jacques, c'est pas mal aussi..
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(On déconne. On a vendu hier la guitare de fabio et on est à nouveau plein de sous, tout ça bien) .
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(Fabio. Si tu lis ça, c'était une idée de Pierre. J'étais contre depuis le début, ils ne m'ont pas laissé le choix) .
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Donc StillMuzik, et allez donc fouiner de quoi vous caresser les oreilles, cette activité n'étant pas encore répertoriée comme plaisante à la préfecture et donc étant encore permise dans ce climat détestable de relâchement post-mai 68. Leur faudrait une bonne guerre à tous ces beatniks, si vous voulez mon avis.

17.06.2008

Freaks carnival -- 1

(note : en raison de divers problème techniques, l'artillerie habituelle utilisée pour faire badaboum a été remplacée par une feuille de choux de bruxelles dont la sonorité, si nous ne cherchons nullement à dénigrer un fleuron des petits suisses solides européen, reste hélas décevante en regard de nos habituels tintamarres)

donc, nous disions

Blourf bflarp flrop flarp boulf flarf flarf flaraflourl!

Bien.

Donc petit post aujourd'hui afin de causer un grand désespoir à ceux qui, dans un élan bien compréhensible et fort touchant d'individualité, auront refusé d'implémenter notre service pack4.b au sein de leur cerveau et qui donc auraient méprisé la dernièer soirée Freaks à Glaz' pleine de nounours qui dansent la polka, donc, la haine de votra race sa chienne de vie dans ta face pour parapher nos plus hautes instances politiques, donc, une bonne dizaine de photochimsages sur cette dernière soirée, attention, deux harengs et une truffe à la fraise, merci.







Ha oui, et ce flash news confondant. Malgré une habileté hors du comun à la manipulation de sa propre masse et un talent de déguisement certain, notre précieux [OuCaUneBouteille]-Romain en chie pour prendre le train à l'oeil. Rock and roll.

13.06.2008

Chevaliers de Venise chapitre 8 : saluts et révérences

Sachant que les 7 premiers chapitres sont toujours en lecture sur le site

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Ch. 8 ::  Saluts et révérence

‘Les chevaliers sont les enfants bâtards du hasard

Ils connaissent ses danses et ses cadences

Et jonglent du sort selon leurs humeurs’

 

Entête des cahiers de Paul. 1688.

 

 

Courrir. La pensée résonnait comme un bruit constant et assourdissant dans le crâne de Jamel. Il gardait le souvenir de sa pause au sein de la salle des coffres comme d’un rêve flou, incapable de saisir concrètement ce qui avait pu se passer. Mais il n’avait plus le temps de réfléchir, le monde s’était réorganisé à son insu en suivant des règles auxquelles il était habitué. Ils le poursuivaient. Il courrait.

Les éclats de balle sifflaient comme des sirènes dans son dos, chaque impact résonnant derrière lui comme une menace qui se rapprochait inexorablement. Un second Jamel changea brusquement de direction et traça une courbe en se dirigeant vers les policiers qui lui barraient le passage, pendant que le premier Jamel s’écroulait sous les tirs avant de disparaître simplement. Le second Jamel réussit à parcourir une bonne dizaine de mètres avant de s’arrêter net, fixant son ventre qui se couvrait d’une longue trainée rouge. Les légionnaires s’approchèrent prudemment de leur victime immobilisée, ne voyant pas un troisième Jamel qui se faufilait dans l’ombre derrière eux à pas de loups pour finalement décamper sous une nouvelle salve de tirs.

Les carabiniers se regroupèrent derrière lui et tentèrent par des tirs groupés de l’empécher de s’échapper par une des portes latérales du couloir qu’avait emprunté leur cible. Ils y réussirent par deux fois avant qu’il ne se colle à un mur et ne disparaisse sous leurs yeux.

Jamel se retrouva dans un petit débarras assez bas de plafond, rempli de dossiers dans des étagères métalliques qui recouvraient intégralement les murs. Il plaqua instinctivement les mains contre son ventre, haletant, palpant sa chaire pou se convaincre de ce qu’il était en vie. Il ne disposait que de très peu de temps, ils le trouveraient vite... Et ils voulaient l’abbattre, c’était une certitude, les méchants voulaient se débarrasser de Jamel une fois pour toute. Il sentit de lourdes gouttes de sueur froide naître sur son front et traîner le long de son visage...

 

« Regardez moi ce p’tit enfoiré... ». Le dix-septième leva un bras afin d’intimer à ses troupes l’ordre de ne pas poursuivre la cible. « D’un aut’côté, on peut pas s’permettre de l’abbattre. La loi est très claire, si on l’descent, c’est une perte sèche pour nous et bye bye, la foi et les honneurs.»

Il monologuait tout en parcourant le couloir qui menait à la salle des coffres, le dos légèrement courbé en avant. « L’idéal serait de l’capturer et d’le ramener avec nous, mais le garçon m’a tout l’air d’avoir un p’ti don pour fausser compagnie aux gens. Et j’suis trop court en hommes pour pouvoir me la jouer correctement...» Alors que sa main gantée approchait de son crâne en esquissant un geste pensif, un sourire déforma la mâchoire du squelette... « Un peu foiré d’avance, tout ça, mais bon, on va quand même pas bouder une p’tite occasion de s’amuser un peu. »

Il fit brusquement volte face devant les policiers qui étaient restés soigneusement alignés, la tête haute, le regard creusé de vide, à attendre les ordres.

« Aller mes pupuces, on va quand même s’offrir un p’tit baroud pour la forme. Vous suivrez de formations symétriques de deuxième ordre, quatre pour trois et quatorze pour onze. Rompez les rangs !»

 

Jamel avait réussi à calmer les tremblements qui parcouraient son corps et à reprendre une respiration normale. Il fallait fuir d’ici, chaque seconde qui passait était mise à profit par les salops dans leur chasse à Jamel, il était même surpris qu’ils n’aient pas encore déboulé dans la petite réserve où il s’était réfugié. Il tenta de repousser à nouveau la vision de son corps transpercé par des balles et n’y arriva qu’à moitié, la main gauche toujours crispée sur son ventre. Il n’était pas mort. Il pouvait y arriver. Il devait y arriver.

Quatre Jamels en file indienne apparurent de l’autre côté d’un  des murs qui donnait sur un des bureaux de l’établissement. La salle était plongée dans le noir à l’exception de quelques rayons de lumière qui parvenaient du couloir. Ils s’approchèrent d’un même pas de la porte et prirent une même respiration suivi du même tremblement qui agitta les quatres corps en mesure.

Maintenant.

Un premier Jamel ouvrit la porte et commença à courir, suivi de deux autres qui chacun choisirent une direction différente, démarrant un nouveau tintamarre de bruits de bottes et de coups de feu qui transpercèrent l’âme du dernier Jamel, toujours caché dans le bureau à côté de la porte. Quand les bruits se furent éloignés, il sortit en trombe et commença à courir de toutes ses forces.

 

 

Arthur se pencha sur la droite et observa à nouveau les légionnaires qui étaient en faction sur la place. Ils s’étaient déjà réorganisés deux fois depuis leur arrivée, et une partie d’entre eux venait de pénétrer à l’intérieur de l’imposant bâtiment de pierre, ce qui ne laissait qu’une poignée de soldats encore à l’extérieur de la banque.

« Du nouveau ? »

La voix grave et légèrement éraillée de Juan incita Arthur à se redresser pour contempler son camarade. Il était allongé sur le toit dans une pose indolente, un bras ballant sur le côté, son béret tenu du bout des doigts. L’autre mai portait son cigarillo, le conservant à quelques centimètres de sa bouche, un reflet moqueur au bout des lèvres.

Les tuiles étaient encore chaudes de la journée, et les derniers rayons du soleil naissaient à l’horizon pour venir caresser les chevaliers des songes rouges qu’ils emportaient avec eux. Le toit paraissait comme hors du temps, proprement détaché de l’activité qu’ils pouvaient observer sur la place en contrebas. La voix d’Arthur était apaisée : « Une partie des soldats vient de rentrer dans le bâtiment. Il doit en rester une dizaine tout au plus. On y va ?

-Non. Pas prudent. Ils devront bien ressortir à un moment ou un autre…»

Arthur goûta l’air frais de la nuit qui prenait peu à peu ses droits.

« Dis moi, Juan. Tu es mort comment, toi ?»

La question fut accueillie d’un grognement. Le chevalier se redressa lentement avant de jeter un regard trouble sur son compagnon : « Mmm… C’est une question indiscrète, ça, tu sais. Une vieille histoire, aussi. Une histoire cruelle. Mais ce sera pour une autre fois. »

Le silence s’installa à nouveau entre les deux hommes. Rien n’avait encore bougé parmi les légionnaires campés sur la place, toujours immobiles et placés selon une formation en étoile, chacun à distance égale des autres, à surveiller inlassablement l’espace qui les entourait.

 

 

La tête de Jamel fut littéralement pulvérisée sous les impacts de balle qui emportèrent avec elles la moitié de son visage. Il tomba à la renverse dans un gargouillement obscène avant de disparaître. Un peu plus loin, un autre Jamel continuait de courir comme un fou, ses petites jambes touchant à peine le sol entre deux bonds de panique.

Les carabiniers s’étaient regroupés en trois petits groupes qui ne lui tiraient dessus que s’il s’approchait d’une issue. A chaque fois qu’un Jamel tentait de parvenir jusqu’à une porte, afin de s’échapper du large couloir duquel il était prisonnier, il tombait mortellement touché avant d’avoir pu s’échapper, laissant l’original continuer à courir dans la seule direction qui lui restait ouverte.

Le désespoir commençait à emplir l’âme de Jamel, lui chuchotant qu’il était condamné. A chaque fois que l’un de ses doubles tombait, il tremblait comme s’il ressentait directement les impacts de balle à travers son corps. Son esprit s’était réduit jusqu’à ne contenir qu’une seule directive : courir. Quoi qu’il arrive, courir.

Il atteignait le bout du couloir. Très bientôt, il serait dos au mur, et n’aurait probablement pas l’occasion de passer de l’autre côté. Sa gorge se noua. Il lança un autre Jamel vers une porte latérale qui finit à terre, les deux genoux touchés par des tirs. Une autre porte sur la gauche, pour une fin similaire. Il ferma les yeux pour ne pas se voir plaqué au mur en train de cracher du sang. Une troisième porte sur la droite, la dernière. Le Jamel parcourut une courbe complexe en se dirigeant vers celle-ci. Quelques ricochets de balle sur le sol. Il touchait la porte des doigts. Elle céda sous son poids et il atterrit à l’intérieur.

La salle était d’un noir parfait, sol et murs, malgré une lampe allumée au plafond. Jamel entendit, de l’autre côté de la porte, quelques coups de feus qui laissèrent ensuite la place à un silence remarquable. Les carabiniers avaient cessé leur poursuite.

Jamel verrouilla la porte à clé, bien que peu convaincu de l’utilité de son geste, et recula de quelques pas avant de sursauter d’un spasme nerveux.

« Salut bonhomme…»

Quelqu’un derrière lui. Une voix éraillée et traînante, aux reflets de malice. Jamel se retourna doucement, et ne pu s’empêcher de reculer sous le choc, se cognant contre la porte derrière lui.

« C’est pas possible… C’est juste pas possible…»

Ce n’était pas un déguisement. Ca ne pouvait pas être un déguisement. Jamel se décomposa doucement en voyant les mâchoires du crâne luisant dessiner un sourire carnassier. Il devait mesurer au moins deux fois sa taille. Le squelette, qui était adossé contre le mur opposé, se redressa lentement, ôta le gant noir qui recouvrait sa main gauche et dévoila l’ossature d’une main humaine qui souleva le chapeau en une révérence moqueuse. Jamel restait tétanisé contre la porte à bégayer d’une voix stupide : « C’est pas possible… Pas possible…»

Le dix-septième plongea la main dans une des poches de sa veste pour en sortir un cigare qu’il coinça au fond de sa mâchoire. Une allumette suivit, et le crâne refléta une lueur orange. Un large nuage de fumée. Et toujours ce sourire qui vrillait sans répit l’âme du petit voleur.

« On s’est pas encore présenté, pas vrai?  »

Jamel s’enfonça un peu plus contre la porte. Il devinait de l’autre côté les soldats prêts à faire feu s’il apparaissait…

« On est déjà un peu des intimes, tu sais, toi et moi. J’serai même un d’tes plus grands admirateurs...» Le dix-septième commença à s’approcher doucement de sa proie. « Et par ailleurs, j’compte dev’nir le plus gros cauchemar qui t’ait jamais fait chialé, mon bonhomme. Si ça c’est pas d’l’intimité, tu me diras c’que c’est. »

Alors que Jamel détaillait des yeux le légionnaire qui se rapprochait de lui, un signal s’alluma dans son crâne. Quelque chose à propos des murs autour de lui. Quelque chose qui clochait. Il sentit l’odeur de la fumée blanche, âcre et douloureuse. « T’es pas causant, toi, dis moi. Ho… je vois… j’ai oublié d’te dire, à ce sujet…»

Quelque chose à propos des murs. Les murs. Les murs étaient noirs et brillants. Pourtant, s’était répété au fond de son crâne l’image d’une tâche blanchâtre qui était apparue brièvement. Les murs. Un mouvement sur les murs. Jamel sentit ses mains trembler d’une fièvre mauvaise, alors que la voix d’outre tombe renaissait sous la fumée : « T’avais raté ça en rentrant, bonhomme? J’ai emmené une ou deux copines avec moi, histoire d’faire connaissance… J’me suis dit qu’tu serais sensible à cette p’tite intention…»

Les mots provoquèrent un déclic au fond du crâne de Jamel. Les murs auraient du être blancs. Mais ils étaient entièrement recouverts de…

Des cafards.

Des millions de cafards, noirs et brillants, qui parcouraient les murs selon des mouvements lents et silencieux.

La panique s’empara de Jamel, une panique aveugle et désespérée. En un instant, la salle s’emplit de doubles de lui qui hurlaient et se débattaient avec sauvagerie. Les murs craquèrent et se trouèrent de part en part sous les innombrables chocs, ouvrant l’espace à une nouvelle génération de Jamels qui partaient tous dans une direction différente, possédés par un hurlement inhumain. Ce fut une boucherie incroyable qui commença. Pour chaque double abattu par les légionnaires, quatre nouvelles répliques naissaient et recommençaient immédiatement à courir d’une manière erratique et imprévisible.

Au bout de quelques minutes, le calme s’installa de nouveau. Les murs et le sol étaient couverts de sang sans qu’il ne reste le moindre cadavre. Le dix-septième sortit en trombe dans le couloir et aperçu une ombre se faufiler au loin.

« Là bas !» hurla-t-il aux soldats. « Ne le laissez pas s’échapper !»

 

 

« Ca commence à bouger.»

Juan ne répondit pas mais se redressa et commença à s’intéresser aux mouvements des carabiniers sur la place. Ils avaient abandonné leur formation et paraissaient ne pas savoir réellement quoi faire.

Arthur remarqua un mouvement dans une des ruelles qui menaient à la place. Il y jeta un regard et se perdit dans la contemplation de ce coin de rue, qui lui semblait se détacher subtilement du reste du décor par une altération de la lumière ambiante. Comme si les lueurs qui baignaient l’endroit évitaient d’elles même ce recoin.

Il contempla un temps le phénomène pour finalement la voir.

C’était une jeune femme qui ne devait guère compter plus de vingt années. Elle était vêtue d’une robe simple, blanche, et paraissait occupée sans qu’Arthur ne puisse comprendre ce qu’elle faisait. Sa peau était noire et ses cheveux bouclés lui tombaient à hauteur des épaules.

Il réprima un tremblement en la voyant. Il était incapable d’expliquer ce sentiment, mais la femme, malgré la distance qui les séparaient et le fait qu’elle n’avait pas conscience de sa présence, lui causait un sentiment pénible. Il respirait avec difficulté.

Maria.

Juan était encore occupé à surveiller les mouvements de la légion quand il laissa s’échapper une exclamation : « Ca commence. C’est bien le lapin de l’autre jour, et pour ce que j’en croie, la légion semble décider à ne pas le laisser partir. Tu pars le récupérer, Ar-»

Arthur n’était plus sur le toit, impossible de savoir par où il avait pu disparaître.

« Voilà autre chose. Enfin….»

Se retournant vers la place, Juan pu jouir pleinement de la scène. Jamel courrait comme un fou sur la place, une dizaine de légionnaires qui le talonnaient à cinquante mètres derrière lui. Il arma son fusil et s’allongea sur le ventre, prêt à tirer.

« Je tire sur qui, moi, du coup ? Le lapin ? Ou les crétins en uniforme qui lui courent après ? »

Un sourire mauvais déforma son visage alors qu’il ajustait son angle de tir.

« Oh, l’affreux dilemme, toute l’histoire de ma vie, ça… Si au moins j’hésitais un peu, pour une fois… »

Le doigt se raidit contre la gâchette.

« C’est plus fort que moi, je suis incapable de résister au charme de l’uniforme…»


     

Ch. 8.5 ::  Fermer les yeux une première fois

‘Il faut deux étoiles que naisse  une lune

Deux chants pour que naisse une étoile

Deux larmes pour que naisse un chant

Et une blessure pour que naissent les larmes.’

 

Chant des soeurs.

  

Beaucoup plus loin, à l’est de la ville au coeur de Castello, David rentrait en direction de chez lui après une lourde journée de travail. Il avait quitté le commissariat une demi heure avant que les légionnaires ne partent en direction de la banque, et avait ainsi échappé à cette cavalcade. Il rejoignait son logis d’un pas fier, encore conscient de son statut de carabinier représentant l’ordre établi.

Les gens qu’ils croisaient lui rendaient ses saluts sans le moindre regard pour la bête tapie en haut de son crâne. Cette dernière semblait s’être endormie, les pensées de David perdaient en clarté à mesure qu’il avançait. Il mettait cela sur le compte de la fatigue, et désirait juste arriver au plus vite afin de se reposer pour repartir travailler le lendemain.

Alors qu’il venait de traverser le dernier canal qui le séparait de son logis et qu’il s’avançait dans sa rue baignée par la pénombre, il s’arrêta vivement, les sens en alerte. Il distinguait une forme allongée en travers des marches qui montaient jusqu’à sa porte. Très probablement un mendiant qui avait échoué là à la suite d’une quelconque beuverie.

David redoubla d’allure, sentant la colère s’élever peu à peu jusqu’à lui brûler les joues. Il n’avait aucune intention de laisser ce clochard cuver en paix. Il comptait l’approcher avec calme, dignité, et lui intimer de déguerpir.

Ce ne fut qu’à quelques mètres de sa porte qu’il comprit son erreur. La femme qui était allongée sur ses marches avoir perdu connaissance. Ses vêtements étaient en lambeaux, et une large tâche de sang baignait son visage. Elle était belle. Très belle. David se perdit un instant à contempler son visage parfaitement dessiné et ses cheveux noirs emmêlés qui se perdaient à hauteur de ses seins, que traversait un bras fin à la blancheur troublante.

Il parvint à rompre cette rêverie et se rapprocha du visage de la victime. Elle respirait normalement. Elle avait du se faire attaquer à la tombée de la nuit, son corps portait de nombreuses traces de coups en plus de sa blessure à la tête. David réprima un accès de colère envers les attaquants et commença à remuer l’épaule nue de la victime en la touchant du bout des doigts. La peau était douce, chaude :

« Mademoiselle ? Mademoiselle ? Réveillez vous… Je vais appeler la police qui va prendre soin de –

- Non.» 

La femme avait une voix embrumée, presque douloureuse. Elle avait répondu en plaquant la main de David contre son épaule, et le transperçait de ses yeux clairs. Elle pris une longue respiration et réussit à chuchoter : « Pas la police. Surtout pas la police. Aidez moi… Je vous en supplie. »

David resta un temps interdit devant le corps de la jeune femme qui s’était à nouveau évanouie. Après une longue hésitation, il la saisit avec douceur dans ses bras, ouvrit la porte et alla l’allonger sur le canapé de son salon avant de partir fouiller dans sa pharmacie.

 

11.06.2008

a good education / tomber sur sa fin

adoum badaboum boum bam.


Boum bam et deux photochimsages pour la route, on écarquille l'oeil droit en dévoilant la gencive supérieure d'un petit pli de peau agile et on se verse un porto tout en s'enfonçant dans son panda en peluche, à la votre :

Premier photochimsage rafistolé sous hugin et volé en Belguique, avec ajouts de colorants et de conservateurs pour faire tenir le tout. (cliquez de toute vos forces sur l'image pour la voir en grand) :


Vous verrez, vous verrez bien. Ses derniers pas seront l'écho de sa danse, il tentera par tous les chemins, par tous les détours de ne pas arriver là, il piétinera ses mémoires autant que se peut et tentera de s'ennivrer d'oubli.
Jusqu'à ce qu'il comprenne et qu'il ne puisse plus
que tomber sur sa fin et hésiter (une dernière fois)


Autre photochimsage dans la même veine, on abandonne le concept périmé de réalité pour accoler plein d'images ensemble et les faire tenir au gros scotch et à la super-glue. Vous remarquerez l'ourson central qui tient en sa main sa petite fleur sympa :


We only tried to stop it...



Sinon, un flash exclusif sur des rebondissements (boing) incroyables dans ce que les media appellent désormais "la nouvelle affaire fabio" en faisant un gros clin d'oeil, un bout de laitue coincée dans la molaire gauche : L'homme aurait été aperçu dans le quartier de Menilmontant ce matin même aux alentours de 6h vétu d'un costume débraillé, le visage creusé de longues cernes rouges et un rictus de dément profond sur les lèvres. Selon les témoins présents sur les lieux à ce moment là, il aurait pris à partie une vieille femme de 80 années en lui demandant plusieurs fois (nous citons) où cette vieille conne avait osé planquer ce holly-mother-fucker driver de sa carte son, qu'il était patient mais qu'il y avait des bornes à pas dépasser les limites et qu'il allait falloir répondre vite si on ne voulait pas qu'il ne s'énerve pour de vrai et qu'il licencie en bloc le douzième arrondissement de Paris. Visiblement déçu des réponses bavées de l'ancêtre, il l'aurait ensuite projetée à terre et rouée de coups de guitare tout en beuglant en do majeur que quelques riffs funkys dans (sa) gueule, ça lui ferait pas de mal. Il aurait ensuite piétiné le foie encore chaud de sa victime en lâchant de légers ricanements et se serait ensuite enfui dans un grand rayon de lumière aveuglante.

Tout ceci pour dire que ça nous fait chaud au coeur de savoir qu'il est encore en bonne santé et même qu'il remonte la pente en s'offrant un peu d'exercice physique. Si d'aventure vous croisez un homme armé d'une guitare rouge aux yeux injectés de sang, nous vous conseillons de courageusement fuir en hurlant et en agitant les bras de gauche à droite selon la typologie dite de YMCA-runAway. En cas de situation critique, jeter un Cd vierge assez loin en criant Là, les drivers! peut vous faire gagner de précieuses minutes et vous sauver la vie.

09.06.2008

Il est libre max et il n'est pas content

Badaboum badabuom badaboum boum boum badaboum badaboum badaboum boum boum boum.

Badaboum?

Parce qu'en effet, Badboum boum boum à moins que boum soustrait à Bada, je retiens mon chat et je rajoute boum et j'obtiens une équation du troisième pâté qui a une solution en Boum, nous nous permettons de rappeler aux pollués d'entre vous qu'une chouette journée/soirée à l'honneur de l'art libre aura lieu le 20 juin dans l'enceinte de la mairie du 2° arrondissement de Paris.

Se cacheront au pain (*) de cet évènement des concerts (Louise Mitchells, VS, Joni Johnson Band) pour se faire du bien aux oreilles, des projections (Bad Copy Good Copy, Toi m'aime, La double vie d'Antonio Banderas ou mon père ce charcutier), des expositions (coucou), des lectures de textes, des pluies de bonbons et encore plein d'évènements formidables qui couleront dans le coeur des convives comme une mélasse rose et agréable, plongeant ainsi la foule présente dans un dodelinement béatique et sympa

A ce stade où vous pourrez encore légitimement vous demander par quel miracle nous vous concassons les orteils avec cette soirée, nous nous devons de signaler que tout cela est en art-libre des chevilles jusqu'aux implants capillaires en passant par le nombril et ce bout de peau qui pend sous l'aisselle. Dogmazic, Bellinux, Ralamax Prod, Lonah sont les quatre organisateurs de cette polenta municipale où se joignent In Libro Veritas, Framasoft, TRACES et autres acteurs de la scène libre parisienne. Parce qu'il est libre max, voilà, il est libre et tout le monde est heureux.

Et pour de vrai, il s'agit de la première manifestation d'art libre accueillie par une mairie et ça c'est la classe. Et en plus, c'est gratuit.



Pour les autres, oui, vous, là qui n'êtes pas parisien, pas même (et on pouffe) de région parisienne, pour vous, donc, qui errez dans cette zone sombre et humide qu'on appelle pudiquement "la province" en baissant légèrement les yeux par honte et en se resservant un verre de champagne très vite, donc, pour vous qui n'avez à première vue strictement rien à branler de l'évènement en question, sachez qu'à deuxième vue, vous n'avez aucune excuse de ne pas être présents le 20 juin à cette fameuse mairie du 2°. Car la téléportation n'est pas faîte pour les chiens et si vous n'êtes pas adeptes de cette pratique, il est temps de se mettre au goût du jour et de se téléporter comme tout le monde. Pour les arriérés technologiques qui ignoreraient le b-a ba du déplacement instantané, cette petite recette :

La téléportation pour les nuls

1) Isolez vous et cachez vous sous une couette large armé d'une feuille de laitue et d'un pâté Henaff de premier choix.

2) Concentrez vous et répétez d'une voix concentrée : "Si Spock peut le faire, il n'y a pas de raison" en boucle en mâchant un morceau de laitue à chaque itération

3) Au bout d'un temps, vous allez sentir un picotement au genoux signifiant que l'espace temps sera en train de se dissocier sous la force de votre volonté. Fermez les yeux très fort et choppez une onde transversale sub atomique dans la main droite tout en vous stabilisant temporellement avec les dents, puis déplacez vous dans le sub-espace à l'aide de sensuels petits déplacements de votre gros orteil.

4) Visez Paris métro Bourse et avalez le reste de la laitue. Vous y êtes



(*) : "Cachez ce pain que je ne saurai voir", Ezekiel 22.5

07.06.2008

Journal de Fabio (n'yarla ark har kthotep)

Chers lecteurs.

Nous nous permettons de porter à votre connaissance ce document exclusif qui est tout ce qui nous reste de notre formidable caresseur de cordes, j'ai nommé [TouchAStringAndSayGoodBye]-Fabio dont le sourire hante encore nos petits cœurs transis de tristesse et de mélancolie. Fabio est à ce jour, encore, introuvable. Son appartement a été retrouvé saccagé d'une façon immonde et recouvert d'une texture à la rare puanteur dont les meuilleurs laboratoires n'ont réussi qu'à dire que cela "sentait le pâté". La fenêtre était ouverte et des traces amphibiennes ont été retrouvées sur le bord. Nous n'avons donc plus comme seule trace de sa disparition que ce document, ce carnet de notes retrouvé à moitié déchiré entre deux magazines playboys sous son canapé rose.


8 avril 2008

Qu'est-ce que je suis content! Je vais enfin pouvoir enregistrer des guitares sur Boule et ainsi consacrer mon admiration pour Jean Louis Aubert quoiqu'en dise Peete. Dans une demi heure, ma carte son sera branchée à mon petit portable et je pourrai gratter mes cordes en riant de bonheur et en me roulant sur la moquette. Joie, Joie et Gaité dans mon cœur, hou hou!

10 avril 2008

J'y suis presque. J'ai retrouvé sur un forum un post expliquant pourquoi ma carte son refuse de fonctionner. J'en ai chié pour ce message d'erreur : "Error#13873 : do not fuck with buffer size" mais il semblerait qu'il soit possible de ré installer le driver de la carte. Un peu d'attente qui ne m'aura pas fait de mal, gouzou gouza gouzi gouzo!

11 avril 2008

Je progresse à petits pas. Visiblement, selon un analyste russe contacté par mail la veille, il y a un défaut de compatibilité entre le coeur multi-thread Axion v8.2beta de mon frigidaire et les drivers win86-Argl-DigiFritte récupérés. Je commence à ressentir une certaine lassitude devant les bugs à répétition, mais je garde mon calme. La solution est à portée de main.

13 avril 2008

Je ne suis pas sorti de chez moi depuis tout ce temps. J'ai presque fini de réinstaller windows, ce qui devrait me permettre d'enfin pouvoir ré initialiser le système et donc de brancher cette connasse électronique de sa race la carte son. Je commence à me sentir un peu mal, j'entends des bruits la nuit venant de mon portable, sans doute un rêve. L'installation vient de finir, ça y est!

16 avril 2008

Impossible de faire fonctionner cette merde. Erreur 3762 : "Please reconnect the input with the PCMIA server while commiting CVS changes". J'ai balancé mon portable contre le mur de rage, enfin, il semble encore fonctionner. Parfois, je suis sur le point d'enregistrer, tout est pret, j'ai ma guitare entre les mains, les niveaux fonctionnent et là, j'appuie sur "enregistrer" et ça marche jusqu'au premier accord majeur où là ça plante. Je ne comprends plus trop. J'ai été contacté par un universitaire en occultisme qui m'a suggéré de planter des oignons aux murs et de chanter des psaumes curieux, ce qui a en effet un peu amélioré la situation. Pas mangé depuis 7 jours mais je me sens bien. Je vais pouvoir peut être enregistrer un riff funky, un jour, je croie.

26 avril 2008

Je ne suis pas fou. Ils ne me croient pas mais je ne suis pas fou. Je me suis réveillé la nuit dernière en entendant du bruit. Mis un certain temps à me lever et aller dans le salon et je vous promet que je dis la vérité... Mon PC enregistrait tout seul! Je suis resté caché dans le noir à observer l'enregistrement se poursuivre jusqu'à ce que tout s'arrête d'un coup. J'ai alors écouté la prise. Je ne me souviens plus. Je ne sais plus ce qu'il y avait d'enregistré. Traces de pas gigantesques dans la baignoire. ma guitare. ma guitare.

27 avril 2008

J'ai du réver hier, je dois me reprendre. téléchargé le driver digiLaitue-russian-v08-67.tar.gz qui devrait enfin me permettre d'enregistrer. J'ai des crampes dans les doigts à avoir répété mes riffs depuis tant de temps.

28 avril 2008

Le driver a marché et j'ai enregistré plusieurs prises, sauf qu'en les ré écoutant, je me suis rendu compte qu'il y avait un problème, il y avait une voix très grave à la place de la guitare qui semblait me parler directement. Des sons très gutturaux et écorchés qui m'ont rendu mal à l'aise. Et j'ai cru entendre des bruits de pas dans mon salon cette nuit, alors que l'écran de mon portable brillait d'une lueur étrange. Pas mangé depuis deux semaines, mais j'ai promis de refaire le riff de fin de Boule. DOis EnrEGistRER BoULE.

05 mai 2008

Je ne dois pas allumer mon portable, plus jamais. Ils sont là. Ils sont dans mon cerveau et ILS NE SONT PAS FUNKYS DU TOUT. Ingh'arla N'yARLAthOTEP ACK Kgra'n FunGrk! Inshra-t-ell .... DOis... DemANDER...A..LAA...LuuunEE... DoiSSS.DDEMander...AAA..A...LA...LuuNNEE.

15 mai 2008

Ils savent tout. Ils savent, la guitare... Pas mangé Gibson Peut être. Il est Là. La. La. La. Dois continuer. Copains attendent...prises...deguitare, le troisième album...de ...lonah... Encore une crise hier, trouvé traces dans la baignoire. Il vient par les égouts, suis sur, calé ma guitare dans le siphon... seule solution... Recontacter Occultiste, lui saura.

25 mai 2008

Funky... funk funky... Nyarlathotep Ingra'Hak rralkkaa. rralkkaaa. Nyarlaosth akrarha rha.

30 mai 2008

Il viendra demain. Il me l'a dit. Il viendra demain. Tong ti Tong, pas d'accord majeur, guitare siphon laitue ancestral. ILS ETAIENT DEJA LA AVANT NOUS. Vais...enfin...

01 juin 2008

vais...enfin...enregistrer...guitare...Nyarlathotep AIDE MOI!

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