28.07.2008
La véritable histoire de Catin d'harmonie
Tout commença un matin de 2005 ou le fameux [OneDayMyWormsWillKillYa]-Peete déboula à l'improviste dans notre salle de répétition, visiblement agité. Nous autres, on comprit assez vite que quelque chose se déroulait à la perpendiculaire de la normale, enfin, à l'anormale droite, si vous suivez, où tout du moins à l'autre normale. On était tous là, insouciants et gais tels de jeunes pinsons sifflotant en haut d'un vert sapin... [BoumBoum]-Romain se récurait l'oreille gauche tout tapant en guise d'entraînement sur le crâne chauve de notre chat - ingénieur du son, Steph, qui le lui rendait bien en se faisant les griffes sur l'unique pantalon du sus-cité et sous-citable batteur. Raphaëlle repeignait [WhatAboutASolo]-Fabio en jaune pour quelques essais esthétiques tout en prenant son café vodka du matin, et Eric se cachait sous une table car on ne sait jamais, il faut toujours être pret, et il vaut mieux être sous la table que dessus vu que le danger vient toujours du haut, sauf si naturellement le haut vient du bas et que de fait, la table soit entre le bas et le haut.

Le danger vient toujours du haut(*)

Romain, ce héros, dans sa tendre enfance(*)
Comme ça se prononce.

Pierre est Disco.(*)

obladi oblada. avec mention(*)
Un rapide vote fut lancé : Eric avait été pleinement converti par l'enthousiasme de cet apollon de piano qu'est Peete. Romain s'en foutait tant qu'on lui ramenait à boire, Raphaëlle voulait bien une autre vodka et la disco, "A donf coco", pendant que Steph ronronnait d'un air méprisant au loin. Fabio, lui, était beaucoup trop occupé à se refaire tout seul la deuxième couche de peinture jaune pour s'inquiéter et de son point de vue, la disco était honorable à l'instar de plein de genres musicaux tant qu'on pouvait y caser plein de solos.

y caser plein de solos(*)
Et Peete est super bon en disco.
(Pour ceux qui l'ont raté la dernière fois, ce blabla vient donc de la publication sous licencee Creative Commons v2.0 non commerciale mais dériveable et intégrable sur tout compact dans l'espace des réels d'un remastering de Catin d'Harmonie en attendant d'en faire un mieux.)

En attendant d'en faire un mieux.(*)
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25.07.2008
Catin d'harmonie : remastering
Joie, joie, convulsions sacrées et chipolatas dansantes dans nos maigres cerveaux irradiés par le lumière du Grand Barbecue Divin de Dieu qui éternellement nous rôtit les neurones avec un peu d'herbes pour rajouter du goût. Joie, bonheur et milles pâtés cosmiques qui dansent en riant autour de nos belles années, haaa, nos belles années, quand nous dansions dans l'eau fraîche des torrents en nous jetant au visage de gros morceaux de fonte, ponctuant nos rires de "sklonk" ou de "sprotchs" comme autant d'éclats de joie.

La joie (*)

Un bon son(*)
Remasterisé pour de vrai. Il faut comprendre qu'à l'époque des "Pièces", le soi disant chargé de son et de bruits masquait péniblement son incompétence notoire en mastering par un très bon don pour le jonglage. Ainsi, tout être qui tentait d'aborder le sujet de la basse qui sonnait comme un confit de canard écrasé, celui du kick qui évoquait un pet d'écureuil ou des saxophones dont on se demandait quel petit animal avait pu être torturé pour produire de pareils sons, donc, tout être qui essayait d'aborder le sujet se retrouvait devant un très beau numéro de jonglage qui coupait court à toute conversation.
Hors, depuis, on s'est (un peu) acheté des oreilles, on a lu des livres compliqués parlant de la compression multi bandes et des bandes multi compressées que nous avons ensuite ingérés avec des anchois, nous avons connu de grands moments de doute en se ruant dans des murs de béton, et on a donc pu s'offrir le luxe de refaire un bon toilettage du morceau qui, comme dit [MyBanjoAndMeFbio], " ne casse pas quatre pattes à un canard sauf si on tient bien le canard en le scotchant entre deux pierres et en s'appuyant très fort dessus."

Fabio et son banjo, une grande histoire méconnue(*)
'fin Ca, c'est la légende. Car il est temps que nous vous racontions la vraie vérité cachée derrière ce morceau.
Tout commença un matin de 2005 ou le fameux [OneDayMyWormsWillKillYa]-Peete déboula à l'improviste dans notre salle de répétition, visiblement agité...
[To be continued. Toudoum toudoum tam tam obladi toudoum oblada tadam]
(* images volées à l'excellent site Nanaland depuis le film D'wild wild weng, ouaip)
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22.07.2008
A fleur de songe && certaines lumières
Bon, le travail sur le troisième album avance plutôt bien. On a de très bonnes batteries sur Boule et le rock du formidable Fabio, et on continue d'avancer sur les morceaux en espérant pouvoir vous mettre des trucs à grignoter pour les oreilles vers la rentrée. En arrivage vers le bloug, aussi, un remastering d'un des morceaux du premier album (on r'monte à loin), un plug in flash pour visualiser les travaux photographiques en web 4.0 interactif multimédia des sucettes à l'anis, des pâtés merveilleux et des hallucinations de passage, comme d'hab :)
En attendant, deux petits travaux graphiques, roulez vous en boule en ramenant vos coussinets à hauteur de museau et ronronnez doucement, on est partis :
Premier montage depuis une salle d'archive rencontrée à Paname. Joujous fractales à droite en écran ou overlay et visage incrusté au milieu, plus concassage de lucioles sur écran.

A fleur de songe, nous avons cueillis de vieux rêves fanés, les regrets d'une époque morte, et en avons gardé ce qu'il y avait de sincère
Ce qu'il y avait d'éphémère et de tellement précieux que nous aurions pu mourir pour cela.
A fleur de songe, nous avons battis de nouveaux rêves, des rêves d'enfant mûris par nos souffrances, et les avons consacré d'espoir.
La vie n'est écrite que pour ceux qui ont abandonné
Pour les autres
Elle est un combat qui se nourrit de joies et d'une foi tenace en la beauté de ce monde.
Deuxième montage assez marrant, avec le visage de sir Joseph Paris incrusté mais chut, c'est un secret. Jeux sur les couleurs avec pas mal d'hypocrisie sur la réalité, aussi, mais bon, hein, la réalité, entre deux tranches de salami et on en parle plus.

Vous cherchiez des réponses sans questions
Vous marchiez dans le noir en hurlant votre nom
Et n'avez plus que du sable plein les dents
Parce que vous avez refusé de rire à nouveau, vous ne cesserez jamais de chasser votre mythe, ce mystère cousu d'ombres dont vous vous êtes vous même vêtu
Respirez une fois et comptez les merveilles, car certaines lumières n'ont rien d'autre à dire que ce que vous aviez oublié.
Sinon, vous pouvez égayer votre journée en adhérant à la ligue indépendantiste de Savoie ou en allant télécharger le formidable film d'animation sous licence Creative Commons de Buck Bunny, au choix. A bientôt.
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20.07.2008
QUEMA
Merrowwww
Traduction : Bonjour. Installez vos coussinets selon votre plaisir et les aspérités du coussin qui accueille vos cuisses
Miawww. Merrow miaw
Traduction : Cela fait de nombreuses lunes que je devais vous caresser le museau de mes moustaches soyeuses, mes moustaches tellement plus soyeuses que les vôtres. Allongez vous et cessez d'émettre des bruits désagréables, c'est un ordre. Baissez vos oreilles et présentez votre ventre disgracieux à mon bon plaisir.
Miaaawww rrrr rrrr Miaw merrowww merrooww miawww
Traduction : Je me présente donc à vous bien qu'il soit purement inconcevable que vous ne sachiez pas qui je suis. Cependant, ont été portées à mes douces et fort agréablement courbées oreilles que certains êtres ignoraient encore mon existence, qu'ils soient privés de croquettes pour plusieurs lunes et qu'ils grognent sous la faim qui enserrera leur petit ventre, moins dodu et moins doux au toucher que mon petit ventre à moi, mon petit ventre parfait.
MIAOU
Traduction : Je suis Quema, reine incontestée de l'univers et impératrice au pelage magnifique qui reigne sans partage sous toute chose et tout être. Nul n'échappe à ma volonté et à mon plaisir. Je contrôle les ordres des astres comme des esprits. Et je suis aussi graphiste avec cet infâme Panda, encore qu'il soit dévoué aux tâches subalternes pendant que je plane dans le monde des croquettes pures, que sa litière reste sale pour quinze lune. Et voici donc un superbe autoportrait, allongez vous devant la merveille poilue que je suis et vénérez ma grâce en abaissant vos petites oreilles ridicules!

rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr fchhh fchhhttt!!!
Traduction : Naturellement, vous autre qui lisez cela m'appartenez aussi. Vous êtes depuis votre naissance mon esclave, et la seule raison pour laquelle vous n'êtes pas en train de frotter délicatement mes épaules est que vous êtes trop laid pour cela. Vos croquettes sont miennes. Vos caresses sont miennes. Vos canapés et vos coussins sont miens, ne l'oubliez jamais.
ronron
Traduction : Parce que je suis belle et désirable. Nul ne sait comme moi s'allonger sur un tapis de bain en élevant ses papattes vers le ciel dans un geste tendre et gracile. Aucun n'arrive à comme moi boire délicatement au robinet en donnant de petits coups de langue mutins. Aussi, je vous autorise dans ma grande bonté à admirer cette superbe oeuvre de Moi. Si vous ne pouvez supporter la beauté, vous avez le droit de cacher vos yeux derrière vos coussinets en abaissant la queue, car je suis belle et désirable, mais je suis aussi magnanime.

Miou miou miou mrrrow grow merrowwwww miou miou pchhhhtt... Miou! Miou! Miou!
Traduction : C'est moi la plus belle
Fcchhttt!
Traduction : Assez! Vous avez déjà trop pu régaler vos âmes de ma compagnie alors que votre museau n'est qu'un infâme et insupportable pustule en regard de mon délicieux et raffiné museau! Si j'ai cessé un temps de méditer sur la merveille de l'existance du haut de mon incomparable canapé privé, c'était pour partager un peu de ma sagesse et de ma bonté avec des êtres inférieurs. Mais vous ne sauriez sans défaillir trop recevoir de Moi. Aussi, je m'en vais. Mais un jour je reviendrai!
Rrrr miaw miaw
Traduction : Je reviendrai, et vous deviendrez tous mes esclaves. Vous l'êtes déjà mais aujourd'hui, vous avez le droit de reposer paisiblement dans votre panier. Mais un jour, je prendrai le pouvoir qui m'est dû. Si vous n'êtes pas trop laid, je tolèrerai peut être que vous ayez le privilège de changer ma litière, mais n'espérez pas trop vite, mon âme est accoutumée à ma beauté et je ne saurai supporter la présence d'un être vil à mes côtés
RRrrrrrrrrr...
Traduction : Et quand je reviendrai, nous occuperons le monde. Les Etats Unis me serviront de grande litière, et la Chine n'aura plus que pour seul but de créer les meilleures croquettes pour mon seul plaisir. Je me ferai des coussins moelleux de vos chefs. Et surtout, je nous débarrasserai de cet affront sur pattes, ces êtres immondes et sales, les chiens, ce brouillon de Dieu que je ne peux plus tolérer dans mon monde. Et n'oubliez jamais...
Miou!
Traduction : Vous êtes à moi.
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17.07.2008
Chevaliers de Venise chapitre 9 : Des songes cousus de folie
Pom pom pom... Neuvième chapitre donc des chevaliers de Venise, à la santé des fous et de leurs rires. Comme d'hab les 8,5 premiers chapitres peuvent être lus sur le site Internet en cliquant juste là....
Suite, donc, de la première rencontre sérieuse entre le dix-septième et les chevaliers, avec Jamel qui joue comme à son habitude le rôle de sa vie consistant à courir au plus vite sans réellement prendre le temps de savoir pourquoi. Sinon, sur le bloug, bientôt le retour d'un vieux morceau qui a fait la gloire de Lonah et des nouvelles du troisième alboum, vu qu'on a 12 gigas de prises batterie à trier, travailler, tremper là dans l'huile, tremper là dans l'eau et vous aurez un Romain tout chaud.
Mais donc, tadam tadam et ce fameux neuvième chapitre.
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Ch. 9 :: Des songes cousus de folie
‘Ceux qui offrent
Des horloges délicieuses aux lèvres des aveugles
Des regrets du jour passé aux matins des bourreaux
Ceux là ne portent
Que la mort.’
Profession de foi des soeurs.
Les coups de feu enflammèrent l’espace autour de Jamel, sans que cela ne ralentisse un seul instant sa fuite. Encore possédé par la terreur, son esprit s’était figé dans la course, réduisant l’univers à une poursuite dont dépendait sa vie. Arrivant en bordure de la petite place, il vira brutalement dans l’une des ruelles qui s’offraient à lui et repartit de plus belle, son souffle haletant comme le seul bruit perceptible qui rythmait les mouvements de ses jambes d’une fatalité implacable.
Chacun des deux coups de feu atteignit sa cible, et deux légionnaires tombèrent à terre dans l’indifférence de leurs camarades, occupés à ne pas perdre de vue leur proie.
Toujours posté sur un des toits des immeubles qui bordaient la place, Juan lâcha un rire de satisfaction, rechargea son arme et se remit en position de tir. Chantonnant à voix basse, il aligna l’un après l’autre les deux légionnaires en tête de course et s’offrit un nouveau sourire pour chaque corps qui s’écrasait sur les pavés. Le petit voleur n’était plus poursuivi que par trois légionnaires, assez éloignés du reste des policiers qui s’étaient regroupés sur la petite place.
« Ne reste plus qu’à immobiliser mon lapin…» Juan rechargea une dernière fois son fusil et s’appliqua à suivre les mouvements de Jamel. Il visa la jambe gauche avec soin malgré la distance grandissante et tira.
Une lueur incertaine traversa le regard de Juan. Impossible. Il était sûr de l’avoir touché. Il aurait même juré avoir entendu le bruit de la balle qui pénétrait la chaire, ce malgré la distance qui les séparait. Mais d’une manière ou d’une autre, le petit voleur avait réussi à éviter le tir et continuait de courir comme si rien ne s’était passé.
« Qu’est-ce que…» Juan aligna de nouveau Jamel en concentrant son regard sur sa cible. Il vit la balle s’échapper du canon et traverser la nuit à une vitesse folle en une droite parfaite. Il la vit pénétrer le dos de sa cible qui commença à chuter et…
« Voilà autre chose. »
Juan se releva doucement en regardant du coin de l’œil le petit voleur disparaître au loin dans les ombres. Inutile de lui re-tirer dessus. Pour ce qu’il avait pu voir, cela ne servirait à rien. Il se sortit un nouveau cigarillo qui rejoignit ses lèvres et éclaira son visage d’une flamme passagère.
« Là, ça me dépasse. Voilà un lapin particulièrement doué pour se faire la malle. Mmm… Je ne vais pas trop me compliquer la vie, Paul saura quoi faire avec ça. »
Il laissa son regard errer sur les toits en marmonnant : « Et Arthur qui disparaît dans mon dos, en plus de tout ce bazar... Bah. C’est un grand garçon, il retrouvera le chemin, et ça me laisse juste le temps d’aller dire bonjour à ceux là. »
Remettant son fusil en bandoulière, l’espagnol descendit du toit et commença à s’approcher de la place où stationnaient encore une quinzaine de légionnaires et celui qui semblait être leur chef. Il se plaqua contre un mur et écouta les éclats de voix qui parvenaient jusqu’à lui.
Il connaissait cette voix.
Il la reconnut à la seconde où elle parvint distinctement jusqu’à ses oreilles. Impossible d’oublier ces accents rauques et brisés, même trente ans après. Au fur et à mesure que les mots traversaient l’espace pour parvenir jusqu’à Juan, il sentait sa respiration s’affûter jusqu’à devenir un sifflement mauvais et haineux.
Il agrippa la crosse de son fusil d’une main glaciale et prit d’un pas lent la direction de la petite place.
Arthur resta un temps interdit au milieu de la petite ruelle, visiblement déserte. Il la parcoura d’un pas rapide, scrutant l’espace sur son chemin sans savoir réellement ce qu’il cherchait. La femme qu’il avait aperçue depuis le toit avait disparu à son arrivée, et il parcourait maintenant la petite rue vide d’un pas incertain. Il ne l’avait pas vu s’enfuir dans une quelconque direction. Il avait croisé son regard et, un clignement d’œil plus tard, s’était retrouvé incapable de retrouver sa trace.
La ruelle n’offrait pourtant aucun moyen rapide de fuite. Elle était bordée de deux murs de pierre taillée qui se prolongeaient sur une dizaine de mètres avant la première fenêtre. Un simple lampadaire offrait une lumière pauvre qui s’épuisait dans les creux des ombres. Le chevalier revint sur ses pas en gardant une main en contact de chaque mur, comme pour s’assurer de leur réalité.
« J’aurais peut être du en parler à Juan avant de me ruer là. Je vais lui dire quoi, moi ?»
Il chercha machinalement à l’intérieur de sa veste la fiole métallique qui ne le quittait jamais. Ce fut en baissant les yeux qu’il s’arrêta dans son mouvement. Curieux. Vraiment curieux. Ce n’était pas directement visible, mais, à bien y regarder, il lui semblait que la pénombre n’était pas immobile. Elle coulait le long de ses pieds, en silence, comme s’il s’était agit d’une encre noire et visqueuse.
Il leva légèrement le pied et l’enfonça à nouveau, observant le phénomène avec perplexité. En se concentrant, il put discerner un mouvement de fond. Les ombres s’écoulaient depuis une source qu’il localisa comme étant un recoin totalement plongé dans le noir, là où le mur formait un angle cassant dans sa trajectoire.
Alors qu’il se rapprochait, il distingua comme un frottement… Une respiration… une respiration rapide, qui s’accélérait à mesure qu’il avançait.
Il n’eu pas le temps de réagir. La femme jaillit hors de la zone d’ombre et l’envoya d’une ruade voler à quelques mètres de distance avant de s’enfuir en courrant.
Une humeur mauvaise s’empara d’Arthur alors que son crâne touchait le sol et qu’il atterrissait brutalement sur les pavés. Le temps qu’il se relève et qu’il s’apprête à prendre l’inconnue en chasse, l’humeur s’était muée en une rage aveugle.
« Ce n’est pas un vivant ! » La pensée tournait en boucle dans le crâne de la novice alors qu’elle continuait de courir dans la ruelle. Elle tourna brutalement sur la droite à une intersection sans s’arrêter. Alors qu’elle avait tenté plusieurs fois de semer l’homme en changeant de direction, elle commença à deviner dans son dos le bruit d’une course.
Il la rattrapait.
Elle devait agir vite. L’homme devait être de la légion, et elle n’avait aucune envie de se faire prendre. L’image d’une captivité à la merci du dix-septième la fit frissonner de terreur alors qu’elle redoublait d’effort pour semer son poursuivant. Elle n’avait pas le droit d’échouer. Les consignes de Rebecca à ce sujet n’auraient pu être plus claires.
Les pas se rapprochaient encore. Elle chassa de sa tête ces pensées et se concentra sur sa situation. L’homme la rattraperait tôt ou tard. Il lui restait une chance. Une dernière chance.
Elle sortit de sa robe un petit sachet noir qu’elle ouvrit sans cesser de courir, et commença à murmurer quelques mots à voix basse. Une porte en bois au prochain virage…
Arthur redoubla sa course, toujours ivre de colère. Il fixait sa proie qui se rapprochait à chaque foulée. Il ne se souvenait pas avoir couru aussi vite de toute sa vie, mais ne ressentit pas le besoin de s’interroger à ce sujet. La seule pensée qui l’animait, pour l’heure, était de mettre la main sur cette femme en robe blanche. Ce qui d’ailleurs n’allait pas tarder à arriver…
Au détour d’un virage, il l’a vit s’engouffrer dans une maison par une porte de bois noir entrouverte. Il y plongea quelques secondes après elle.
« Maintenant !»
A l’instant où le chevalier avait franchi le seuil, la novice referma la porte derrière lui et esquissa un symbole particulier sur le bois, plongeant ses doigts dans le sachet noir rempli d’une poudre de couleur rouge-brun. Quand le symbole fut achevé, elle frappa la porte par trois fois.
Une route nouvelle pour chaque pas,
au sein d’un songe qui est ses propres murs.
Le chant avait été murmuré d’une voix sèche, décisive. Au dernier mot, le symbole rouge sur la porte dessina plusieurs mouvements à l’image d’un serpent avant de se fondre dans le bois noir, ne laissant visible qu’une faible aspérité qui suivait dans sa forme le motif original.
Incertaine, la sœur s’écarta vivement, peinant à retrouver son souffle. Elle avait au moins gagné un peu de temps. Elle saisit un morceau de miroir dans sa main gauche et le scruta avec attention.
« Qu’est-ce que ?»
A peine les mots étaient ils prononcés qu’ils furent étouffés par le vide. Il faisait noir, un noir impénétrable et très dense. Arthur tenta quelques pas à l’aveuglette, cherchant des mains un mur, une rampe d’escalier, quelque chose qui pourrait l’amarrer à la réalité. Rien. A chaque tentative, ses doigts se refermaient dans le vide.
Plus inquiétant encore était le silence parfait qui baignait l’espace autour de lui. Il n’entendait plus le moindre bruit. La femme s’était sans doute cachée, attendant une erreur de sa part pour l’attaquer à nouveau. Il se prépara mentalement à un nouvel assaut et commença à marcher calmement dans une direction prise au hasard. Il sentait sa rage se dissiper dans l’obscurité.
A mesure qu’il avançait, il commença à douter sérieusement de l’endroit où il se trouvait. Il marchait depuis quelques minutes dans le vide et aucun obstacle ne l’avait jusqu’ici arrêté. Un son lointain parvenait jusqu’à lui, sourd et oppressant. Ses pieds s’enfonçaient dans ce qu’il pensait être de la terre meuble, et le profil devenait de plus en plus irrégulier, déformé. Il se sentit gravir une colline pendant de longues minutes. Il devait être tombé dans une cave, probablement, mais une cave de cette taille… Sans le moindre obstacle…
Il se concentra sur le bruit qu’il entendait au loin. Il distinguait des coups lourds, très assourdis et peut être même des cris. Le volume du bruit augmenta brutalement alors que la colline qu’il gravissait touchait à sa fin et qu’il pouvait distinguer une lueur de l’autre côté. Des cris. Des hurlements, même, il en était sûr. Une gigantesque explosion étouffa l’air un court instant. Il avançait sans réellement y croire, s’approchant d’un pas mécanique du spectacle qui s’offrait à lui.
L’étendue de terre partait jusqu’à l’horizon, creusée en de nombreux endroits de trous et de flaques de boue comme autant de mutilations. Il connaissait ce lieu. Il le reconnaissait d’instinct. Il distingua au loin des coups de feu alors qu’il se rapprochait de la zone des combats.
La terre se retourna sous l’impact d’un obus quelques mètres devant lui, le projetant à terre. Il se releva et courut jusqu’à un talus qui le protégerait un peu de l’enfer. Une balle lui frôla la joue alors qu’il se jetait à couvert jusqu’à l’abri de fortune qui lui tendait les bras.
Il respirait lourdement. Ses mains fouillèrent machinalement ses poches à la recherche de la fiole dont l’alcool lui redonnerait un peu de contenance, sans succès. Il devait l’avoir perdu dans la course. Il cracha un juron qui fut englouti dans une nouvelle volée d’explosions.
La novice détacha ses yeux du morceau de miroir qu’elle tenait à la main, et ainsi du spectacle d’Arthur perdu en plein champ de bataille. Elle ne s’attendait pas à une telle réaction de la part de l’homme qui la poursuivait. Le sortilège avait réveillé quelque chose d’endormi en lui et il y avait une raison à cela, une raison surprenante qui lui échappa des lèvres : « Cet homme a déjà été marqué…».
Sa poitrine se gonfla d’un soupir de gratitude. Elle avait sans le vouloir éveillé de vieux démons dans le cœur de cet homme de la légion. De vieux démons placés là par une Sœur qu’elle ne connaissait pas mais qui lui avait rendue un service incroyable. Elle jeta un nouvel œil sur le miroir. Arthur s’était recroquevillé contre un tas de boue, toujours prisonnier de son cauchemar. Elle se surprit à étudier ses traits. Il était d’allure plaisante, assez jeune. Elle avait du mal à croire qu’il puisse s’agir d’un légionnaire.
Arthur se crut mort une fois de plus quand une déflagration détruisit la moitié du tas de terre qui lui servait d’abri. Il se releva d’un air hébété, recouvert de terre de la tête aux pieds. Une voix à sa gauche :
« Mon lieutenant ! Mon lieutenant !»
Le chevalier tourna lentement la tête. Le soldat qui était assis à quelques mètres de lui n’était pas là auparavant. Il essaya de se souvenir de son nom… Blaise. Il s’appelait Blaise. Arthur se rappelait avoir plusieurs fois trinqué avec lui du temps de la guerre. Le soldat semblait être ravi de le trouver là et lui souriait à pleine dents : « Content de vous voir là mon lieutenant. Mais vous ne devriez pas prendre tout ça trop au sérieux, vous savez.»
Arthur se rapprocha de l’homme qui ne portait en effet aucun intérêt aux tirs autour de lui.
« C’est un rêve ?
- Ca, mon lieutenant, c’est pas à moi de vous répondre, vous êtes encore le mieux placé pour savoir ça, non ? Mais en passant, ça me fait rudement plaisir de vous revoir un peu, mon lieutenant, depuis le jour où vous êtes disparu au front en abattant l’autre ordure, là, le capitaine… Même si ça ne va pas durer, je me dis, c’est une bonne occasion de vous donner le bonjour.»
Une explosion se produisit à l’emplacement exact où se trouvait Blaise. Arthur recula sous le choc, plissa les yeux et retint une exclamation quand il vit que le soldat n’avait pas bougé d’un pouce sous le choc.
« Donc c’est un rêve…
- Plus que ça. C’est votre rêve, mon lieutenant. Cette sacrée bonne femme qui vous a foutu dans ce pétrin, si vous voulez mon avis. Mais je me suis dit que je pourrais p’tet vous donner un coup de pouce. Tenez, c’est à vous, ça.»
Arthur saisit la fiole métallique que lui tendait le soldat Blaise et l’examina sans y croire. C’était bien la sienne. Il en but quelques gorgées, un vieux whisky qui claqua sous sa langue. Il en proposa à Blaise qui refusa d’un sourire : « Pas pour moi, mon lieutenant, je vous remercie. Je n’ai pas le droit d’en boire.
- Pas le droit ?
- C’est votre rêve, mais ce n’est pas vous qui en dictez les règles. Vous ne comprenez donc pas ?»
Arthur commençait juste à comprendre. Ou plutôt que de comprendre, il commençait à ressentir cet endroit comme lui appartenant de droit. La femme qui l’avait envoyé dans cet enfer s’était moquée de lui. La colère revenait goutte à goutte, une colère plus froide, plus réfléchie. Il but à nouveau. Les explosions avaient cessé, et des tâches rouges étaient apparues ici et là à fleur de terre. Il en ramassa une à ses pieds. Une rose rouge. Ces roses étaient importantes, pour lui. Il ne savait pas pourquoi mais il ressentait qu’elles étaient quelque chose qui, en un sens, contenait sa vie. Il la porta à ses lèvres et l’embrassa, les yeux clos. Blaise applaudit dans son dos : « Je vous sens déjà mieux, mon lieutenant, ça fait plaisir. Elles sont vraiment belles, ces fleurs, vous savez ? »
Il ne l’entendit qu’à moitié. Son âme s’emplissait de l’odeur de la rose et prenait une nouvelle forme. Il posa la main sur sa ceinture et y trouva son sabre, accroché comme s’il avait toujours été là. « Cette femme s’est payé ma tête, non ?
- On peut dire ça, mon lieutenant, on peut dire ça. Mais avec toutes ces belles roses que vous avez là, je pense qu’elle va avoir une sorte de surprise.
- Une surprise… Oui…» Arthur sentait le monde autour de lui s’effriter dans la nuit.
« Je ne pourrai pas vous suivre là où vous allez, mon lieutenant, mais ça m’a fait chaud au cœur de vous revoir. J’espère à bientôt.
- A très bientôt, Blaise. Prends soin de toi.»
« Mais qui est l’autre soldat ?». La novice avait pu observer la rencontre entre Arthur et Blaise sans pouvoir deviner ce qu’ils avaient pu se dire. Le songe lui échappait, elle commençait à se sentir mal à l’aise. La peur était revenue comme une pointe au cœur qui grossissait et l’oppressait de plus en plus. Elle allait devoir s’enfuir, elle ne pouvait pas rester là à attendre qu’il s’échappe et…
Ses pensées moururent sans qu’elle en soit consciente. Une odeur avait enveloppée son âme et la tenait maintenant à sa merci. Elle lâcha inconsciemment le morceau de miroir qu’elle tenait à la main et s’adossa contre le mur. Elle se sentait bien, très bien. Alors qu’elle baissait les yeux, elle eut la surprise de voir que des roses rouges étaient apparues entre les pavés, des fleurs superbes et odorantes qui tranchaient l’obscurité de leur couleur.
Alors qu’elle se pencha lentement en avant pour en cueillir une, un choc la souleva et la plaqua contre le mur, son corps traversé d’une douleur immonde. Quand elle pu rouvrir les yeux, elle vit que le sabre avait pénétré sa chair et transperçait son ventre. Une tâche rouge grandissait à vue d’œil autour de la lame qui brillait étrangement.
Elle eu un sursaut et cracha beaucoup de sang. Quand enfin, elle pu relever la tête et malgré les tremblements faire face à son agresseur, ses yeux s’agrandirent sur le spectacle qui s’offrait à elle.
L’homme se tenait droit, ses yeux glacés plantés dans l’âme de la novice, un sourire mauvais qui lui tordait le visage : « Tu vois que quand tu veux, tu peux te tenir tranquille. J’ai beaucoup de questions à te poser, tu sais, tu es la première sœur que je rencontre à Venise.»
D’un coup, la novice comprit qui était l’homme en face d’elle. Prise de panique, elle tenta de se dégager mais son corps refusa de répondre et se brisa sous l’effort. Elle articula péniblement d’une voix brisée :
« Chevalier...
- Pour vous servir, ma demoiselle.» Arthur conclut sa réplique d’une révérence grotesque. Elle cracha à nouveau du sang, sentant sa vie filer entre ses doigts. Il lui restait une chance. Rebecca devait absolument être prévenue. Elle commença à fixer le miroir tombé à terre et pria pour que ses sœurs entendent son appel.
Arthur se rapprocha, titubant légèrement.
Le miroir changea de teinte. La novice discerna l’image du grenier où se trouvaient ses camarades. Elle n’aurait pas deux occasions de s’enfuir. La prière lui brûla les lèvres malgré le sang qui lui baignait la gorge.
Arthur recula quand le morceau de miroir explosa, envoyant ses fragments se perdre aux quatre coins de la rue. La femme avait disparu sous ses yeux. Il considéra le sang sur son sabre d’un œil distant, puis en nettoya la lame d’une main paresseuse. Il était seul, maintenant.
Il ignorait ce qui s’était réellement passé, mais avait au moins pu s’assurer du bien fondé de la pulsion qui l’avait fait abandonner son ami. La femme qu’il avait eut à sa merci avait une beauté, une présence qui lui rappelait Maria, la belle Maria qu’il avait aimé éperdument et pour qui il avait tout sacrifié. Un frisson lui traversa le dos.
En reprenant le chemin qui le ramènerait auprès de Juan, Arthur se surprit à se demander dans quelle mesure sa vie lui avait été volée. Et surtout, par qui. Il commençait à deviner une réponse qui ne lui plaisait pas du tout. Il devinait aussi que Juan et Paul lui avaient caché quelque chose d’important. Il mâcha cette idée avec amertume en s’enfonçant dans l’obscurité.
14:14 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.07.2008
gnnaaa? (réveil, 2° mouvement)
Comme l'écrivait [I'mYourOnlyRockStar]-Fabio, nous avons donc passé le week end à faire de très bonnes prises de batterie dans un chouette studio planqué dans un sous sol un peu glauque mais de très bonne qualité au sein (que nous ne saurions voir, planquez moi ça) du treizième arrondissement. De quoi taffer et pas mal avancer sur le troisième alboum de Lonah qui devrait être à l'histoire de la musique actuelle ce que les lardons furent à l'épopée de la famille Carbonara, à savoir, una putain de sa madre de revolucion que désfonza sa raza. On a des jolies photos qui devraient arriver d'ici à la fin de la semaine.
Ph. depuis Nanarland depuis d'wild wild weng...
A noter quelques petits moments de crise, comme celui où [IWantToBelieve]-Peete s'est enfermé dans le studio avec deux batons de dynamite en menaçant de se faire sauter s'il n'enregistrait pas tout de suite maintenant des pianos, crise repoussée par la négociation d'une soirée proche de prises sur un piano à queue, prévue semaine prochaine si Dieu et Quema le veulent. Pour information, Quema, c'est un chat formidable et qui tient correctement du divin, si vous avez un jour besoin d'une intervention divine et que Dieu est occupé à faire de la farce, on peut passer par Quema qui gère l'intérim. A noter aussi que ce grand farceur de Romain a ceci de particulier que plus il a, pour parler vulgairement, le crâne enfoncé dans le fion, plus il est en rythme. Ouaip. Alors quand on sait qu'il s'est pointé ce week end en loques avec deux fentes à la place des yeux et qu'on ne pouvait pas le laisser seul deux secondes sans qu'il ne s'improvise une petite sieste par terre, on imaginera la très grande qualité des prises faîtes (véridique).
Comme plus haut. la flemme.
'fin bon, on va avoir le temps d'en reparler du troisième album. En attendant, trois petits travaux graphiques sur des photographies d'A. Bertrande du 20 juin, en creative commons. Premier doublet pour le groupe des Louise Mitchells spécialisé dans l'écorchage d'oreille en live à grands coups de rappe à fromage, dont les albums en art libre (parce que oui, tous en coeur, il est libre, max, il est libre) sont dispos sur leur site (cliquez, mais cliquez là, dandelidelonou!). Gros taff sur les photos, notamment la deuxième où l'honnêteté nous oblige à admettre que les lumières ont été rajoutées après coup, le concert ayant eu lieu en plein jour. Mais bon, comme vous le savez, la réalité, nous, à Lonah, on la découpe en fines tranches et on s'en fait un bon sandwich :

Et une autre photographie du groupe VS, excellent groupe qu'on essaie de garder en art libre avant qu'ils ne deviennent célèbre et qu'une avalanche de femmes nues, de disques d'or et de petits animaux à fourure ne leur tourne la tête en direction de la Sacem. Là encore, la photo originale était en fin de journée, on a rajouté une petite vague de nuage sur la gauche et quelques motifs ici et là, assez content du résultat :

Pour finir, les engagés d'entre vous peuvent aller à l'instar de Mr Kassovitz signer l'appel de Ralamax Prod à propos de la récente sortie aux cornichons de cinéastes branchés comme quoi le piratage va détruire l'univers, réduire la culture en esclavage et causer de violentes poussées d'hémorroïdes au sein du show bizness (prononcez cha-ho-bize-nesse en levant votre mojito), et qu'il est bien normal de faire voter une loi de flicage de la population qui ne servira à rien, hein.
Simone?
Mon fusil.
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13.07.2008
Sessions Studio album #3
Quel beau WE pour s’enfermer pendant deux jours complets dans un studio situé dans un sous-sol du 13ème à Paris ! N’est-ce pas ? Z’êtes pas convaincus ? Il n’y a qu’à voir notre beau [J’aime pas le matin]-Romain, fraichement retapé depuis son accident, motivé dès l’aurore, les yeux pleins de vie et reposés d’une bonne nuit de sommeil.


Parfois on croit qu’il dort, mais en fait il nous explique que c’est juste pour se concentrer sur les morceaux. Il est fort ce [vive le café et l’aspirine]-Romain.
Eric : Allez, on se motive, sinon... Ahem.
Je disais, 2 jours bien efficaces où des prises des morceaux du 3ème album ont pu être mises en boite : [c’est quoi déjà ce morceau ?]-Romain scotché à sa batterie, une perfusion de café collée dans le dos, [Recherche appartement 3 pièces dans Paris]-Pierre faisant courir ses doigts sur le piano au fond de la salle, [Tempo machine]-Eric et [J’aime pas les pizzas]-Steph derrière les consoles, et votre serviteur dans la deuxième pièce du studio avec guitare, basse et mon de-nouveau ami ProTools. Et bien oui, fini les forums de geeks japonais pour trouver comment gérer cette !$** !!? d’erreurs 9129 et 9130 de ProTools. Après 3 mois passés à cultiver mes poches sous les yeux, être passé à deux doigts de jeter ma M-Box et ProTools, j’ai trouvé la solution : passer sous ProTools 7.3. Et voilà., je suis en paix avec mes buffer size. C’est beau la technologie.
Fabio : Vive le ProTools nouveau!
Je m’égare. Sont donc passés en revue entre autres : Boule, Boubou, Stade, RockFabio, Piscine. Oui, on sait, on sait, les noms des morceaux, c’est pas ça…
Steph : Vous voulez que je soude des cables?
Plutôt efficaces les gars, même si notre batteur chéri a eu quelques problèmes : « Ya la caisse claire qui m’est arrivé trop tôt » lançait-il au détour d’une prise. C’est toujours la faute du matériel de toute façon.
Bon hein voilà, c’est tout pour cette fois ; c’est qu’on a du boulot de mixage chez Lonah maintenant. C’est pas le tout de prendre des prises : faut en faire des tubes après...
Allez hein.
[ProTools lover]-Fabio
21:27 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lonah, album, studio, protools
12.07.2008
Repris d'Urban Tale par Lego à télécharger
Une zone de parfait non droit a été établie par les autorités compétentes et poinçonnante à l'annonce de la réunion de membres de groupe dit "Lonah", aussi nommé "GorbatchevAndMe" dans les milieux branchés, dans un studio isolé du treziième arrondissement dans l'infâme but de faire, nous citons, "des bonnes prises de batterie et peut etre aussi du piano à queue et si on samplait le son d'une banane qu'on pèle, tant qu'on y est?"

Note : pour faire plaisir à raphaëlle, de charmantes photographies poussant à démontrer la supériorité intellectuelle et esthétique de la race canine illustreront cette courte note. (* cuteoverload.com)
Objectif minimal de quatre morceaux du 3° alboum. Entre autres, "Boule", "Boubou", "RipWatine" et "LeRockDeFabio", ce serait bien. Si on pouvait en plus chopper une structure correcte de "piscine" et de "rumsteak", ce serait de la balle, mais ça va être chaud.
Vous aussi, vous pensez qu'on souffre d'une certaine pathologie au niveau du choix des titres temporaires de nos morceaux?

(* cuteoverload.com) 'fin bon, niveau évolution darwinesque, on a vu mieux ces derniers temps.
"piscine", c'est le bébé de [DaddyGotAGreatHaircut]-Peete, avec un riff de clavier prenant et bien sentit sur lequel Romain tressaute et fait des roulements de toms en riant à la joie, une chupachups coincé dans chaque narine. Tandis que "boubou", si vous avez un minimum de jugeotte et vous souvenez d'un monstre sympa sans jambes, vous pourrez vouzaussi vous lever d'un bond d'un seul et hurler d'une voix claire : "Dandelidelono"
Pour ceux qui l'ignorent, Dandelidelono vient de l'expression Battave Dandeli reprise dans le lo ce qui donne au parfait du paliatif : Dandelidelonou, delona, denono la nanina, lo, dou, et donc par racourci sémantique Dadelidelo sauf que delo quoi? de lo no.
Dandelidelono.

Sinon, ceux d'entre vous qui ont trainé sur ce bloug connaissent sans doute Légo, l'homme qui vous injecte du coton dans le cerveau dans une démonstration éblouissante de la capacité de cette matière à remplacer les neurones. Légo, qui a de chouettes albums sur jamendo (subtile phrase permettant juste de plaquer un lien url comme un sauvage), nous a fait l'honneur d'une reprise d'Urban Tale, morceau du second album (Ca, c'est déjà plus pervers, quoique emprunt d'une certaine forme d'honnêteté. CC by non-comm). Cette reprise, je peux, nous pouvons, vous pouvez soit l'écouter grâce au bitonio bitoniou bitobitobitoniou! ci dessous :
Soit le télécharger sous licence CC non commerciale en cliquant sauvagement du bouton droit sur ce sublime lien magique en s'avachant ensuite sur l'option "enregistrer sous"
Yeah.
(Lonah::getBlogWriter(UsualBlog).setMarketingInstance("ldt.internal.ui.plusdetout"))
Et enfin, les galeries du site on été refaîtes, plus classes, plus performantes , plus en adéquation avec notre coeur de cible et notre deuxième effet kiss cool, avec plus de photos, plus d'émotion, plus de scènes cruelles et sensibles mettant en scène de petits animaux à fourrure.
(Lonah::getBlogWriter(UsualBlog).setMarketingInstance(null))
08:24 Publié dans 01::Sound | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.07.2008
Welcome in libre acces (gniiii gniii gniiii 3/3)
"Pool!"
Le tintamarre qui accompagne ce cri vous concasse l'oreille interne gauche de son onde de choc tandis que votre oreille droite tente discrètement de se faire la malle, mue par un instinct de survie qu'on ne saurait lui reprocher.
Maintenant résolu à explorer jusqu'à ses plus intimes fondements(1) l'édifice "Libre Accès" (tous en cœur : "gniii gnii gniii"), vous poussez d'une main désabusée la porte métallique et pénétrez gaillardement(2) dans une gigantesque salle plongée dans l'obscurité. Dans un coin éloigné de la salle, un large enclos fermé par une cage de métal rouillé dans lequel errent des silhouettes munies d'autres silhouettes instrumentales. En hauteur perçant les murs de pierre, de larges vitraux figurant pour l'un, un démon piratant de la musique sur Internet et, pour l'autre, un dessin représentant Florent Pagny(4) crucifié sur une gigantesque laitue.
Un bruit derrière vous. Un homme vient de fermer la porte dans votre dos et pose une gigantesque main sur votre épaule (FX : craaack). Une voix infiniment profonde va se loger dans la partie frontale de votre cerveau : "Tiens... Un nouveau.. ca fait plaisir à voir, ça, je m'ennuyais un peu ces derniers temps. Alors, vous êtes quoi vous? plutôt electro-pâté-wave-rock ou plutôt rock-electro-anchoix aux amandes? Vous ne voulez pas répondre, hein c'est ça? Bah, c'est votre affaire, je ne vous en veux pas.... Par contre la vraie question, c'est quand à savoir si vous êtes Sacem ou Libre, hein, ça, déjà, ça m'intéresserait un petit peu plus.""
Au fur et à mesure de la phrase, l'emprise de la main sur votre épaule s'est resserrée, provoquant des petits craquements similaires à ceux que l'on pourrait obtenir en donnant gaillardement de grands coups de marteau sur les mèches blondes du petit junior(5). Vous vous retournez lentement et découvrez un homme mesurant au moins deux mètres de haut et dont les mains semblent curieusement parcourir la même surface que votre petit torse velu. Un gigantesque sourire se dessine dans les hauteurs avant que la voix grave ne rentrent à nouveau bien au chaud dans votre mâchoire : "Non, parce que si vous êtes libre, faut que je vous envoie vers Mathieu, de l'autre côté de la pièce."
note : suite à une pénurie de prises de vue du sieur Rico en question, il a été choisi par un comité compétent d'illustrer sa présence par un portrait ressemblant.
Tout en assumant l'incontinence qui vous saisit chaleureusement, vous couinez avec le courage qui vous reste la question qui vous taraude (FX : cataclop cataclop) : "Et... si je... enfin... juste pour se faire une idée... vous faîtes quoi de ceux qui... sont sacem?
- Ha, ceux qui sont sacem, le problème, c'est qu'ils sont pourris à la base, on ne peut rien en reprendre, tout est protégé... Donc du coup, pour pas gâcher, on les met dans un premier temps dans la grande cage, tout là bas".
Vous reconnaissez en effet malgré la distance plusieurs figures connues du chaud bizness parmi les mourants qui croupissent (FX : Croup' Croup') dans la prison qu'il vous montre du du doigt. Tel Archimède redécouvrant l'onanisme aquatique des baignoires, vous pointez verbalement la suite logique de l'enchaînement logique présenté par votre hôte : "Dans un premier temps.... oui.... comme c'est intéressant... voyez vous... et, et, et... dans un second temps?
- Vous imaginez bien qu'on peut pas s'permettre de les entasser indéfiniment, hein, des raisons d'hygiène et de salubrité, donc dans un second temps, on vide un peu en ex-ploi-tant leur po-ten-tiel ar-tis-tique. Tenez, je vous montre. Pool!"
Un bruit gigantesque de ressort(FX : Dzong) se fait entendre du côté de la cage et vous voyez soudainement décoller un des artistes prisonniers qui s'envole dans les airs en agitant les bras dans un pantomime à la con(FX : Haaaaarglglgaaa), sa trajectoire dessinant malgré lui une superbe parabole. L'homme qui vous parlait lève mécaniquement un gigantesque fusil à pompe, ajuste soigneusement sa visée et, avant même que l'artiste projeté n'ait eu le temps de redescendre, tire deux coups rapprochés qui pulvérisent la cible en un showbiz-tartare mal mixé.
Vous décidez toute raison gardée que vous êtes libre, hein, maintenant qu'on se pose la question, en fait, on est pas sacem du tout, et vous engagez dans la direction indiquée. Vous vous retrouvez une dizaine de mètres plus loin devant un nouvel individu qui semble très occupé à s'affairer sur un gigantesque distributeur de bombons. Il se tourne vers vous à votre arrivée et vous salue chaleureusement : "Bonjour. Je suis très très contente de vous voir, Rico qui vous envoie, n'est-ce pas? Ha! Je le savais, il me soutient beaucoup dans mon petit projet et c'est, je vous dis une révolution! Le concept en est simple..."

Se disant il vous prend par le bras et vous invite à vous rapprocher de la fameuse machine en question. La première pensée qui vous vient à l'esprit est qu'elle est gigantesque, bien huit mètres de haut pour quatre de large. La deuxième pensée qui vient faire des bisous à la première est qu'on y entend des bruits curieux, dans sa machine.
"De l'art libre dans une machine à distribuer des bombecks! L'idée du siècle! L'art libre à portée de tous, si ça c'est pas d'la bombe bébé qui tue sa maman en l'envoyant valser par la fenêtre, vous m'direz c'que c'est! Bon, le plus dur, bien sûr, ça a été d'adapter, hein, il a fallu pouvoir faire rentrer les artistes dedans, mais en tassant bien..."
Vous réalisez en effet que sur chaque rangée de la machine, on peut voir des hommes tenant en équilibre grace à une série de crochets qui leur traversent le corps en des endroits peu recommandables. Des plaintes d'agonie s'élèvent régulièrement des différents présentoirs de la machine.
Tout d'un coup, alors que l'homme dénommé Mathieu s'apprêtait à insérer une pièce de deux euros pour montrer le fonctionnement de sa machine, vous le voyez se figer, la gorge nouée. Un bruit s'élève au loin. Des cris. Enguerrand que vous aviez croisé au deuxième chapitre déboule dans la salle et hurle : "Jérémie!!!"
Sur ce cri, Matthieu vous salue très brièvement et s'enfuit brusquement à la suite d'Enguerrand, vous laissant seul et abandonné, un peu comme Bambi avec sa maman mais sans la neige pourrie tout autour et les yeux mignons qui clignent en alternance. Le bruit monte un peu plus, de moins en moins bien couvert par les nombreuses calvacades qui se sont éveillées. Un bruit de moteur. Vous l'entendez se rapprocher sans savoir d'où viendra la menace. Vous vous apprêtez à courir pour votre vie...
.... Des phares qui vous éblouissent totalement. Le bruit du moteur semble remplir la pièce entière. Un premier choc vous envoie valdinguer contre un mur sans que vous ayez pu distinguer ce qui vous avait frappé. Vous vous relevez maladroitement, votre jambe gauche probablement cassée. Une douleur incroyable. Vous le voyez maintenant, il roule sur un scooter dont la couleur d'origine a disparu sous les éclats de sang et les morceaux de chair séchée qui décorent l'engin. Seul problème qui vous ennuie un court instant, il se déplace avec autant de facilité sur le sol que sur les murs ou le plafond. Après le court instant ennuyant sus-cité, vous vous souvenez que la vie, c'est cool, et vous vous mettez à courir...
...Vous courrez depuis plusieurs minutes. Il est toujours derrière vous. Vous avez espéré un court instant (pas le même que le précédent) le distancer mais vous avez fini par réaliser qu'il ne faisait que jouer avec vous, frôlant vos mollets de ses roues, réussissant plusieurs fois à vous faire trébucher dans votre course d'un petit coup de roue avant bien sentit. AU dernier choc, vous n'avez même plus la force de vous relever. Vous le voyez s'arrêter à quelques mètres de vous, éteindre son moteur et enlever son casque d'un geste lent. Il vous transperce l'âme du regard et, d'une voix glacée : "Bon écoute, là, je peux t'avoir la Tour Eiffel et le champs de Mars avec 25.000€ d'investissement direct, et j'appelle Barnabé qui peut renchérir de 30.000€ et nous préter le stade de France, des girls et dix tonnes de champagne, tandis que Josianne peut rajouter ses deux gosses, trois kilos de carottes, cent balle et un mars. Du coup, là, tant qu'on se voie, tu peux rajouter combien?"
Un lourd silence prend ses aises alors que votre cerveau fonctionne à 42km/h(6) dans l'espoir de trouver une réponse qui pourrait satisfaire le charmant psychopathe motorisé qui vous fait face. Avec une dernière pensée pour votre femme et vos enfants, vous tentez tout en vous tenant la jambe gauche d'articuler : "J'ai des économies, vous savez, mon appartement, ma voiture, mon chien, mes albums de foot panini aussi.... Tout ce que vous voulez..."

La réponse semble satisfaire Jérémie qui vous balance un papier pré imprimé sur lequel vous reconnaissez donner de votre plein gré vos biens, vos organes, votre famille et votre âme à Libre Accès et d'accéder ainsi au privilège insensé de mécène d'un nouveau courant artistique. Vous gribouillez rapidement une signature et renvoyez le papier à Jérémie qui le parcours d'un oeil critique avant de le ranger dans sa poche. Il vous toise un instant avant de conclure, d'une voix froide et un peu sadique : "Libre Accès vous remercie de votre soutien".
Vous commencez à ramper vers la sortie tout en vous disant que ça ne s'est pas si mal passé.
Dix mètres plus loin, vous entendez un moteur redémarrer dans votre dos, suivi d'un impressionant crissement de pneus.... Vous estimez la distance qui vous sépare de la sortie et réalisez que c'est foutu... La pensée rassurante de savoir que vous serez ré-utilisé sous une licence de libre diffusion vous rafraîchit un peu juste avant que les roues ne s'enfonce dans votre corps...
---
(1) : Non. Arrêtez trente secondes ce genre d'interprétation je vous prie, et tenez vous correctement.
(2) : Ho hé! C'est bon là? On peut continuer sans que vous n'affichiez un sourire stupide toutes les deux lignes (3)
(3) : Si jamais vous n'étiez pas en train de sourire, nos plus plates excuses. Les autres, faîtes pas les marioles ou on lâche [EveryBottleInTheWorld]-Romain sur votre bar privatif.
(4) : Petite Annonce : âme d'être défunt anciennement chanteur de ports d'amsterdams cherche occultiste et/ou voyante de qualité pour possession afin d'aller régler des comptes avec Mr Pagny quand à l'opportunité de se faire des thunes sur le dos des morts. Transmettre au chat de Lonah qui lui même transmettra.
(5) : En raison d'une licence Destructive Commons, vous êtes autorisé à remplacer le petit junior par tout être de moins de dix ans qui vous a causé dans les derniers mois de sérieux motifs de constipation, sous la basse excuse qu'il s'agissait d'un enfant et que ces chérubins bouffis d'innocence sont telllemmmeeeent mignoonnn, hein, pas vrai qu'il est mignon, hein, pas vrai[SKLONK]....
(6) : Oui, en effet, ce n'est pas grandiose... Vous pourriez faire un effort, nous, on est déçus.
22:19 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2008
portraits : saint d'esprit - marie - sir J Paris
Ceux qui parmi vous ont de la mémoire doivent commencer à se roussir les narines d'irritation, une semaine qu'on dit qu'on va mettre des trucs à écouter sur ce bloug sans que sœur anne ne voit rien venir. Ca arrive, promis, déjà, on commence bientôt à vous parler sérieusement du troisième alboum de lonah (qui va cartonner sa race de la bombe de balle bébé, pour rester digne et distingué), mais on a aussi deux machins à vous mettre dans les oreilles dont un remix d'un artiste excellent d'un des morceaux du second album, sauf que ce serait bien que l'artiste excellent en question regarde sa boite mail et nous autorise à publier son oeuvre sur ses lignes.
Donc en attendant la suite et fin de Libre Accès gnii gnii gnii (comme ça se prononce), trois pitis photochimsages récents, trois portraits pour changer un peu.

Dans cette oeuvre incroyable de singularité, l'artiste a tenté de mettre en valeur l'expression sublime et sublimée de l'existence d'une carotte divine qui transcenderait toute carotte, magnifiant l'adjonction d'un machin long et mou rose et de quelques feuilles de laitues selon une inspiration foireuse mais bon, ça va, hein, on fait ce qu'on peut, elle est marrante cette photo. Non? Qui a dit non?

Dans ce pâté incroyable de campagne, l'artiste a tenté de mettre en pot le mélange sublime et sublimé du lapin, d'un peu de groseilles et d'une couche de gras au dessus qui transcenderait tout autre pâté de campagne, s'inscrivant ainsi dans une continuité culinaire qui, ma foi, en toute et simple logique, sent le pâté.

16:08 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : carottes, petitspoids, asperges, mayonaise, rats, albatros, endives



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