31.08.2008
Teleport && Romain.
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30.08.2008
Quema vous recommande ArtIsChaud
Miaw miaw
Ce coussin est à moi!
La bienvenue. Installez vous sans toucher à mon auguste coussin.

Fffffff... Miaw Miaw! Miaw MrRow merRRow Miou miaw Miou
Vous êtes un être rose sur le ventre laid. Présentez vos pattes de derrière maladroites et abaissez vos oreilles. Mes miaulements être le vrai.
Je vous demande de m'écouter car je vous suis largement supérieure en beauté. Vous êtes donc priés de vous allonger sur le dos en me présentant votre ventre beaucoup plus laid que le mien, et de m'écouter avec soin car ce que j'ai à vous dire est important.
Miou Miaouu miaAww Rrrrr ron ron rrrrr ron
S'il vous plait adorez moi ou devenez un cadavre immonde que je palperai avec une douceur que vous ne connaîssez pas.
(là, ça s'comprend correctement, pas besoin de trop reformuler)
Miouu miaw mer'Row rr'Miaw rFchht Mi'arw Lyon ronron.
Vos pattes recourbées sous mes papattes, car vous un esclave sans valeur de l'espèce suprème. Mais amour pour les inférieurs, et présentons une annonce sous la lune d'un rassemblement ronron d'autres esclaves bipèdes un peu moins dans leur cage.
Je choisi en effet de vous honorer en vous adressant la parole, car étant un simple humain rosâtre ce depuis plusieurs générations et appartenant à l'espèce inférieure de nos domestiques bipèdes, vous ignorez peut être qu'un grand évènement se prépare aux environs de la ville de Lyon sur le mode des licences de libre diffusion
Miaaawwww Artishcaud Miawww Rr ronn Libre Accès F'chhtt chtt ronron rrr Miou rrr
Miaulez Artischaud sous une lune demi pleine ou un bac de croquettes au saumon, de la 17° lune au 18° Hareng selon les cycles de la Moustache, et plusieurs paniers ou allonger son petit corps menu dans le grand panier de métal des esclaves roses.
Cet évènement est le maintenant célèbre Artischaud, cousin de Libre Accès, qui se déroulera dans la belle ville de Lyon du lundi 22 septembre au samedi 27 septembre dans plusieurs lieux simultanés.
RRrrr Mi MIAOU Godon Vs mmmrronronron rr" mMmMiaw Mi'mi'ou' Miou Marou!
Lécher ses petites papattes avec les cajoleries au poulet de Godon ou VS qui sont doux, ou se rassemblent des humains roses pour miauler ensemble sur leur raison, croquettes au saumon, croquettes au saumon deux fois et je vous ordonne de poser votre papatte sur l'image morte plus vers le bas.
Au programme, des concerts avec entre autres Godon ou nos copains VS sur le front, des débats ou des hommes parlent du libre, des ateliers, expositions, enfin, tout ça à voir sur le planning ci dessous sachant qu'il ne tient qu'à vous de cliquer sur la jolie image pour aller en apprendre plus.
16:40 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27.08.2008
Les boutons c'est la vie
Mesdames et messieurs, le bonjour. Roulez vous entre deux feuilles de menthe et sautillez dans de la sauce aux nems afin d'être aussi confortable que possible. Vous êtes sur le blog de Lonah et votre cerveau nous appartient, merci de remettre celui ci dans la petite enveloppe kraft que vous tendra [WhereIsMyMind]-Romain en faisant de petits sauts sur place afin d'élever sa magnifique carcasse à hauteur de votre matière grise.
Déjà, nouvelle modification subtile et délicate sur le photochimsotron. En effet, jusqu'ici, cette merveille technologique souffrait d'un sacré défaut : dès que vous rentriez sur la page du bloug de lonah, tous les photochimsotrons qui y étaient présents tentaient dans un même élan de charger leurs images sans vous demander votre avis. D'où un ralentissement néfaste et une légère surcharge des serveurs.. Comme on dit au Canada, un élan, ça va, plusieurs élans, bonjour les dégats.
(L'institut de communication Lonhesque tient à s'excuser pour la nullité navrante et Indochinesque de la dernière boutade. Merci de bien vouloir effacer de votre cache neuronal cette dernière lecture.)
L'idée a donc été d'ajouter un bouton subtil et délicat ( à l'image de Quema, chat lui même subtil et délicat. En effet, il faut se souvenir qu'ainsi que l'a démontré le professeur J.Y. Cousteau dans sa célèbre Etude ontologique et entropique des poils dans une volonté d'énumération de leurs différentes qualités, tout ce qui peut se prétendre de la création d'un chat hérite de ses qualités. Le photochimsotron étant l'oeuvre de Quema (Panda refusant toute forme de célébrité), il peut donc se prétendre lui même subtil et délicat. ). Un bouton subtil et délicat, donc (on suit dans le fond), sur lequel il faut cliquer pour activer dans un éclair la bète et jouïr de ce jeu ludique et artistique que le Limousin nous envie.
D'ailleurs, à ce titre, deux photochimsotrons pour le plaisir. Si jamais vous ne voyez nul bouton, c'est que le cache de votre navigateur se joue de vous et ricane en remplaçant le fichier flash par un ersatz enregistré la veille. Purgez moi ça et ça ira mieux, comme disait le philosophe coiffé BHL à sa gouvernante qui s'afférait à lui aérer la cervelle au niveau des tempes et de la nuque.
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Enfin, un récent message du comité marketing lonhesque que nous nous permettons de remonter des commentaires, précisant les récents résultats d'une étude de marché sur la longueur du break de ripWatine. Parce que lonah, c'est babylone avec du ketchup et de la mayo, qu'est-ce que vous croyez?
11:32 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2008
Rapport d'avancement des expériences sur les sujets du 3° album
De nouveaux tests ont pu être lancés sur les sujets d'expérience cette dernière semaine visant à améliorer les êtres générés. De nombreux progrès ont ainsi pu être relevés ainsi que le prouve ce rapport d'avancement qui, comme son nom l'indique (haha!), rapporte des avancements histoire qu'on puisse ensuite les lancer à nouveau vers l'avant, en gardant bien en tête que l'avant en question doit être l'inverse de la direction dans lequel il a été rapporté, dans la mesure où il a été rapporté depuis l'ancien avant dans la direction duquel il faut continuer.
Boule et Rock Fabio : Les deux échantillons ont été laissés dans leur cage ces derniers temps afin qu'ils puissent supporter la pression psychologiques de leurs récentes mutations provoquées par le Docteur Pierre, qui ne pouvait s'empêcher de ricaner alors que nous procédions à des injections de vraie batterie afin de faire descendre la poussée de rythmiques mal faîtes dont ils étaient atteints. Sous surveillance pour les prochains jours en attendant de voir si on peut encore gonfler les toms et subtilement rajouter la guitare cool partout afin de cesser de faire des morceaux pour dépressifs chroniques. Penser à ligoter le sus-cité Docteur Peete lors des implantations capillaires de guitares funks.
Stade : La génération de l'enfant légitime du Docteur Fabio et du Docteur Peete continue sur de bonnes voies. L'ajout récente d'une basse sur sa première partie a rétabli son centre de gravité. Néanmoins, la précipitation mise dans la génération de sa partie supérieure a causé de graves déformatios faciales qui devraient se résoudre par la suite par des injections de Botox au métronome ou (les deux voies sont à explorer) par de grands coups de latte dans la tronche. Une légère ressemblance avec Indochine relevée par le docteur Eric a été résolue en réunion par la noyade du docteur en question dans le strict respect des règles de la recherche scientifique.
Piscine : Une légère assymétrie de la première partie continue de préoccuper une partie de l'équipe de recherche, malgré les dénégations répétées de docteur [Let'SPartyTonight]-Peete qui ressasse "Qu'on a pas besoin d'avoir le côté gauche et le droit de la même taille pour être heureux dans la vie.". L'affirmation en question a été soulignée par une expérimentation faîte sur de jeunes fans de Tokyo Hotel (qui est hélas le meilleur pourvoyeur de jeunes sujets déjà vidés de leur cerveau) et s'est avérée particulièrement concluante.
RipWatine : L'ajout de pianos à queue sur la seconde partie semble avoir eu un effet positif sur le sujet. L'amputation prévue de la moitié du break de milieu par les docteurs [I'mBeautiful]-fabio et [I'mMoreBeautiful]-Peete rencontre des réticences évidentes d'une autre partie de l'équipe qui s'est barricadée sous un canapé afin d'entamer des discussions saines et équilibrées. Néanmoins, une forte odeur de Mazout apparue récemment au niveau du canapé en question semble indiquer que le différent soit sur une bonne voie de médiation.
Boubou : Galvanisé par la greffe de guitares funkys du meilleur effet, le sujet "Boubou" se porte beaucoup mieux et sautille dans sa cage en riant. Il sera nécessaire d'endormir le sujet avant l'ajout d'une "partie lente" voulue par le docteur Peete pour la raison épistémologique "qu'on est pas des tapettes en collants". Il a été souligné qu'une telle affirmation était peut être précipitée, et que nous étions peut être au final des "tapettes en collant de Shrodinger", à savoir, que nous l'étions et en même temps que nous ne l'étions pas, et que cela ne pourrait se décider que le jour où le public irait regarder dans la boite dans laquelle nous sommes confinés.
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Tout ça pour dire que ça avance, on y travaille. Et un p'tit photochimsotron pour la forme, vieille photographie chourrée dans un escalier d'un immeuble du 6° arrondissement, à la votre et à la santé des fous.
11:17 Publié dans 01::Sound | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.08.2008
photochimsotron nouvelle version
Toudoum toudoum tam toudadam toudoum toum.
Toudoum! Tadadadoum toudidoum tam!
Tam? vous demandez vous en levant légèrement le sourcil gauche tout en dévoilant une molaire afin de signifier par là votre légère incrédulité devant pareil déballage de toudoums toums?
Toudoum!, hurlerions nous les dents blanches, les oreilles décollées et le col de la chemise relevé dans un élan jeune et dynamique que nous envierait tout échantillon monochrome chourré à la défense en semaine.
Toudoum, car voici la nouvelle version du photochimsotron, pour le plaisir de vos yeux. Au programme de cette nouvelle version :
-> Fin du bug malencontreux qui une fois sur deux laissait la couche supérieure graphique visible alors que le curseur s'en allait chatouiller les graves
-> Ajout de boutons permettant d'aller directement aux différentes couches du photochimsage
-> Ajout de petits textes afin de décrire les différentes étapes et ainsi de rajouter à cette merveille technologique que le Limousin nous envie une petite touche culturelle sympa.
Donc pour démonstration, deux photochimsages dont un déjà posté sous sa forme finale, tous deux chourrés au cimetière de Montmartre, et basés sur l'univers des Sœurs des chevaliers de Venise :
Prochaine étape : transformer le photochimsotron en SuperPhotochimsotron en rajoutant des boucles musicales qui s'empilent synchro avec les images. Devrait être pret pour septembre si Dieu et Quema le veulent.
15:37 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2008
Chevaliers de Venise chapitre 10 : Camarades
Dixième chapitre des chevaliers de Venise, sachant que (tous en coeur) les neuf premiers chapitres sont lisibles sur le site de Lonah en cliquant juste là
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Ch. 10 :: Camarades
‘Il faut conserver les chevaliers dans l’illusion
qu’ils n’appartiennent qu’à eux même.
Et laisser ceux qui sont nos enfants
courir vers le vide en riant avec innocence.
Nous attendrons la chute de l’homme comme une évidence délicieuse’
Conclusion d’un rapport du XVII. sur la possession du chevalier Juan-Venise.
« Des abrutis finis sous doués d’profession! Des p’tits dégénérés incapables ‘vec deux pieds gauches à la place des mains! Voilà tout c’que vous êtes !»
Les policiers alignés soigneusement en rang rentrèrent la tête au chaud entre leurs deux épaules sous les cris que vomissait le dix-septième sans plus pouvoir s’arrêter. Ceux qui avaient poursuivi Jamel à travers les rues venaient de rentrer bredouilles, rajoutant un échec de plus à la colère de leur supérieur. Ils n’avaient d’ailleurs pas encore eu l’occasion d’aborder le sujet douloureux d’un tireur isolé qui avait abattu quatre d’entre eux…
Le dix-septième se tenait face à eux comme une bête prête à bondir, les mains gantées agitées de spasmes nerveux. Il rajusta furieusement son costume et sa veste noire, fixant l’un après l’autre ses soldats à la recherche d’une victime.
Les légionnaires distinguèrent une ombre qui se glissa avec souplesse dans le dos du dix-septième. Une ombre armée. Le temps de risquer une mort certaine en prenant la parole, le canon d’un fusil vint heurter par derrière le crâne du squelette.
Poc.
Le choc l’arrêta aussitôt. Il resta ainsi parfaitement immobile pendant de longues secondes, le canon du fusil collé contre l’arrière de son crâne. Puis un sourire léger apparut sur sa mâchoire, que vint décorer un cigare brûlant.
« Vous savez quoi, mes pupuces? J’croyais que rien encore n’pourrait gâcher un peu plus cette soirée, vu l’étendue du désastre…»
Son regard s’alluma brièvement.
« Z’allez rire : j’me plantais en beauté. Ca pouvait être bien pire…»
Il se pencha en avant vers les policiers, indifférent à l’arme dans son dos pointée sur son crâne, et plaça sa main en creux devant sa bouche comme pour révéler un secret, tout en prenant soin de parler d’une voix claire et assez forte :
« Par exemple, en tombant nez à nez ‘vec un des plus gros fils de chienne espagnole qu’cette pauv’ terre n’ait jamais portée.»
Il fit volte face sur les derniers mots et se redressa face à Juan dont le fusil avait conservé la direction du crâne de son ennemi. Le chevalier semblait possédé. Les muscles de son cou et de son visage s’étaient contractés à en déformer son visage et son regard s’était couvert d’un gel glacé. Il recula d’un pas devant le squelette, les mains crispées sur son arme, et cracha d’une voix blanche :
« Salut dix-sept. Ce n’est pas un plaisir que de te retrouver ici.
- Haaa, Juan, mon ami! J’suis rud’ment content d’te voir, tu sais, j’n’ai pas arrêté de penser à toi ces dernières années…
- Je ne suis pas ton ami.
- Tsst tsst… Tu n’comprends rien à rien, pas vrai? Toujours à jouer les durs à cuir… ». Le légionnaire sembla chercher ses mots dans le vide avant de reprendre : « En vérité, j’suis le meilleur ami qu’tu pourrais jamais rêver, j’te l’ disais déjà à l’époque mais tu n’as jamais su écouter les bonnes personnes, trop occupé à montrer les crocs. Allez, racontes à papa, tu d’viens quoi ces temps ci, mmmm? Toujours héros de poche, où tu t’es fais cadeau d’une fierté depuis l’temps ?
- Toi, dis moi. Qu’est-ce que la légion fait à Venise ?»
Le dix-septième lâcha un nuage de fumée en détaillant Juan du regard. Il jubilait et ne cherchait en rien à le cacher. Il posa une main gantée sur le canon du fusil et s’approcha du chevalier : « Hooo, à toi, j’peux bien l’dire, pas d’secret entre nous, pas vrai ? Et bien, si on est ici, c’t’avant toute chose une histoire de … navets ! Figures toi qu’la légion m’a renvoyé ici afin d’monter d’grandes plantations d’navets un peu partout dans la ville. J’te dis ça, bien sûr, sous l’sceau du secret, faut comprendre. C’est qu’c’est d’la reconversion en grand d’not’ part, un nouveau virage, qu’on pourrait appeler ça, mais les gens adorent ça, le navet, ils vont s’arracher not’ récolte et on va tous faire fortune qu’ça va être un miracle! »
Le dix-septième pris un air de conspirateur et chuchota à l’oreille du chevalier : « T’es intéressé? Si ça t’tentes, on t’file une p’tite bêche, un p’tit rateau et tu t’joins à nous, ni vu ni connu. T’auras ta part de légumes comm’les autres.»
Le coup de fusil frôla le crâne du squelette en emplissant la petite place du tonnerre né de la détonation. Juan était resté de marbre tout le long de la tirade du légionnaire, son regard planté dans les orbites vides de son ennemi, le doigt crispé sur la gâchette. C’était évidemment un tir de semonce, mais le visage de Juan s’était déformé en un rictus de fou, d’une folie qui sentait la mort.
Il aligna de nouveau soigneusement le crâne du squelette dans sa ligne de visée, et lâcha d’une voix blanchâtre : « Je veux savoir ce que vous faîtes à Venise, dix-sept. Qui est le vivant que vous pourchassiez tout à l’heure ? Qu’est-ce que vous lui voulez ?»
Le dix-septième lui tourna brutalement le dos et prit à partie les soldats qui étaient restés immobiles jusque là, désignant Juan du bras : « Vous voyez cet homme, mes pupuces ? Ca, c’est un fin limier ou j’m’y connais plus ! Pas l’genre à s’laisser embarquer par des légumes, l’garçon, oooh non! Tout droit dans ses bottes! Un coup d’flair et il a d’viné que les navets n’étaient qu’une couverture, moi, j’dis chapeau ! »
Il se retourna ensuite vers le chevalier, arborant une grimace de défi :
« J’répondrais bien à ta question mais c’est pas dis que ça te r’garde, mon joli. Pour faire dans la simplicité, l’vivant qu’on cherche à coincer a été jugé par les pontes comme une source chaotique et dangereuse. Et l’boulôt d’la légion, entres autres, est d’prendre en charge ce type de guignol qui t’plombe une réalité en moins d’deux. La bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas là pour trop longtemps, si ça peut t’rassurer… »
Le regard de Juan se perdit dans le vague tandis que le dix-septième se rapprochait un peu plus du visage du chevalier : « Et puisqu’on en cause, là, toi et moi, j’me disais qu’on vous d’menderait p’t’être un peu d’aide au passage… Un p’tit coup d’main en passant… mmm ?
- C’est une plaisanterie ?
- P’tet bien, ou p’tet pas. Ca vous a pas réussi d’jouer les clebards des Sœurs, la dernière fois. Sûr que Paul doit s’en souvenir à chaque fois qu’il passe devant un miroir, avec un trou à la place de l’oeil. Faire confiance aux jolis sourires des catins, ça s’fait une fois, comme bourde, pas deux ! Et tu dois commencer à saisir qu’c’est l’un ou l’autre, elles ou nous, pas d’aut’ choix possible. A moins qu’tu croies encore qu’les chevaliers puisse s’la jouer cavalier seul, mais si t’en es encore à gober d’aussi jolies chimères, moi, j’peux plus grand-chose pour toi. »
Juan recula comme sous le coup d’une insulte. Il mâcha des insultes qui restèrent à l’état de pensées, fusillant le légionnaire du regard. Puis, d’une voix un peu plus calme : « Mais dis moi, pauvre diable, si la légion désire capturer cet homme, la loi vous interdit de l’assassiner aussi simplement, je me trompe?
- Pas’que tu vas m’apprendre la loi, tant qu’t’y es? J’ai creusé des tombes à des p’tits prétentieux pour moins qu’ça, petio’. Pas m’laisser faire la l’çon par un fantôme à dix sous !»
Le dix-septième s’était redressé sur cette dernière phrase, dévisageant Juan comme s’il s’était agit d’un insecte pénible qu’il s’apprêterait à écraser. L’air s’était considérablement alourdi, plaquant à terre la lumière de son poids et découpant dans l’obscurité deux silhouettes noires qui n’attendaient plus qu’une excuse pour se sauter à la gorge. Les secondes glissèrent une à une en silence, rapprochant l’instant où le monde se briserait en une charge entre Juan et le légionnaire.
Des bruits de pas sonnèrent au loin, dessinant une promenade paresseuse qui venait dans leur direction. Juan n’osa pas lâcher son adversaire du regard tandis que l’intrus se rapprochait tranquillement en battant les pavés.
Un visage blond se découpa dans un rayon de lumière blanche pour se fondre à nouveau dans l’obscurité. Arthur semblait émerger d’un rêve et contemplait avec curiosité le face à face entre Juan et celui qui devait être, selon ses suppositions, un légionnaire. Il n’eut pas un regard pour le groupe de policiers qui se tenait à distance, ramena le sabre qu’il traînait de la main gauche contre son corps et considéra longuement le squelette avant de conclure, d’une voix fatiguée par l’alcool : « Juan, juan… C’est moi qui suis vraiment trop ivre, ou on a arraché la chair du monsieur pour ne lui laisser que ses os ? C’est d’un laid, mais d’un laid…» La voix s’égara dans les brumes avant de s’affirmer à nouveau : « Ceux qui vous ont fait ça ne devaient vraiment pas vous aimer, vous savez. »
L’arrivée d’Arthur avait brisé la tension qui s’était installée entre Juan et le dix-septième. Le légionnaire délaissa l’espagnol et s’approcha d’Arthur qu’il étudia avec soin, ressuscitant son cigare d’une nouvelle bouffée. Savourant la fumée âcre qui lui baignait la mâchoire, il se retourna finalement vers Juan : « Dis moi tout, Juan. Vous faîtes d’la sélection sévère pour les p’tits nouveaux qui vous r’joignent ? Pas d’offense, hein, vieille carne, juste qu’je me pose un peu la question, c’est à s’demander si vous n’prenez pas un soin malade à n’recruter que des glands en dev’nir dans vot’ cour. Pourtant pas les morts qui vous manquent, si ? »
Juan avait baissé son arme et semblait avoir retrouvé un peu de calme. Un sourire lui échappa alors qu’il se tournait vers Arthur et, d’une voix grave et apaisée : « Arthur. La prochaine fois que tu t’envoles, tu me préviens avant. Et laisse moi te présenter une des plus belles ordures que compte la Légion dans ses rangs, une crapule formidable, j’ai nommé le dix-septième. Regarde et souviens toi, je ne veux pas que tu rates une occasion de nous débarrasser de cette maladie si elle t’est offerte…»
Le dix-septième s’offrit une révérence sous le compliment, levant son chapeau avant de se redresser : « Arthur, ton p’tit nom, c’est ça ? Fais pas attentions aux médisances, cette p’tite chienne a la rancune tenace. Si jamais t’es fatigué d’jouer aux poupées avec les chevaliers, hésites pas à v’nir me passer l’bonjour. On r’crute souvent des idiots dans ton genre. »
Puis se redressant et faisant signe à ses hommes de se préparer : « On s’recroisera p’têtre. Ou pas. Mais si jamais, évitez d’trainer dans mes pattes, ça m’rendrait malade d’flinguer un chevalier par erreur, la vérité, ça m’boulverserait la conscience à m’en filer des insomnies. »
Juan ne répondit pas, dévisageant le dix-septième et sa troupe jusqu’à ce qu’ils aient disparu de la petite place par une ruelle au loin. Il ajusta ensuite son fusil sur son épaule et repartit en direction de la cour d’un pas pressé. Arthur le suivit en silence, enchaîné dans ses propres pensées.
Au bout de la troisième tentative, Jamel parvint enfin à calmer les tremblements qui parcouraient ses mains et à se servir une goutte de whisky dans un gobelet en plastique. Il le vida d’un trait, à peine conscient d’un réchauffement au creux de son estomac, pour finalement tomber à la renverse et rester allongé, au beau milieu de sa cave, les yeux exorbités fixés sur le plafond, la poitrine encore agitée d’une respiration saccadée et frénétique.
Il était incapable de se souvenir du chemin et des millions de détours qu’il avait emprunté pour rejoindre sa tanière. Il était en fait à peine convaincu de ce qu’il était enfin à l’abri et avait gagné le droit de se reposer. Ses sens étaient restés en éveil, à l’affût du moindre bruit qui signalerait l’arrivée des policiers et sonnerait le début d’une nouvelle fuite.
« C’était un piège. Ils ont piégé Jamel.»
Les mots avaient été crachés à bout de souffle et résonnaient encore entre les murs. Les yeux toujours grands ouverts, il se passa une main couverte d’écorchures sur le visage, comme pour s’assurer de ce qu’il était encore en vie. Il répéta encore d’une voix stupide : « Ils ont piégé Jamel…Ils veulent tuer Jamel ! Non. Pire… Le monstre veut dévorer l’âme de Jamel pour la mettre dans un pot. C’est sûr ! »
Il revoyait des fragments de souvenirs dans lesquels le squelette gigantesque lui souriait de toute ses dents, entouré d’une armée de cafards… Il sentit sa respiration se brusquer à nouveau, il ne voulait pas se souvenir de cela et pourtant, il n’avait pas le choix. Car Jamel avait parfaitement oublié les mots exacts prononcés par le monstre, mais il avait tout de même réussi à conserver une idée claire avec lui : Le monstre le voulait lui, particulièrement. Le monstre voulait Jamel.
D’un coup, se levant brusquement, le petit voleur commença à remuer sa cave, soulevant les tas de vêtements, déplaçant les restes de meubles, vérifiant derrière les tableaux. Il devait être sûr. Le monstre dressait des cafards pour le chasser. De petits cafards qui pouvaient être n’importe où…
Il finit par réussir à se calmer tant bien que mal. Le monstre ignorait où il se cachait. Ils seraient déjà là, sinon. Il s’adossa contre un mur et ferma les yeux de longues secondes, laissant son corps s’apaiser contre le contact froid du mur en pierres. Il allait devoir faire très attention, il ne pourrait plus se permettre de sortir à l’improviste. Ils le chassaient, le monstre et les policiers. Et il ne voulait pas savoir ce qu’ils feraient de lui s’ils parvenaient à le capturer. Il n’avait vraiment pas envie de savoir ça.
Il pourrait tenir quelques jours au fond de sa cave. Après, il devrait bien sortir. Et puis, il ne pouvait pas abandonner Anna. Ca, ce n’était juste pas possible.
Les deux chevaliers marchaient l’un à côté de l’autre en direction de la cour, chacun perdu dans ses pensées et ainsi muré dans un silence parfait. Puis, un raclement de gorge, et Juan d’une voix distante : « Arthur ?
-
- Je n’aime pas l’idée que mes compagnons disparaissent dans mon dos quand j’ai besoin d’eux. Tu étais parti faire quoi ?
- Rien, Juan. J’avais cru voir… quelque chose. Je me suis trompé.»
Juan sembla accepter cette réponse avant de replonger dans ses pensées, continuant à avancer mécaniquement les yeux braqués sur le sol. Son fusil cognait régulièrement contre sa hanche sans qu’il y prête la moindre attention.
De son côté, Arthur taillait ses pensées en forme de rébellion. La rencontre avec la sœur lui avait laissé beaucoup plus de questions que de réponses sur les bras et il se sentait perdu face à ce nouveau labyrinthe. Il n’avait pas non plus envie de faire confiance aux chevaliers, pas cette nuit. Il sentait qu’ils lui avaient caché quelque chose d’important à propos des sœurs. La réponse de Juan avait été trop évasive, elles détruisent des hommes jusqu’à les rendre fous… Ce qu’avait fait Maria avec lui. Elle lui avait tourné la tête et l’univers, à l’époque, s’était réduit jusqu’à plus ne contenir que les sourires, les regards et les caresses de Maria. Un long rêve agréable jusqu’à ce que ce monde là ne s’écroule et qu’il parte mourir à la guerre.
S’il n’avait pas croisé l’autre Sœur tout à l’heure, et s’il n’avait pas ressenti avec certitude son lien avec Maria, il ne se serait jamais posé ces questions là… Des questions douloureuses, nourries de doutes et de méfiance.
Peu à peu, ces pensées se glacèrent et laissèrent leur place à une haine froide et aiguisée. Maria. Si comme il le supposait, elle était une Sœur et s’était à l’époque amusée à ses dépends, cela signifiait qu’elle était encore vivante, quelque part, peut être même en train de l’observer et de se délecter de son errance. Le tout était de la retrouver. Il se perdit un temps en songes, à revivre la scène où il avait transpercé de son sabre la Sœur tout en remplaçant son visage par celui de Maria. C’était un rêve agréable. Et il ferait tout pour qu’il devienne réalité. Cela serait l’occasion de lui poser beaucoup de questions. Des questions sur le sens de sa vie, et surtout le sens de sa mort.
Oui.
Il lui trancherait le ventre et ils discuteraient ensuite longuement, sans omettre le moindre point de détail.
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16.08.2008
Photos souvenirs des enregistrements de juillet
Padoum boum bam, badoum boum bam.
Pendant que le taff sur le troisième album continue (ajustement de guitares sur Piscine, Boubou et les Poissons, bon, voilà, pour ce que ça vous avance de demander où on en est, avec les noms stupides dont nous récompensons nos harmonies en devenir...), deux photographies et un photochimsotron souvenirs des enregistrements de Batterie faits en studio le 12 juillet 2008 alors que Romain était encore de ce monde, vivant, l'œil gamin et la bouche légèrement enflée au niveau de la lèvre inférieure, courant tel un jeune faon fou dans les prairies vertes de l'insouciance...
Et donc, 1° photochimsage de Merrow Steph, l'homme qui ressoude un câble tous les matins pour des raisons d'hygiène personnelle. Photo sympa avec ajouts de formes volées dans la rue sur la droite, où l'on sent bien le côté profondément psychopathe qui se cache au coeur de ce chat derrière ses petites papattes mignonnes..
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Sinon, deuxième photochimsages du célèbre [SiTuVasARio]-Pierre, l'homme Disco par excellence...

Et enfin pour finir, un photo, un photoquoi, un photoquoidonc, héhé donc... un photochimsotron de mieux avec en sujet [WeWillNeverBeEmpty]-Romain où pour le coup, ça doit rendre assez marrant vu le nombre de saloperies rajoutées à la truelle et à la mauvaise fois dans cette photo..
10:27 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.08.2008
Bloug::createNewSubject(null)
[Instructions pour lecture de blog, serveur Windows Vista 3.8 / GNU Windows, 20 août 2174]
1) Installez votre cerveau confortablement dans l'encart en mousse prévu à cet effet, sans oublier de câbler celui ci à l'entrée RJ45 en évidence.
2) Initialisez votre cerveau avec les applets Gouzougouzou 2.0 et FlashyLaVie 4.1. Pour rappel sur ces deux utilitaires garantis sans virus, Gouzougouzou est une application résidente permettant de conserver votre conscience dans un état d'abandon agréable par l'injection régulière dans le buffer de votre cerveau des instructions GuiliGuili::doGuiliGuili(), tandis que FlashyLaVie permet de lancer directement dans votre moëlle épinière des applications Adobe Flash SPX 45 vous donnant accès directement par le lien neuronal à des contenus multimédia.
3) Pendant la durée de connexion au blog, votre corps, qu'il soit mécanisé ou encore (ce qui ferait de vous un lamentable perdant dans le merveilleux monde des technologies) simplement biologique (beurk), sera soumis à un protocole informatisé assurant le maintien des fonctions vitales et d'entretien. Il est cependant préférable d'attacher son corps à un pylône de maintien afin d'éviter toute mauvaise surprise lors de votre retour.
4) Il se peut aussi que certaines instructions présentes sur le blog fasse preuve d'un esprit si éclairé et d'un humour si fin que les processeurs d'interprétation installés ne sachent les interpréter, donnant ainsi lieu à des erreurs d'interprétation sensibles. Par exemple, si vous lisez "Dieu que la vie est belle alors que sous les jais, dans la lueur du coucher, je recherchais mon âme comme d'autres enquêtent de la divinité", tout va bien. En revanche, si vous ne lisez que : "Dieu que c'est cool, du pâté dans les narines et les deux pieds en tartare alsacien", c'est qu'il faut d'urgence vous reconnecter à un réseau public du type NETF1 ou NETF2 pour refaire le plein de phrases sommaires et apaisantes.
5) Si vous disposez de l'interface Human2Chat4.5, vous pouvez naturellement désactiver la transcription automatique de ce blog (écrit originairement en Chat et traduit automatiquement par l'API GoogleLanguages.Beast2Human) afin de profiter pleinement de l'écriture originale de celui ci. Ainsi, au lieu de subit une phrase barbare de type : >"Dieu que la vie est belle alors que sous les jais, dans la lueur du coucher, je recherchais mon âme comme d'autres enquêtent de la divinité", Vous aurez la joie de la phrase originale qui, dans toute sa belle simplicité et simple beauté, donne : "Merooww Miaww RrrrRrR Miaw"
Bien. Nous sommes prêts.
----------- Launching Bloug Lonah v 8.1 Beta 32
------------ init Brain::Connect()
------------ init Brain::AddTranslation(Google.Beast2Human(CAT,AUTO))
------------ init Brain::ShutDownIfTooClever(Brain.getValue())
----------- Launching Bloug Lonah v 8.1 Beta 32 : OK
Padoum Padam Padoum doum doum dam. Bienvenue sur le bloug de Lonah. Nous sommes en 2183 et vous parlerons très bientôt du dernier concert de Lonah qui a eu lieu au stade d'Europe la semaine dernière à l'occasion du 30° anniversaire de la destruction de la lune.
En attendant, nous pouvons toujours vous inviter à aller laisser traîner vos délicates oreilles sur la musique de Monster-R, jongleur de son et archéologue de l'électronique avec plusieurs albums à son actif et qui était notamment là lors de la première édition des arts libre le 20 juin 2008 (ce qui ne nous rajeunit pas.), le monsieur s'étant spécialisé sur la récupération de vieux matos électronique à de basses fins artistiques. Et du coup, petit photochimsage sur une des photos faîtes lors de l'évènement, pas en photochimsotron vu qu'on a pas encore développé la version horizontale :

Ceux d'entre vous qui ne se sont pas encore cramé les neurones auront peut être reconnu le même gus que celui qui était sur la première édition du photochimsotron. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à aller un peu vous abîmer les oreilles internes sur son Myschtroumpf, duquel devraient se trouver pas mal de liens pour aller télécharger la musique de l'agitateur électronique en question.
Sinon, pour le plaisir des yeux et des doigts, deux nouveaux photochimsotrons. Le premier vient d'une image qui avait déjà été postée sur ces colonnes il y a quelques temps et qui a été exposée à la mairie du 2° :
Et le deuxième est tout nouveau tout beau, photographie volée dans le sable de la cours du trocadéro, avec ajouts de couleurs et plaquage à grand coup de truelle d'un faux soleil couchant en haut de l'image :
Nous avons mendié au silence un chemin à suivre de nos pas,
Nous avons prié toutes les folies de ce monde de décider d'une voie,
Sans que rien ne vienne trancher la peur de l'aveugle.
Il fallait un rire creux et un sourire mélancolique pour savoir qu'il y avait là
Autant de route que d'espoir
Autant d'impasse que de larme
La mort se joue toujours d'une bagatelle
----------- Exit from Bloug Lonah v 8.1 Beta 32
------------ close Brain::Connect()
------------ run brain::Purge(*|TRANSCIENT)
------------ run brain::Forget(*)
----------- Exit from Bloug Lonah v 8.1 Beta 32
00:34 Publié dans 04::Visual | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.08.2008
Des horloges délicieuses...
Petit texte de passage sans réelle destinée ni réel intérêt, pour palper quelques mots absurdes sous la langue entre deux éclats de rire. Servez vous un mojito directement dans le cervelet en faisant passer une paille par la narine gauche, installez vous en équerre de façon à pouvoir vous mordre l'orteil gauche et, à la santé des fous.
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Des horloges délicieuses, aux lèvres des aveugles, des folies noyées dans la soif, dans la faim, dans tout ce qui rattache les deux pieds à la terre et permet d'oublier un court instant, un instant si précieux, de ce que les jours ne sont qu'un songe et de ce que la beauté est ce mouvement, cette série de ratures à l'encre noire dont le motif final ne sera deviné que par les fous à l'aube de leur mort.
Des horloges délicieuses, il est sept heures! Il est huit heures, il est douze heures et il n'y a plus d'heures, nous les avons épuisé. Nous en avions pourtant tellement, de ces heures si belles et si sensuelles, de ces briques immobiles par lesquelles nous voulions bâtir une vie. A l'époque, ils comptaient le temps par des soupçons d'infinis, ils avalaient quelques années dans leur mémoire et déjà se sentaient lourds, repus et épuisés.
Des horloges délicieuses qui dansent le long d'une enveloppe convexe et parfaite, trop parfaite d'ailleurs. C'était depuis le début un mensonge évident, une flatterie facile, mais cela fonctionne tellement bien. Approchez approchez, nous dresserons sous vos yeux des hommes sans visage grâce à des montres de poche, nous leurs apprendrons des tours pendables et les laisserons sous vos yeux tristes mourir de ne pas vivre, mourir de tourner en ronds en en carrés sans jamais garder la moindre lettre.
Des horloges délicieuses comme des fantômes atroces, et pourtant, vous êtes prévenus! Il ne sera compté que les rires et les larmes, il ne sera compté que la folie et la beauté. Des tours de verre et de papier qu'auront bâtis les insectes, il ne restera que quelques fragments d'humanité, quelques soupçons volés ici et là, mais du mensonge des horloges, il ne restera rien.
Des horloges délicieuses qui viendront décorer les tombes de ceux qu'elles auront possédé, hantant une leçon amère sur un sacrifice absurde. Il sera toujours temps de vivre quand il ne restera plus rien, il sera toujours temps de vivre quand le sang aura séché et que la vie ne se comptera plus qu'au gramme de cendres.
Des cendres inutiles pour tout prix, disons nous. Mais la plaisanterie ne s'arrêtera pas là. Car lors de ce dernier instant, le seul éclat qui naîtra et fleurira de ces vies éclairera cette mauvaise plaisanterie d'une couleur d'automne, une couleur rare et précieuse qui racontera ce gâchis du plus beau des sourires.
15:57 Publié dans 02::Envers_Dun_Decord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.08.2008
todo de campagne
Boule :
Fabio dit qu'il faut virer le 1° boucle de toms sur Boule qui fait trop taffiole. Pierre acquièse. Fabio regrète le mot "taffiole" et préfère dire "détaché". En vrai, il rajoute que c'est une batterie botempi. Pierre négocie un peu et il défend le pâté. Sinon, Pierre psychote sur les 4 premiers coups de charley sur Boule, on a essayé de le bluffer mais ça n'a pas pris.
RockFabio P'tetre re mettre la basse sur le 2° couplet après le passage calme. il faut travailler le tam tam tam tam sol siMineur. Et écouter la fin, ça pourrait servir. Ha si c'est bon, Fabio va me chourrer ma Mbox.
14h35 : Fabio devient optimiste, ils pense que tout cela se complait dans la melasse
14h38 : Pierre profite que Romain soit en thaïlande pour lui planter des couteaux dans le dos et remplacer les toms du début par un kching kching un peu naze mais bon, on est rock and roll.
Ils se sont pas fait avoir par le plan de superposer les cymbales ET les toms. Chiottes.
14:21 Publié dans 01::Sound | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


