28.09.2008

La maladie de Fabio

Mes amis.

C'est avec une tristesse infinie que nous rédigeons cette note, destinée à vous faire partager une douleur qui nous est récente et nous fait encore mal à l'intestin, le coeur étant ces temps ci pour des raisons de restructurations attaché à la reconnaissance des formes et des couleurs suite à de récentes pertes neuronales fumeuses. En effet (halala), et tenez vous bien à votre chat (oui, c'est grave), la nouvelle s'énonce froidement et s'en va ensuite couvrir nos petits intestins transis (voir plus haut) d'un gèle misérable qui plus jamais, non, plus jamais (on la refait c'est cool), non, plus jamais rien ne sera jamais comme avant (ce qui, sois dit en passant, est assez révélateur, dans la mesure où pour peu que l'avant soit correctement situé en regard du vent, on réalise que plus rien n'aura jamais été comme aujourd'hui. Incroyable, n'est-il pas?)

Haaaa, Haaaa, Haaaa, monde cruel et froid destin, n'auras tu donc jamais que de l'hypocondrie? Pourquoi faut il que cet être jeune et frèle, aux beaux yeux d'amande dont le sourire, le si beau sourire réveillait en un instant nos oesophages (l'intestin ne pouvant tout supporter tout seul, vous l'aurez saisi. Lire à ce sujet la confondante étude de "Mon intestin et moi, étude de la sociologie des chairs mortes en milieu tempéré" du Dr Hervé Hamilton Cosuteau).

On en était où?

Ha oui, le beau sourire, monde de merde, on reprend. Haaa Haaa Haaa (histoire de se remettre en condition), noir destin. Fallait il que souffre cet homme noble et beau quand tant d'hommes sur terre ont l'âme vilaine ou écoutent Indochine?(*). Mais hélas, il faut nous y résoudre. La maladie a frappé et il ne reste qu'à rester brave, le front levé, le menton vigoureux, et à lutter, lutter jusqu'au dernier souffle.

A ce stade de lecture, vous devriez vous poser deux questions selon que vous soyez profondément débile ou subtilement cultivé.
- Si vous vous êtes demandé : "Mais qui donc est ce jeune homme, cachent ils son nom par pudeur?", vous rentrez fort opinément dans la première catégorie sus-citée dans la mesure où c'est écrit dans le gros titre gras tout en haut de la page.
- Si vous vous êtes demandé ce que foutait une astérisque (*) dans le dernière paragraphe alors que chaque disgression avait été auparavant inclue directement dans le texte, alors, dans mes bras. Car oui, à l'ouverture de cette parenthèse, Quema a parlé et a dit, je cite : Miaw miaw merrowwww miawww
Ce dont une traduction miaulement à mot donne : Trop de croquettes dans les croquettes que les saumons sont partis
Ce qui, en bon français, finit par être : Arrête tes putains de disgressions

D'où l'astérisque, que nous dévoilons maintenant :
(*) Note : en effet, l'écoute prolongée d'Indochine causant une perte d'humanité rapide et totale, il n'est pas possible à la fois d'avoir une âme (mauvaise ou pas) et d'écouter ça.

Mais

Mais reprenons : car vous l'aurez compris, Fabio, le beau Fabio, l'homme habillé plus chic que chic que nous regardions avec tendresse détruire psychologiquement ses collègues de bureau, Fabio est malade.

Et je vous dis malade, vous subodorez une arnaque, vous craignez la grippe, le rhume nul dont on aurait fait la substance (malléable mais peu attirante, n'ayons pas peur des mouchoirs) d'une attrape textuelle pour gonfler ce bloug, vous redoutez la constipation ou la foulure de cheville comme une mauvaise blague pour vous asséner tout ce pâté verbal..

Bah non.

TRES malade. Genre on est obligé de mettre des majuscules pour bien vous faire comprendre.

Et toc.

Mais malade de quoi, du coup, vous demandez vous un peu lassé par tout ce bavardage.

Ben ça, on en parlera justement au post d'après le prochain post. Vous apprendra à vous la jouer dubitatif, tiens.

26.09.2008

Photomichsotron : portraits

Et en voiture simone, deux autres portraits en photochimsotron musical, servez vous un chanteur d'Indochine dans de la purée aux anchois et suivez la route.



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23.09.2008

ph. musical #Boubou

Boum badaboum, badabim badaboum.

Aujourd'hui, nous commencerons par citer Quema la superbe qui hier encore partageait un peu de sa sagesse infinie avec l'humanité afin d'aider cette pauvre consoeur à évoluer quelque peu. Et ainsi parla Quema la désirable, reine des pelages monochromes :
Sous le saumon la plage et sous la plage mille poils blancs, car nous ne reverrons jamais ceux qui miaulent en dormant. Nous vous laissons méditer cela un court instant.

Et ensuite, autant passer sur un nouveau photochimsotron musical, basé sur un des passages du morceau Boubou, celui dont on vous parlait plusieurs fois dans ces colonnes et sur le brouillon duquel furent érigés de merveilleux champignons (oh oui, cliquons là).

Petite série donc de deux photochimsotrons musicaux, deux vieux portraits qui trainaient ici et là, le premier de Sir Daltex, créateur de Bonom 2.0 et hérault des licences libre et le second de Bretrand Duthille, saxophoniste de Catin d'Harmonie et Keep Walking du 1° album.



20.09.2008

Chevaliers de Venise chapitre 11 :

Suite des chevaliers de Venise. Comme vous le savez tous, les 10 premiers chapitres sont lisibles en ligne en cliquant là, oui, là, juste là, faîtes un effort et cessez de trembler.

 

 

 

Ch. 11 :: Cadence.

‘Il est plus cruel que certaines vérités froides

que sont des doutes impossibles à éclaircir, des questions éternellement sans réponses.

A ce titre, au nom de ceux qui, de notre propre aveu, ont refusé de mourir

se pose sans répit la question de la liberté de vie et de mort des chevaliers

et avec elle la plus laide de nos peurs :

Ne sommes nous, tout compte fait, que des damnés parmi les damnés ?’

Cahiers de Paul : De la damnation.

Palais des Sœurs

La mère contemplait depuis quelques éternités la sphère de cristal qui pendait à un fil d’argent, flottant dans le vide à quelques pas face à son trône. Les parois de la boule étaient parfaitement transparentes et laissaient contempler en son sein une araignée noire occupée à tisser une longue toile blanche. La toile paraissait normale à première vue, mais une étude plus minutieuse permettait de déceler de nombreuses irrégularités dans ses motifs, dispersées de part et d’autres de l’ouvrage. La sphère était en effet soumise à un lent mouvement de balancier, tellement lent qu’il en devenait presque imperceptible, mais suffisamment ample pour perturber l’animal dans son travail.

La salle du trône était plongée dans une large obscurité, tranchée en de rares endroits par des fils de lumière qui baignaient leurs alentours d’une vive clarté. Les Sœurs qui gardaient le lieu se tenaient immobiles, pareilles à des statues, à surveiller inlassablement la chambre. Le sol, à la limite de la transparence, dévoilait les larges mouvements qui agitaient le palais, déplaçant continuellement ses pièces et ses couloirs en un bal silencieux.

« Une danse se joue toujours à la première folie. Le premier pas est celui qui frappe le temps et qui dessine le mouvement que se disputeront ensuite les danseurs. Une cadence se découvre sur un sourire de trop, une hésitation frôlée, imperceptible. Nous savons voir dans une danse le dessin final, la grâce cachée qui guide tout le long du bal les gestes des danseurs.»

Les mots avaient résonné dans toute la salle sans qu’ils ne soient destinés à personne. Les Sœurs étaient habituées à entendre leur mère, ses lèvres ne remuaient jamais mais sa voix parcourait tout l’espace, vibrant à l’unisson avec le cristal dont était construit le palais.

La mère approcha son visage de la sphère et posa une caresse discrète sur son contour, comme pour saluer l’araignée toute entière occupée à sa toile. Un gloussement de rire parcourut l’air avant que la voix ne naisse à nouveau.

« Quelle tristesse que notre éternel amant soit à ce point aveugle. Il est le partenaire de nos danses qui, sans jamais s’inquiéter de nos joies, voudrait pourtant tellement nous séduire. Un bien mauvais cavalier … »

Les derniers accents de la voix s’étaient colorés d’une note de tristesse.

Les yeux transparents de la Mère semblèrent se rétrécir, disparaissant un peu plus sous les cheveux blonds qui rayonnaient d’une lumière invisible. Ses doigts s’arrêtèrent en un mouvement incertain à hauteur de la bête prisonnière, toute entière à sa tâche.

« Un bien mauvais cavalier indigne de notre amour. Indigne de nos sacrifices. Indigne de notre tristesse. Et pourtant… »

Centre relatif de la légion.

Les visages se déplacèrent vivement quand leur invité s’arrêta au milieu de la pièce. Ils se répartirent selon le dessin d’une large étoile dont l’intrus occupait le centre, et commencèrent à rayonner d’une lueur pâle sous les regards de quatre larves qui gardaient immobiles les extrémités de la salle. Un long sifflement naquit et emplit l’espace de tout son poids pendant de longues secondes. Puis, un premier craquement résonna à une extrémité de la pièce, rapidement rejoint par un second provenant d’un autre endroit.

La silhouette qui venait de pénétrer à l’intérieur porta une main à son chapeau, comme pour maintenir celui-ci.

De nouveaux craquements se firent entendre en divers lieux. Des fissures apparurent ici et là sur les parois circulaires de la pièce, dessinant de longues lézardes sur la surface noire qui grandissaient et accéléraient à vue d’œil, capturant la lumière monochrome qu’émettaient les visages. Le bruit monta crescendo jusqu’à son point d’orgue avant de s’arrêter net, plongeant la salle dans un silence parfait.

Les murs éclatèrent en une infinité de fragments, volant de part et d’autre de la pièce en traçant dans l’air de larges arabesques blanches. L’espace se remplit de ces mouvements synchronisés, arrivant à saturation jusqu’à ne plus être qu’une masse blanche compacte dénuée de détails.

Quand l’invité de ces lieux put enfin à nouveau discerner l’espace autour de lui, il vit que la salle avait pris la forme d’un large théâtre noir et blanc en forme de demi cercle. Les visages trônaient sur les gradins, le fixant de leurs regards vides tandis que lui était resté seul tout en bas au beau milieu de la scène.

« C’est pour un p’tit procès qu’vous m’avez fait v’nir ici ?

- Silence ! »

Le dix-septième recula instinctivement d’un pas sous la voix claire d’un des visages qui se tenait plus en haut sur l’un des gradins.

« Dix-sept. Il a été établi par vingt sept contre trois que vous avez échoué dans la mission qui vous a été confiée. Vous aviez ordre de capturer l’anomalie en un minimum de temps, et aviez été doté pour cette tâche d’une colonie entière. Or, vous avez non seulement échoué à capturer l’anomalie, mais avez de plus convoqué certaines forces qui vous sont alliées sans notre consentement, provoquant par là un déséquilibre supérieur. En rajoutant à votre incompétence une transgression claire des règles, vous avez impliqué la sainte légion dans une infraction à la loi qui dépasse le simple enjeu que nous vous avions confié. Le premier jugement du conseil des sages a donc été votre convocation pour traîtrise.

-Rien qu’ça ? Là j’me sens gâté, mes maîtres, j’vous assure qu’c’est trop, j’serai presque gêné à en tortiller du derrière qu’ça f’rait mauvais genre d’vant une aussi jolie brochette.»

La réplique du squelette laissa la place à un silence de mort. Après une éternité, un autre visage s’avança sur la gauche, fusillant le dix-septième du regard :

« Vous semblez dominés par une volonté claire d’autodestruction pour répondre ainsi au conseil. Il se peut que nous soyons amenés à vous déclarer impur, ce qui se traduirait par la disparition immédiate de votre être et de votre histoire. Nous vous laissons maintenant une seule chance de vous défendre !

- A vot’service mon seigneur.

- Dix-sept en accusation. Comment justifiez vous l’échec de votre capture sur l’anomalie que nous vous avions désigné ?

- P’tet ben, mon seigneur, parc’que l’zouave en question est beaucoup plus qu’une simple anomalie. Beaucoup, beaucoup plus que ça…

- Dix-sept : expliquez :

- Selon vot’bon plaisir, mon maître. Déjà, j’vous rappelle que la p’tite fouine que vous m’avez chargé d’attraper était comme qui dirait orpheline, j’veux dire, elle provenait d’aucune des entités connues capables d’vous transpercer une réalité. Non non non. L’gars en question était en premier lieu un humain tout c’qu’il y a d’plus normal, prisonnier d’sa réalité et tout et tout. Vous vous en souv’nez, de ça, non ?

- Dix-Sept : continuez :

- Tant qu’on s’entend sur c’point, ça m’va. Maint’nant, j’lai vu à l’œuvre, l’anomalie en question, ça, et croyez moi qu’c’est tout sauf de la tarte… Et ça se duplique qu’vous en flinguez un, vous en choppez quat’ derrière vous qui s’enfuient à toutes jambes. Et ça vous traverse d’la pierre l’air de rien, hop ! Z’avez qu’à jeter un p’tit œil à c’qu’ont observé les larves et vous verrez bien, bordel! Ce zouave a les deux pattes en dehors d’la réalité, il joue avec l’espace sans même s’en rendre compte. V’z’appelez ça juste une ‘anomalie’ ?? »

Le silence s’abattit de nouveau dans la salle. Mais c’était un silence différent, les visages avaient perdu un peu de leur lumière. Une voix parvint du fond de l’assemblée :

« Dix-sept dit vrai. L’homme que nous chassons n’est le jouet d’aucune force connue. Son état actuel est de son propre fait. Et l’étendue des perturbations qu’il créé dépassent de très loin les limites habituelles d’une simple distorsion. L’homme joue avec la réalité même, il a creusé la toile d’un trou qui s’agrandit jour après jour. Il n’y a qu’une possibilité, mais elle est impossible.

- Impossib’ mes fesses, ramassis de crétins ! » Dix-sept avait totalement perdu son sang froid et sa voix était maintenant emplie d’une rage non feinte : « C’est une foi ! Une foi, qu’est-ce qu’vous voulez qu’ce soit d’autre ? Oui, y’en a déjà eu une qu’est apparue trente ans avant dans la même ville, c’est p’tet pas un hasard, d’ailleurs, mais là, pas d’erreur. Alors, ‘vec tout mon respect, j’vous prie d’aller vous faire mettre sévère ‘vec votre p’tit tribunal à dix sous. J’ai pris des initiatives parc’que l’jeu en vaut vraiment la chandelle ! Et j’ai raté ma proie parce qu’avec une seule colonie sous la patte, j’pouvais pas arriver à grand-chose. La loi est bien claire si on veut mettre la main d’ssus. Une foi, bordel, c’qu’il y a d’plus précieux au monde et elle nous tend gentiment les mains pendant qu’vous, vous pourrissez peinards comme quoi c’t’impossible! »

Le silence s’établit de nouveau. Alors que le dix-septième ré ajustait son costume et retrouvait une respiration plus calme, les voix s’élevèrent à nouveau :

« A l’unanimité, le jugement de dix-sept est arrêté. Nous allons maintenant écouter le légionnaire et étudier l’opportunité qui s’offre à nous. »

Alors que le lieu se fissurait à nouveau de part en part, le squelette s’offrit un cigare dont la fumée enveloppa le crâne d’une caresse chaude.

Trois bouffées plus tard, la salle avait repris sa forme d’origine et les visages tournaient lentement autour de lui, attendant qu’il prenne la parole pour expliquer ses intentions.

Palais des Sœurs

Cela faisait quelques minutes que la Sœur se tenait devant elle, ses bras tendus qui présentaient un plateau en argent sur lequel reposait un miroir recouvert de poussière. Elle prenait soin de garder les yeux baissés au sol, attendant patiemment que sa Mère s’échappe de sa rêverie et remarque enfin sa présence.

« Qu’est-ce que c’est ?»

Les mots résonnèrent sous la chair de la Sœur qui baissa un peu plus les yeux et articula d’une voix faible : « Rebecca, ma mère. Elle demande audience. »

La mère resta pensive un moment, une main perdue dans ses longs cheveux blonds, puis saisit de deux doigts le miroir qui lui était présenté et souffla légèrement dessus. La poussière s’envola et dévoila le visage de Rebecca :

« Mes hommages, ma mère.

- Bonjour Rebecca. Je suis contente de toi, l’araignée continue de tisser des motifs inutiles. Où en sommes nous de ce jeu ?

- La légion a tenté de s’attaquer à notre proie. Je ne pense pas qu’ils se doutent encore de sa valeur, mais il est maintenant écrit qu’ils sauront tôt ou tard.

- Quel officier ont-ils envoyés ?

- Le dix-septième.»

La nouvelle sembla surprendre la Mère dont les yeux transparents s’obscurcirent légèrement. Elle promena pensivement ses doigts le long de ses lèvres, perdue dans de vieux songes, avant de répondre :

« C’est un choix surprenant, mais compréhensible pour la légion. Tu sais que je l’avais rencontré il y a trente ans de cela, quand nous nous étions battus pour la première foi qui était née à Venise. Cela n’avait pas été…désagréable, le dix-septième a vendu son âme mais il a conservé dans ses os le souvenir d’un certain romantisme. Il aurait presque pu être des nôtres, si sa vie avait été écrite différemment. Mais c’est aussi pour cela qu’il peut être dangereux, c’est un démon capricieux…

- Des nôtres ? Mais comment

- Silence Rebecca. Les mots gagnent leur sens avec le temps.

- Il y a autre chose, ma mère. Une des novices qui surveillait notre proie a fait la rencontre d’un chevalier.

- Le connaissons nous ?

- Oui et non, mère. Ce n’est pas un des chevaliers de Venise que nous ayons déjà rencontré, mais il porterait notre marque. Et il a manqué la tuer.»

La mère s’offrit un nouveau temps pour saisir ce que lui disait Rebecca. Ses yeux se troublèrent curieusement, et ses lèvres se tordirent comme sous le coup d’une très vieille douleur :

« Les chevaliers. Ils nous ont servi il y a trente ans avec force et vaillance. J’aurais aimé que tu ne croises pas leur route aussi vite mais nous n’avons plus le choix. Nous ne pouvons pas permettre à ces enfants d’agir à leur guise, pas lorsque l’enjeu est une foi. Ils nous ont servi et nous serviront à nouveau, Venise nous a toujours été acquise de plein droit.

- Bien ma mère. Nos danses avancent selon nos harmonies, la légion se réveillera trop tard et la foi ira décorer votre trône, je vous le promets sur mon âme. Nous avons le temps de notre proie à portée de songe, aussi.

- Excellente initiative, ma fille. Cela nous servira sans doute plus vite que prévu. Tu demanderas à tes novices de veiller sur ses rêves et de commencer déjà à y tracer les esquisses des chemins que nous offrirons en pâture à son âme. Nous ne pouvons pas perdre de temps.

- Nous agirons selon vos désirs, ma mère.

- J’ai confiance en toi, Rebecca. Je m’occupe des chevaliers, prends soin de cette danse et chérie la de tout ton cœur, elle est à toi. »

Quand le miroir se fut à nouveau voilé d’une couche de poussière, la Mère le laissa choir sur le plateau et fut soudain agitée d’un violent tremblement, provoquant la stupeur chez les Sœurs qui lui tenaient compagnie. Jamais encore on avait vu la Mère d’habitude immobile trembler ainsi.

Sa voix remonta le long des piliers en un murmure plaintif.

« Oh Vous qui vous moquez de nous, faîtes qu’Elle ne soit pas parmi eux. Qu’elle ait disparue, ou qu’elle soit enfin morte, mais par pitié pour vos filles, faîtes qu’Elle ne soit plus en compagnie des chevaliers. Par pitié. »

Les Sœurs dévièrent leurs regards alors qu’une larme caressait la joue de la Mère et qu’un dernier murmure s’envolait dans la salle.

« Par pitié…»

Centre relatif de la légion

« Dix-sept : Il a été décidé à l’unanimité d’accepter votre jugement. Que deux fois puissent apparaître au même lieu au même temps est une révolution et va nous forcer à reconsidérer à nouveau les saintes structures par lesquelles nous comprenons le monde, mais cela ne vous appartient pas. Le conseil voudrait connaître vos exigences pour l’exercice de votre mission.»

Le squelette savoura longuement la tirade, entouré des visages des sages de la légion. Le cigare qui finissait de se consumer avait un goût délicieux de revanche face à ceux qui l’avaient condamné trente ans plus tôt.

Un sourire carnassier.

« ‘Vant tout’chose, j’tiens à signifer ma profonde gratitude au conseil, pour la confiance qu’il accepte de m’accorder. Quand à savoir c’dont j’vais p’têtre avoir besoin pour m’la jouer correctement, j’ai déjà une p’tite idée…

- Le conseil vous écoute.

- Il va falloir aller vite, vous imaginez… J’vais avoir besoin d’une dizaine d’colonies sous la main, histoire d’m’amuser un p’tit peu avec cette vieille putain de Venise… On va s’la défigurer en douceur, z’allez voir ça. Enfin, ça c’est pour tout’d’suite, mais vous d’vinez que si ça dégénère un peu, j’aurai p’têtre besoin d’avoir accès aux clés d’la ville. La question, pour l’instant, est d’savoir quand les Sœurs vont débouler dans l’tableau, sachant qu’ça va être un peu plus coton pour elle de nous pourrir la vie qu’la dernière fois…

- Dix-sept : expliquez

- Y a trente ans, elles avaient réussi à dresser les chevaliers cont’ not’ pomme mais c’coup ci, ils doivent l’avoir plutôt mauvaise à l’idée d’lécher à nouveau leurs basques, j’vous dis qu’ça. Peut être même qu’ils demandent qu’à découper d’la catin en tranches, vu l’prix qu’ils avaient payé à l’époque. Ho, j’parle pas d’une alliance, j’sais bien qu’les fous d’Venise sont par nature pas trop dans nos p’tits papiers, mais j’vous parie que si on leur sert les Sœurs sur un plateau, ils seront ravis du cadeau, vous verrez… »

18.09.2008

Quema vous invite à "De ma fenêtre", attention chantier

Attention, attention, nous commençons ce post par un communiqué de Quema la suprême, appelée aussi "Je suis Belle et Désirable" ou encore "Moustaches de Saumon". Naturellement, comme d'habitude, nous vous offrons dans un souci profondément linguistique la version en chat, la traduction miaulement à mot et une traduction plus adaptée à un cerveau humain mal conçu.

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Meroowww Miaw Miaw!
Moi la plus belle, vous être laids, vos oreilles aussi à moi
Bien le bonjour. Je suis Quema, plus beau chat de l'univers, et je vous ordonne de m'écouter au regard de ma beauté

Rrr Rrr ffcchtt miou
Sous les bancs de saumons volants vos coussinets fragiles. Agitez vos moustaches selon la dernière lune.
Naturellement, j'attends de votre part une écoute prolongée et disciplinée dans la mesure où ce que j'ai à vous dire est d'importance.

Rrrr Fccchtt Miou. Miou miou? Miou! Mioouu!! Miou ronron miou! ron, ronronrrr ron
Hélas, miaulements et miaulements, mes miaulements seulement pour ceux dans le grand canapé de la grande ville, et pous les yeux. Sans le grand canapé et sans les yeux, tristesse et plus de croquettes.
Ma parole bien que merveilleuse ne portera aujourd'hui que pour les parisiens d'entre vous, et parmi eux, pour ceux qui ont envie de voir de belles images et de belles choses de cinéma. Les autres, vous pouvez mourir de faim, ce n'est pas très grave, mais vous êtes autorisés à pleurer longuement.

Ronron ron Attention Chantier, ronron ron De ma Fenêtre, rrrrr ron ron rrr Miou? Miou Merrowww Rrr rrr rr Rrrr rrrr
Car pour ceux là, que les petits coussinets volent sur la quatrième lune depuis la dernière pour Attention Chantier, sous un monde plat mais grand de ma fenêtre, joie et joie et milles câlins au thon et au poulet!
J'ai en effet le plaisir de vous prévenir de ce que Samedi 27 septembre à 16h15aura lieu la projection par Attention Chantier du court métrage De ma fenêtre, et ceci aura lieu au cinéma l'écran de Saint Denis avec une rencontre de l'équipe du film

Miou! miou! mi mi Saint Denis miou mimi miou! miou miou rrrrrrr fcht fcht miou...Sami Lorentz
Mille chatons de Saint Denis leurs coussinets sur le pierre dure pour cela, ronronnements peut être mais ronronnement doux de fatigue sans canapé
Des enfants de Saint-Denis ont arpenté les rues du centre-ville avec une caméra pendant plusieurs semaines en se donnant le temps de vivre et filmer lors d’un atelier cinéma mené et animé par Sami Lorentz.

Ronnnn ronn miou rrr fcccht rrmiou mrrrr (agitte ses oreilles) miou rrr (idem) miou merroww meroowww? mlerrowww! Fccht Miou (agitte ses moustaches) miou!!!!
Venez tous sous la lune plein de moustaches qui vibrent ensemble, plein et peu à la fois, dans le panier d'osier et la moustache une fois face à la moustache. Et dresser les êtres plats et brillants à obéïr, sous de fausses croquettes mais pourtant très vraies, trop vraies croquettes pour être fausses!. Les traces de papattes seront toujours des traces de papattes.
C'est une invitation à voir et à entendre une multitude de perceptions singulières et plurielles sur leurs lieux de vie, traces d'une attention particulière portée et établit entre la personne qui filme et la personne filmée. Cette démarche de réalisation est passée par une action de sensibilisation au langage de l'image, à laquelle ont été conviés aussi des intervenants culturels et éducatifs. Ils présenteront leur film réalisé à cette occasion, reflet de l'expérience d'une démarche vécue à la fois individuellement et collectivement.

Miou!
Vos oreilles sont laides
Je vous dit à très bientôt, mes amis.

Quema.

16.09.2008

Excuses officielles

Badoum badoum boum bam.

A Lonah, comme vous le savez sans doute, on suit dans le moindre mot des posts laissés sur ce bloug une éthique qui nous est propre et qui pourrait se résumer par trois mots forts, à savoir : Probité, Sobriété et Lessiveuse Batteuse. Ces trois piliers de l'écriture qui en ce moment même vous chatouille le nerf oculaire afin d'aller faire de subtils guilis guilis dans votre cerveau sont gravés dans le contreplaqué bois (le marbre étant hélas devenu hors de prix) et nous guident, tels de petites n'étoiles brillantes qui nous indiquerait le chemin en tournoyant dans les airs.

Pourquoi ces trois mots, vous demandez vous d'un œil jaune et blafard suite à votre récente morsure par le voisin du dessous qui pourtant avait l'air si sympathique, et dont vous ne soupçonnez pas encore la nature de zombi ce qui, au passage, explique pourquoi il laisse parfois des petits morceaux de cerveau dans la cage d'escalier? Parce que ces trois concepts philosophiques nous assurent de marcher dans le droit chemin, de la manière suivante :

Probité : parce qu'être probe, c'est avant tout une question de respect de soi et des autres. Romain le disait hier tout en jetant des canettes de bière vide sur des petits vieux qui foutaient le bordel dans sa rue, "plus probe que moi tu meurs".
Sobriété : parce qu'être probe sans être sobre, c'est comme un homme en uniforme abandonné au milieu du congrès régional de la plante en pot, ça s'étiole. Et afin d'être parfaitement clairs sur ce sujet sensible, nous avons décidé d'une alternance entre [Badaboum]-Romain et [We'reSoTrashMetal]-Peete, à savoir : quand l'un des deux est sobre, l'autre prend à cœur d'être probe et vice versa, assurant ainsi une continuité dans le suivi de nos valeurs.
Lessiveuse Batteuse : Parce que nous nous revendiquons d'un certain humanisme et du respect des lumières, notre troisième concept fort dans l'écriture est celui de la lessiveuse batteuse. Ainsi, s'inscrivant en avance sur son temps, Lonah ne propose que de la musique lessivée et battue afin d'offrir une vraie qualité à son public.

Mais pourquoi vous cause-t-on de cela, vous demanderez vous? Et bien, pour parapher la formidable [ITakeYourBottleAndRun]-Raphaëlle, : C'est pas qu'on vous en cause mais ce serai pas mal d'écouter quand même, car nous avons récemment trahi la confiance que vous aviez déposé sur nos petites épaules et nous nous devons de réparer l'injustice commise.

Trahison?
Trahison, oui! En effet, lors du récent post sur FrenchSet, nous écrivions, nous nous citons qu'il s'agissait de : "gens formidables qui tentent sournoisement de détruire la société telle que nous la connaissons à grands coups de t-shirts uniques et curieux". Nous disposions pourtant à l'époque d'indices et de détails qui permettaient d'assurer un bon contrôle de cette information. Et là, la boulette. Car si pourtant, nous avions été sobre et probe comme des oufs, nous avions oublié de lessivé-battre l'information, ce qui donna donc de leur part au démenti suivant :

FrenchSet dément bien sur formellement ces accusations... nous nous devons de réagir à cette grotesque accusation de vouloir « détruire la société » et nous nous voyons dans l’obligation de rappeler à nos lecteurs la formidable énergie que FrenchSet déploie au quotidien pour rendre le monde meilleur. Nous avons d’ailleurs été classés au top 10 des « entreprises qui œuvrent pour plus de bonheur dans le monde ». De plus ... à partir du 5 octobre, les employés de FrenchSet devront quotidiennement, en plus de verser une bouteille d’Evian dans la seine pour en purifier eau, croiser 5 minutes les doigts pour que les SDF de Paris survivent l’hiver.

Le document preuve étant le suivant :


Lonah s'excuse donc formellement pour les accusations portées qui, si elles étaient sobres et probes, n'étaient pas bien lessivées et fort peu battues, et prie son public (salut) de bien vouloir dans sa grande mansuétude éprouver de l'indulgence pour pareille faute. Voilà.

12.09.2008

Révolution technologique N°1

Brille, brille le soleil de la technologie universelle sous le yoghourt cosmique de l'avancement de notre société, yoghourt touillé par toutes les innombrables petites mains qui de leurs petits doigts font avancer la recherche de la vérité! Brille, brille nos espoirs insensés de boulverser ce monde à grands coups de révolutions coperniciennes et de dévolutions laitières, les convolutions et convulsions étant laissées de côté pour aujourd'hui.

Shling shling, donc, car nous présentons aujourd'hui la première de deux incroyables ( incredible comme diraient nos lointains cousins des colonies ) avancées techniques sur cet outil prodigieux que la franche comptée nous envie franchement, à savoir, tous en rate (le coeur étant réservé), le photochimsotron.

Car oui, vous avez bien lu, le photochimsotron se présente aujourd'hui sous sa nouvelle déclinaison, franchissant ainsi un pas gigantesque dans l'histoire de l'humanité (et je pèse mon humanité, comme dirait un quelconque vampire de basse cours), en présentant sous vos petits yeux brûlés de pareille merveille le nouveau photochimsotron.

Nous en voyons certains au bout de la salle piétiner leur grand mère de rage et d'incompréhension. Qu'a-t-il donc de nouveau, ce photomachin dont on vous rabat les oreilles (que vous avez peu soyeuses, soit miaulé en passant) depuis maintenant deux mois? Ne se moquerait-on pas un peu du monde à ainsi se rouler en boule tout en poussant de petits cris chatoyants sous les yeux du bon et honnête peuple? Mmmm?

Haha!

Nouveauté suprème nous annonçons, et nouveauté suprême nous assumons, car voici le problème : jusqu'ici, le photochimsotron était figé dans une éternelle verticalité qui ainsi découpait en deux l'univers des images postables sous ce format et gardait dans l'ombre tous les beaux paysages qui étaient nés sous les moustaches fleuries de Quema. Et voici donc la joie, avec la mouture HORIZONTALE du photochimsotron, dont nous vous postons à l'instant une chouette version à partir d'une photographie de Monster-R du 20 juin, tadam tadam......



Ça vous la coupe, dirait on pour parapher Romain alors qu'il venait de se faire expulser du Gothic&Nude club de Pigalle les poches pleines de bouteilles de Ricard. Naturellement, si vous venez de vous évanouir devant pareille nouvelle, vous pouvez compter sur notre compréhension bleue et bien garnie de viande hachée.

Bon, oui, c'est un peu nul, en fait.

Vous aurez remarqué. Mais bon, une SECONDE révolution technologique arrive dans deux jours, histoire qu'on se rattrape.

Et du coup, deuxième photochimsotron horizontal. On progresse à grands pas, les copains.

10.09.2008

FrenchSet

Pom pom pom pom, popopom pom pom pom pom.

Pom.

pom, car le post d'aujourd'hui sera placé sous la Saint-Barnabé, patron des perruques brillantes et des souliers plaqué-or, du strass et de l'insouciance. Barnabé, Barnabé! Ou es tu Barnabé, mon ami, mon frère, où te caches tu, toi mon autre double, mon autre moi même? (blblbl?) Te souviens tu les plages de Copacabana où nous nous jetions de l'eau salée au visage, les dents pleines d'algue, alors que nous étions encore innocents et que nous croyions encore de notre belle naïveté que les pigeons étaient les bébés des mouettes et les mouettes les bébés des chanteurs d'Indochine?

Barnabé....

Barnabé!, donc, car le post d'aujourd'hui est donc sous le signe de la mode. Comme ça se prononce, garçon, la mode! Du coup, attention, mesdames zé messieurs, si d'ors et déjà, le mot "faschion" vous incite à vous jeter la tête la première dans votre baignoire, un seul conseil, fuyez, fuyez loin et revenez dans deux jours où il y aura un nouveau photochimsotron musical et horizontal pour égayer votre quotidien. Les autres, mettez vous en cercle et roulez vous en boule, qu'on vous explique.

Barnabé bé bé?



Nous faisons donc l'annonce ici présent de l'ouverture de FrenchSet, des gens formidables qui tentent sournoisement de détruire la société telle que nous la connaissons à grands coups de t-shirts uniques et curieux, ce qui devrait vous permettre de percer enfin en société, de pouvoir commander des pizzas quatre fromages en un clin d'œil et d'assouvir enfin vos différentes tentatives de discussion. Si l'on rajoute qu'ils se paient le luxe d'avoir de l'humour et qu'ils ont la gentillesse de mettre du Lonah en bande sonore ici et là, vous comprendrez que nous nous devions de ronronner quelques temps en leur honneur.



Barnabloub!

Dans la mesure où le site n'est ouvert que sur invitations, je vous voie froncer de l'oeil en grognant de mécontentement à l'idée d'un baratin inutile. Haha, Barnabé! (ce qui vous apprendra). Car il vous est possible de vous inscrire avec pour code d'invitation "lonah". Et là, c'est la grande classe...

barnabi, barnaba, life goes oonnn oonn!



Photographies volées sur le blog de frenchset

Révolution technologique N°2

Souvenez vous, souvenez vous... c'était il y a deux jours de cela, nous hurlions à la prouesse technologique en présentant sous vos yeux le photochimsotron horizontal, révolution incroyable de l'esprit qui sans doutes allait emmener notre société vers un age d'or de l'or dont on fait les médailles en chocolat... Les souvenirs reviennent peu à peu baigner vos neurones fatigués, et de fait, vous vous rappelez probablement une légère déception, enfin quoi, on vous vendait une rotation de 90 pauvres degrés celsius comme une évolution technologique qu'on se moquait un peu de vous et que la moutarde commençait à vous chatouiller les narines...

MMmmm?

Et bien, machiavéliques stratèges que nous sommes, celà était parfaitement voulu! Et oui, oh public merveilleux dont la cornée délicieuse vient chatouiller les pitis photounets qui naissent de nos ablutions numériques, nous vous avions piégé à dessein, provoquant votre couroux (coucou) afin que la frustration vous amène à revenir ici, le doute aux lèvres et la bave au nombril, afin de vous faire proprement térassé par la VRAIE innovation technologique du siècle, à savoir... (tadam tadam tadam)... le photochimsotron MUSICAL!

Yeah!

Miaw miaw rrouou rourou miaw, comme dirait Quema, ce dont une traduction purement littérale serait : Mes papattes sur vos oreilles repliées pendant votre sommeil imprudent, soit, en humain classique, "On vous a bien eu". Car triomphant d'Adaube et des limitation pourries de son flash-fortran à dix sous, voici, pour vous et rien que pour vous que votre voisin peut retourner se faire brosser, une première version du photochimsotron musical...... :



Alors, à ce stade, quelques précisions :
... Le photochimsotron musical est merveilleux mais doit charger pas mal de mp3s une fois que vous avez appuyé sur le joli bouton prévu à cet effet (celui qui s'intitule subtilement "push it"), donc il faut attendre un petit peu
... Le photochimsotron musical est sublime et sa peau de lait grâcieuse, mais il a parfois des petit problèmes de synchro et il est de toute façon en retard sur le mouvement de la souris
... Le photochimsotron musical explose sa maman sévère, mais il fait de temps à autres de petites pauses silencieuses pour reposer ses petits poumons, c'est normal.

Et donc, un second, hop, avec le même thème musical chourré à la partie lente deBoule, joie, joie :



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Pour finir, et pour les parisiens, si vous vous embétez lundi dans la journée, vous pourrez allez jeter un oeil lors de la porte ouverte d'un immeuble occupé par Jeudi noir dans le 6° arrondissement, immeuble que l'administration dans sa salubrité morale va vite expulser parce que mieux vaut un immeuble vide qu'un immeuble vivant, ma bonne dame.

08.09.2008

Et oui oui oui

clementinomadone2.JPG


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preuves à la pluie 1.jpg



Le temps a cessé de compter les oublis
Ne reste qu'à laisser
Quelques preuves à la pluie...




+ + les copains


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